• Catégorie : Roman Littérature pour adolescents

    Chalenge contre l'homophobie Le faire ou mourir de Marie-Lise Marguier

    Résumé :

    Damien est un garçon trop sensible, méprisé par ses copains de classe depuis toujours et

    incompris de ses parents. Dès l’arrivée dans son nouveau collège, il se retrouve par miracle

    sous la protection de la bande de gothiques et de son leader, Samy, un garçon lumineux, il est

    intelligent et doux, en dépit de son look radical. Très vite, Damien devient Dam, adopte

    piercings et vêtements noirs et, surtout, trouve auprès de Samy un véritable ami, et peut-être

    plus, au point de déclencher des représailles chez son père, contre ces "mauvaises

    fréquentations".
     

    Au fur et à mesure des pages, le lecteur découvre la profondeur de la souffrance de Dam :

    depuis longtemps il a pris l’habitude de se scarifier les cuisses, incapable qu’il est d’exprimer sa

    souffrance et sa solitude. Il lui faut chaque soir "libérer son sang" pour se sentir mieux. "Tant 

    que je saigne, je suis vivant", dit-il. Car Dam a peur, de tout le monde et surtout de lui-même.

    Samy, à l’inverse, est un garçon bien dans sa tête et dans son corps, et sait dire très

    naturellement son attirance pour Dam. Les deux garçons finissent par s’afficher ensemble au

    collège et tant pis si on les traite de "lopettes satanistes". Résistant à la colère paternelle,

    Dam retrouve Samy en cachette, pour parler, écouter de la musique et s’embrasser. L’amour

    entre les deux garçons est si puissant qu’on pourrait espérer qu’il libère Dam de sa souffrance.

    Le jour de son anniversaire, les deux garçons se retrouvent dans sa chambre et le titre du

    roman trouve enfin son explication : faire l’amour pour la première fois… ou mourir. 

     

     

    Chalenge contre l'homophobie Le faire ou mourir de Marie-Lise Marguier    Nathalie Robert

     

    Dès le départ, tous les ingrédients étaient présents pour traiter plusieurs sujets graves. En

    lisant, le résumé j'ai eu vraiment envie de me lancer dans la lecture de ce roman, d'autant que

    j'en cherchais un qui parle de l'homosexualité, dans le cadre du chalenge contre l'homophobie.

    J'avais lu les critiques sur Babelio qui paraissaient très bonnes.

    Le début m'a paru prometteur et très vite j'ai été déçue. Je n'ai pas aimé le style d'écriture

    de l'auteur. Cette façon de parler "jeunes", un langage qui ne me convenait pas.

    Je ne peux même pas dire qu'il s'agit d'un style familier, c'est encore pire que cela.  

    Hormis le sujet sur la scarification, je trouve que le reste n'a été qu'effleuré. J'aurai

    aimé que l'auteur traite les sujets abordés avec plus de profondeur. En ce qui concerne

    la fin de l'histoire même si l'on a une petite idée de la manière dont le roman se termine,

    ce n'est pas explicite du tout. Chacun est libre d'imaginer sa propre fin.

    En conclusion, je dirai que je n'ai pas du tout adhéré à cette histoire.

     

    Citations :

    "On n'a pas parlé de tout l'après-midi, mais je me suis senti bien avec eux. Enfin je ne

    sais pas si je me suis senti bien, mais au moins je me suis senti. Je ne sais pas comment

    l'expliquer."

     

    "Il avait l'air presque fier. Il l'était nettement moins après le piercing à la langue, et

    plus du tout quand j'ai oublié d'enlever l'eye-liner de Samy avant de rentrer à la 

    maison."

     

    "Le lendemain, quand j'ai revu la bande, c'était un peu comme si j'avais une autre identité."

     

    "La prof de dessin m'a dit qu'on discernait toute ma sensibilité dans mes créations."

     

    "Ce que j'adore avec eux, mis à part que je suis bien quand ils sont là, c'est cette façon de

    s'enlacer, de se cajoler."

     

    "J'ai embrassé furtivement ses lèvres, juste pour voir. Gourmand, il a dit. J'en ai eu

    le coeur tout chaviré de plaisir, va comprendre."

     

    "Je sais pas comment ni pourquoi c'est arrivé, j'ai expliqué tout bas, mais c'est comme

    ça. J'aime quand.... quand tu me frôles et que ça me fait trembler. J'ai l'impression de

    devenir fou parce que je fais qu'y penser, je pense qu'à toi, Samy. Tout le temps."

     

    "Tu as envie de mourir ? Il a demandé très sérieusement. Non j'ai dit en reniflant, ce 

    serait trop simple."

     

    "Je lui ai rendu son baiser, ouvert un peu la bouche pour boire son haleine douce et 

    chaude et sentir sa langue."

     

    "Il a pâli quand il m'a vu, avec mon visage tout barbouillé de sang, de larmes et de

    maquillage coulé."

     

    "J'ai eu peur d'avoir perdu ça aussi, ce soulagement sur demande."

     

    "Dam, il a dit avec beaucoup de douceur, ça saigne beaucoup tu sais. C'est rien, j'ai dit,

    ça va s'arrêter tout seul."

     

    "Le plus important c'est qu'après je suis mieux. Ca me soulage."

     

    "Moi mon coeur battait si fort que tout le monde pouvait l'entendre, mais pour elle

    on aurait dit que tout était parfaitement normal."

     

    "Ils avaient une remise en pierre avec des poutres et des cordes, je me suis dit si tu

    avais du cran tu te pendrais pour qu'ils aient des remords."

     

    "J'aurai voulu lui dire que je me sentais comme abîmé. Que j'existais sans vivre vraiment."

     

    "Damien, je vais devoir faire un signalement, il a dit. J'ai pâli."

     

    "J'ai eu envie de me faire saigner pour me punir de lui faire du mal, il méritait pas ça.

    Samy."

     

    "Samy il croit encore qu'il est immortel, et lui il l'est sans doute."

     

    "Samy, j'ai essayé de dire, mais il m'embrassait de nouveau et j'ai eu l'impression de

    perdre la tête."

     

    "C'était comme de l'euphorie ou une urgence de vivre. Samy a toujours cet effet sur

    moi."

     

    "Qu'est-ce que c'est que ça ? Il a demandé en montrant mon ventre. Il criait plus mais

    c'était encore plus effrayant. Rien, j'ai dit en essayant de cacher mes entrailles. C'est lui

    qui a fait ça, Damien ? Il a insisté. C'est de ça que parlait le toubib ? Non, j'ai dit."

     

    "Je me suis dit que la mère de Samy m'avait plus souvent embrassé ces dernières

    semaines que ma mère dans toute ma vie."

     

    "Tu croyais pas que j'allais te laisser finir l'année avec ce petit pédé pour que je vous retrouve

    encore à vous bécoter chez nous pendant notre absence ?"

     

    "J'ai dit ta gueule, t'as pas entendu ou quoi ? J'ai demandé. On est dans ma chambre.

    C'est moi qui parle. Assis, j'ai dit."

     

    "On peut tout reprendre à zéro, a dit mon père. Mais tu comprends pas que c'est trop 

    tard ? J'ai hurlé."

     

    "Tout va aller bien maintenant. Je t'aime, j'ai dit en l'embrassant. Il s'est laissé faire. 

    Juste laissé faire."

     

    "Je me suis mis à pleurer sans pouvoir m'arrêter. Samy, j'appelais. Je l'avais perdu. La

    seule chose de bien qui m'était arrivée dans la vie, je l'avais perdue."

     

    "Ils retenaient leur souffle pour entendre ma réponse. Je crois que c'était la première

    fois que ce que je disais avait de l'importance."

     

    "Je libérais beaucoup de sang et ça ralentissait tous mes gestes. Mais au moins, la colère

    et la douleur d'avoir perdu Samy disparaissaient noyées dans ce sang."

     

    "J'avais plus peur. Ni mal. Ni besoin de la lame ou de quoi que ce soit d'autre. Que ça

    ne s'arrête jamais, je priais dans ma tête."

     

     

     

    Chalenge contre l'homophobie Le faire ou mourir de Marie-Lise Marguier

     

     

     


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  • Catégorie : Roman sur l'homosexualité

    Hors jeu de Amelie C Astier Chalenge contre l'homophobie

    Résumé :

     

    Lorsqu'on est footballeur professionnel, ce n'est pas évident de protéger sa vie privée, et

    encore moins d'assumer son homosexualité au grand jour.Ça, Wade Perkins l'a bien compris.

    Capitaine de l'équipe de Manchester, il se fait passer pour un coureur de jupons depuis des

    années, et ça lui a bien servi ? c'est un excellent joueur, et il a la cote auprès des supporters.

    L'impossibilité de vivre une vraie histoire d'amour ? Il fait avec. En tout cas, c'était ce qu'il

    croyait, avant l'arrivée dans son équipe de Nikki, une nouvelle recrue. Entre lui et Wade, c'est

    l'attraction immédiate, mais quel genre de relation les deux hommes pourront-ils nouer sans

    que cela ne détruise leur carrière et leur vie... ?

     

     

    Hors jeu de Amelie C Astier Chalenge contre l'homophobie  Nathalie Robert

     

    Ce roman traite des problèmes qu'engendre l'homosexualité. Il m'a plu car le sujet est

    traité avec beaucoup de justesse. Les personnages de Wade et de Nikki sont très 

    attachants. En lisant ce livre nous vivons avec eux, les difficultés qu'ils rencontrent

    au quotidien. Wade qui se consacre au football depuis douze ans, a acquis une grande

    notoriété. Il ment sans cesse, couche avec des filles pour ne pas que ses coéquipiers aient 

    le moindre soupçon. Il est obligé de se cacher  par rapport à ses parents, seule sa

    soeur le soutien. Il a des relations d'un soir mais cela ne va jamais plus loin. Jusqu'au

    jour où il rencontre Nikki, un joueur venant d'Italie qui a été transféré chez eux. A partir de

    ce moment toutes ses certitudes sont remises en question, car pour la première fois de 

    sa vie il est vraiment amoureux. Cependant il n'est pas prêt à sortir du placard. Sa carrière

    avant tout ! Il a peur de tout perdre. Un jour il apprend, que Nikki a été viré de son

    club en Italie car il avait été surpris ayant une aventure avec un membre de son ancien 

    club. Une dispute éclate entre les deux hommes car Nikki n'a jamais parlé à Wade, de

    cet épisode. Pourtant celui-ci prend sa défense, lorsqu'il est insulté, dans les vestiaire après

    un match par un joueur de l'équipe italienne. Les deux hommes se séparent. Ils

    souffrent chacun de leur côté, de façon différente mais aussi intense. Ils se rejettent

    la faute l'un et l'autre. En tant que lecteur nous ne pouvons pas rester indifférent. 

    leur profonde tristesse, m'a vraiment touchée. Le sujet du livre bouscule les idées reçues

    et nous démontre que même si les mentalités ont évolué, il y a toujours un problème

    d'intolérance et de rejet !

    Un jour Nikki, dont l'homosexualité a été révélée est sauvagement agressé. Wade

    a  très peur et court à son chevet. Rien n'est résolu pour autant ! Wade très énervé,

    se blesse gravement à la jambe, lors d'un match important, le laissant sur la touche plusieurs

    mois. C'est alors qu'il comprend que s'il veut reconquérir son amoureux, il doit 

    reconsidérer ses priorités. Il est malheureux mais il sait que s'il révèle réellement qui

    il est, tout risque de voler en éclat. Cependant est-ce le seul moyen pour Wade de

    vivre enfin heureux ? Comment va réagir son entourage ? aussi bien professionnel

    que familial ? Nikki lui pardonnera t-il ce qu'il lui reproche ? 

    Wade ne peut plus fuir ses responsabilités, il doit parler. Les dirigeants vont-ils comprendre

    et faire preuve d'indulgence ? Risque-t-il d'être viré ou délaissé par ses fans ?

    L'amour qu'il ressent pour Nikki est-il plus fort que sa peur ? Il va devoir affronter les médias,

    sa famille, son milieu professionnel. Lors d'une conférence de presse il fait son coming out !

    Il est conscient qu'il vient de lâcher une bombe, mais il sait que c'est le prix à payer pour 

    reconquérir le coeur de son amoureux....

    Un histoire qui interpèle ! qui ne peut pas laisser indifférent. certaines personnes manquent

    d'ouverture d'esprit. Il est inconcevable de voir cela au 21 ème siècle !

     

    Citations :

    "Donc si je dois m'abstenir de faire mon coming out pour y arriver, je le ferai.

    - J'en suis sûr.

    Et à ce moment là, je l'étais. Mais la vie a des façons bien à elle de vous faire changer

    d'avis."

     

    "Wade ! Un autographe !

    Je saisis à travers le grillage un maillot de Manchester à mon nom qu'on me tend, je

    porte le numéro 8. Comme toujours je suis très fier de ma réussite."

     

    "Parce que si je merde, je peux tout foutre en l'air. Je suis trop connu, trop épié, aimé, adulé

    et surveillé. La poisse, des fois !"

     

    "Espèce d'idiot, tu devrais faire plus attention ! Heureusement que je suis passé et qu'on

    a pu sortir ensemble, tu imagines les soupçons ? J'ai même dû lui rouler un patin et 

    lui filer un billet ! là, tu as merdé, il y avait des photographes quand je suis sortie, en

    plus ! Tu papillonnes ! Ce n'est pas comme ça que tu réussiras à garder ta sexualité secrète !"

     

     

    "Je ne perds pas mon temps, je suis d'humeur, j'ai envie, et même si dans la vie de

    tous les jours, je suis patient, lorsqu'il est question de désir, d'attirance, d'envie, je suis

    le pire de tous, je cède à la tentation sans opposition. Mais seulement si je sais que la

    tentation ne m'apportera pas d'ennuis. Une fois que j'en suis certain, je me lâche."

     

    "- Dommage que tu ne puisses pas sortir du placard, Wade, tu mérites vraiment une vraie

    relation. Parce que le mec qui pourra te baiser et s'endormir dans tes bras après sera

    le mec le plus chanceux de la Terre."

     

    "Lui aussi doit se demander pourquoi ce transfert, mais contrairement à Shaun, il ne me

    posera aucune question et rien que pour ça, je lui offre mon respect."

     

    "C'est pour ça que je ne dirai jamais que je suis gay, les supporters ne me lâcheraient pas

    avec ça. Un homo n'a pas sa place sur un terrain, le foot, c'est réservé "aux mecs, aux

    vrais".

     

    "Je sens comme un frisson le long de ma colonne vertébrale quand je croise son regard

    gris à qui, franchement, je n'ai rien envie de refuser.

    - OK, je souffle.

    Son sourire s'agrandit.

    - Parfait. A ce soir, alors."

     

    "J'aime être avec lui, j'aime qu'il me fasse rire et qu'il me parle de ses disques, j'aime

    qu'il me regarde avant qu'il ne sourie, j'aime énormément ça. C 'est pour ça qu'il faut

    qu'on s'éloigne, c'est trop dangereux."

     

    "Nikki à dû se demander ce que je foutais à prendre des douches toutes les heures. La

    réponse est simple, je bandais comme un mec qui aurait confondu du viagra avec des

    bonbons, et que la simple caresse du drap sur mon érection était un supplice."

     

    "Tu ne vois pas le comique de la situation ? Tu me fais bander depuis le premier jour,

    si j'avais su ! J'ai passé des semaines à essayer de me contrôler alors qu'en fait, toi

    aussi tu en avais envie !"

     

    "Je ne supporte pas la vision qu'ils ont des choses, la vision qu'ils ont de moi, ni eux,

    ni ma famille entière, à vrai dire. Ils ne connaissent de moi qu'une image, pas le Wade

    que je suis réellement."

     

    "Mes parents ignorent tout de mon homosexualité, et c'est mieux ainsi."

     

    "- Laisse-moi le temps de savoir où j'en suis avec lui, j'aimerai être sûr de ce qui se

    passe entre nous avant de te le présenter."

     

    "Il déclenche des émotions inédites en moi, comme cette euphorie et cette sensation

    de bien-être juste parce qu'il me regarde."

     

    "Je comprends, même si je serais incapable de vivre à sa façon. Mentir à ma famille est

    impossible pour moi. Je sais que je suis chanceux qu'ils m'acceptent tel que je suis et 

    qu'ils gardent mon secret."

     

    "- C'est récent toi et moi, mais c'est sérieux et sincère, et à mes yeux,  ce n'est pas parce que

    nous sommes ensemble depuis "un mois", que tu n'as pas le droit de dire à tes parents que tu

    es avec quelqu'un."

     

    "Même si on fait des efforts tous les deux pour intégrer l'autre à son monde. Même si je

    sais que pour lui c'est énorme de m'avoir présenté sa soeur, il reste ce mur au bout de

    la route, infranchissable parce qu'aucun de nous ne remettra son statut d'hétéro en

    cause tant qu'on joue."

     

    "Wade a un pouvoir démentiel sur moi, un qui me fait de plus en plus peur parce qu'il

    évoque à coup sûr des sentiments que je ne devrais pas ressentir, mais que je ne peux

    nier. J'aime Wade Perkins."

     

    "Sa famille n'a fait aucun commentaire sur moi, même si sa mère, lorsque je l'ai aidé à

    débarrasser, m'a quand même dit, "Je ne m'attendais pas à voir l'idole de mon mari

    aux bras de mon fils." J'ai souri, mais ça ne m'a pas fait autant plaisir que je l'aurais voulu."

     

    "Ils t'ont bien aimé, Wade. Ma mère me l'a dit."

     

    "Le coach, c'est comme les parents, on a besoin qu'il soit fier de nous. En tout cas,

    moi, je m'en veux de lui avoir infligé ça, il ne le mérite pas."

     

    "- Hors de question que je prenne la douche avec un pédé.... il doit dégager... On va lui

    en faire bouffer de la queue si c'est ce qu'il veut... Enfoiré de pédale qui vient foutre la

    merde chez nous...."

     

    "J'aurai envie de lui dire "Non, coach, ça ne me pose aucun problème parce que je 

    suis pareil, j'aime les hommes autant que j'aime Nikki, et j'ai mal à cet instant 

    d'apprendre la vérité de la bouche d'un autre que lui." Mal de savoir ce qu'il va vivre,

    mal de savoir que c'est fini parce que je ne suis pas capable d'assumer."

     

    "A moins que notre champion ne soit pas d'accord et qu'il partage le même amour 

    des queues que son fidèle ami, NIKKI !"

     

    "Je lève les yeux vers les siens, même si j'y lis de la tristesse, ils ont aussi cette

    détermination que je lui connais trop bien les jours de match, celle de ce Wade invincible que 

    rien n'atteint, peut-être même pas moi."

     

    "Nikki détourne le regard, il serre les poings, visiblement en colère, il ne comprend pas.

    J'ai l'impression de parler à un mur et ça m'énerve. Ca me rend fou de savoir qu'on

    aurait pu ne jamais se retrouver dans cette situation."

     

    "Je sais ! J'ai compris, ton image passe avant TOUT ! Finalement, tu l'as ton "tout" en

    étant seul."

     

    "Merde ! Voilà pourquoi je ne peux pas dire que je suis gay ! Que je suis ce qu'ils

    détestent plus que tout ! Si Nikki avait vu ça, peut-être qu'il m'aurait compris ! Je

    n'ai pas sa famille, moi ! J'ai des parents catholiques avec des principes !"

     

    "On me transporte sur une seconde civière, ils me sanglent pour le transport. J'ai

    l'impression de reprendre vaguement mes esprits entre deux vagues de douleur.

    C'est possible d'avoir aussi mal ?

    - Doc "

     

    "- Je suis désolé, Wade.

    Désolé pour tout, pour cette blessure, pour nous, désolé d'avoir tout gâché et de ne pas

    t'avoir fait confiance."

     

    "Je songe à Wade, à ce qu'il va en penser même si je ne le fais pas pour lui, je veux lui

    montrer que c'est possible, qu'on peut le faire, même si je doute le voir un jour à ma

    place."

     

    "- Et rien, Nikki ! Nom de Dieu, je suis ton père et c'est par mes collègues que j'apprends que

    mon fils révèle qu'il est homo à la terre entière !"

     

    "Je suis divisé entre le coeur et la raison aujourd'hui, si ma raison me dit que j'ai bien

    fait de l'avoir quitté, mon coeur me dit que je devrais bouger mon cul et aller goûter

    à nouveau au bonheur. Ma raison l'emporte encore."

     

    "- Je suis out donc ?

    Je veux être bien certain.... Non, à vrai dire, je veux me réveiller de ce putain de 

    cauchemar !

    - J'en ai bien peur, Wade. Mais c'est pour votre bien que je ne veux pas que vous retourniez

    sur le terrain maintenant. Vous vous en doutiez un peu, non ?

    Je hausse les épaules. Non, je me voilais la face, je devais être le seul à penser que je

    remettrais les pieds sur un terrain dès le mois prochain."

     

    "C'est le talent qui a fait de toi ce que tu es aujourd'hui. Et ce que tu as apporté à ce

    club en plus de dix ans, tu es resté fidèle, tu n'as jamais voulu le quitter, tu l'as fait

    gagner, tu es Wade Perkins pour ton jeu, pas pour tes histoires de cul à l'extérieur

    même si tu penses le contraire."

     

    "Coach, je suis désolé, pour tout, pour ce que je m'apprête à vous dire, et qui changera

    énormément de choses. Mais j'en peux plus, ce soir a été la soirée de trop. Douze ans

    de silence pour au final se retrouver tout seul. J'inspire, ma voix devient rauque 

    lorsque j'ose enfin.

    - Je suis homosexuel, C, j'ai toujours aimé les hommes, et j'aime Nikki, et à cause de ce que

    je suis, j'ai gâché l'unique chance pour moi d'être heureux."

     

    "Comme vous le savez, Nikki Jones, notre meilleur buteur cette saison, s'est fait 

    agresser alors qu'ils allait rentrer chez lui".

     

    "Est-ce que Nikki Jones s'est fait tabasser parce qu'il a avoué être homosexuel ?"

     

    "J'aurai deux choses importantes à vous dire. D'abord, mon état physique. Comme vous

    avez pu le constater, je dois toujours porter une attelle et je marche comme un grand-père."

     

    "- Enfin bref, vous vous doutez bien que ce n'est pas bon, j'ai donc le regret d'annoncer

    que les médecins qui me suivent ont désiré m'arrêter jusqu'à la fin de la saison, pour

    que je me rétablisse complètement, sans risque de me blesser à nouveau la saison

    prochaine."

     

    "Effectivement, je ne supporte pas l'intolérance, elle serait mal venue de ma part, étant

    donné que je suis moi-même gay."

     

    "Et avec tout ce soulagement, je ressens un profond manque. J'aurai aimé que Nikki

    soit présent, finalement."

     

    "- Ne m'appelle plus jamais comme ça ! Je ne serai pas le père d'une tapette, c'est hors de 

    question !"

     

    "Je suis fier de toi, dis-je en appuyant sur sa nuque. Fier que tu es pris la bonne 

    décision et envieux de ton courage."

     

    "Je caresse les chiffres gravés sur mon poignet, ce jour qui est tatoué sur ma peau,

    le premier jour du reste de ta vie : 07/04/2014. Si je l'ai fait, c'est pour ne pas oublier,

    me souvenir que depuis ce jour, je suis officiellement moi."

     

    "On vit comme tout le monde, et si l'envie me prend de lui tenir la main, ou de lui

    voler un baiser en pleine rue, je le fais, et Nikki aussi."

     

     

    Hors jeu de Amelie C Astier Chalenge contre l'homophobie


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    Oh Dieu merci, Anasthasia, mon amour, ma bien-aimée, je t'ai enfin retrouvée. J'ai eu

    si peur, j'ai passé des jours et des jours à te chercher, à me poser des tonnes de 

    questions. Pourquoi cette disparition soudaine ? J'ai imaginé que des bandits de grands

    chemins t'avaient enlevée et torturée, je te croyais morte à l'heure qu'il est. J'ai averti

    les autorités de ta disparition, mais voyant que les choses n'avançaient pas, j'ai décidé

    d'enquêter moi-même, d'être à l'affût du moindre indice. Je savais que tu aimais te

    promener seule en forêt. Que de nuits j'ai passé  dans mon lit en proie aux mille

    cauchemars. Je me réveillais en sueur me disant que la vie sans toi n'avait plus lieu

    d'être. J'ai arpenté tant de sentiers escarpés, d'itinéraires improbables pour essayer

    de retrouver ta trace. Chaque jour qui passait, amenuisait tes chances d'avoir survécu.

    Oh Anasthasia, qu'as-tu fais ? Pas de bêtises au moins ? Le plus important, c'est de pouvoir te

    tenir dans mes bras. Mais pourquoi es-tu inerte ? Tu respires pourtant je le perçois bien.

    Peut-être que quelqu'un de mal intentionné t'a jeté un sort ? Anasthasia, je t'en prie

    mon amour réveilles-toi, je ne suis rien sans toi, impuissant, je ne sais plus quoi faire...

    Elle est là, dans mes bras, elle ne bouge pas, elle ne m'entend pas. Oh seigneur guidez-moi,

    apportez-moi votre aide, je demeure impuissant. A quoi cela rime-t-il ? Que dois je faire

    pour qu'elle se réveille enfin ? Soudain je ressentis une force surnaturelle, quelque chose

    d'inexplicable. Une petite voix m'a sussurré à l'oreille "Roméo embrasse-la". C'est alors

    que je déposais un tendre baiser sur ses lèvres, sur le moment rien ne se passa, mais 

    à ma grande surprise, elle commença à bouger et à ouvrir les yeux. Oh ma douce, je

    n'oublierai jamais ce regard là. Elle est enfin revenue à elle, j'implore le ciel merci merci

    de m'avoir rendu mon âme soeur, mon adorée. Nous allons rentrer à la maison. Te 

    souviens-tu de ce qu'il s'est passé ? Non mon Roméo, je ne me souviens de rien, mais

    l'important c'est que tu sois là près de moi. Nous ne nous quitterons plus jamais, c'est

    compris ma princesse ? Oui Roméo je resterai à tes côtés, mon prince, mon sauveur.

    Que serais-je devenue si tu n'étais pas venu me chercher dans cet endroit lugubre et

    reculé ? N'y pensons plus c'est du passé, rentrons chez nous maintenant, restons unis

    pour la vie.


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    C'est la rentrée !

     

     

    C'est la rentrée !  

       

     

    Texte sur la rentrée avec les mots imposés en rouge.

     

    Durant mon enfance, je n'aimais pas l'école, je préférais largement les vacances du

    mois d'août, passées chez mes grands-parents maternels. Là-bas dans le sud-ouest, ils

    possédaient une ferme, pour moi c'était le paradis sur terre. Toutes les bonnes choses

    avaient une fin, le moment du départ était éprouvant, mais il fallait rentrer chez nous car une

    nouvelle rentrée scolaire allait commencer. Le jour de la rentrée était toujours un peu 

    difficile mais j'étais contente de retrouver mes camarades. Nous découvrions notre 

    nouvelle classe et notre nouvelle maîtresse. Les choses sérieuses allaient débuter. Il

    fallait choisir sa place et rester derrière le même pupitre durant une année, sauf si

    avec mon voisin ou ma voisine, nous étions trop dissipés ! Nous étions parés, je sortais

    mon cahier pour y inscrire la leçon du jour. Je n'étais jamais pressée de faire mes devoirs,

    j'attendais toujours le dernier moment, au grand désespoir de ma mère ! J'avais 

    toujours peur d'être appelée au tableau, j'étais tellement timide que cela me terrorisait.

    Il n' y avait que deux choses que j'attendais impatiemment, c'était la récréation et

    l'heure du goûter, histoire de me défouler un peu. Plus de vingt ans ont passé, mais

    pour rien au monde je ne voudrai revivre cette époque là.

     


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    Sansonnets un cygnes à l'envers de Pierre THIRY

     

    Catégorie : Poésies

    Sansonnets un cygnes à l'envers de Pierre THIRY

    Résumé :

    Les cent sonnets sont des sourires qui te sont adressés. Il ont été inventés lorsque 

    j'avais du temps : à l'arrêt d'autobus, sur le quai de la SNCF, dans un train, sur une

    terrasse de café, dans une salle d'attente, sur un coin de table durant un repas 

    ennuyeux, dans un bureau, dans un magasin de chaussures, en discutant avec ma

    coiffeuse, en attendant un dessert au restaurant, en marchant en forêt, en essayant

    une nouvelle chemise, en lisant un livre, en marchant sous la plus, en savourant un

    concert, en rêvant devant un arbre, en écoutant converser les sansonnets au-dessus

    de l'étang des cygnes... Où mènent-ils ? Vers la recette de ... De quoi ? Ouvres,

    explore, et tu verras.

     

    Sansonnets un cygnes à l'envers de Pierre THIRY

     

    Avant d'ouvrir ce recueil de poésie, je ne connaissais pas du tout l'auteur Pierre THIRY.

    J'ai découvert avec grand plaisir, ces cent sansonnets. Il a une manière de jouer avec

    les mots, de faire de merveilleux jeux de mots en y mêlant beaucoup d'humour. En lisant

    ces différents poèmes, j'ai pensais, même si ce n'est pas réellement comparable à

    "Grand Corps Malade", qui lui fait du slam, mais on y retrouve quelques similitudes.

    Parmi les cents sonnets, ils y en a qui sont plus évocateurs que d'autres. Je pense

    que cela raisonne en nous de manière différente, en fonction de notre vécu, de notre

    sensibilité, de notre sens de l'humour. Dans tous les cas, j'ai découvert que Pierre Thiry

    avait beaucoup de talent pour faire chanter les mots, un réel plaisir à lire et à se laisser

    bercer, et emporter par la richesse de ces textes, très habillement construits. Cela

    me donne envie de connaître mieux cet auteur, aussi je vais me mettre en quête de lire

    ses autres oeuvres.

     

    Poème préféré :

    Le Bistrot de Bertillon Poldu

     

    Le petit Monsieur Bertillon Poldu

    Tenait un bistro à Honolulu.

    Dans cette Ile, un bar c'est chic et cossu.

    Mais un type, un balaize hurluberlu....

     

    Venait tous les soirs hurlant l'air grognon :

    "YÉ VOUDRAI OUNA TEQUILA SINON"

    Bertillon Poldu, redoutant le gnons,

    Ne disait rien et versait son litron.

     

    A force d'abreuver le gros balaize

    Bertillon se r'trouva sans fric, sans pèze.

    Alors il déserta Honolulu,

     

    Vendant son bar à la douce Lulu...

    Revient lurluberlu à l'air grognon

    "YÉ VOUDRAI OUNA TEQUILA SINON !!!"

     

    "Sinon quoi ?" susurre la douce Lulu.

    "Sinon yé fou'l'camp et yé revient plus !!!"

     

     

    Comment résister à une pépite pareille !

    Même quelqu'un qui va mal retrouve le sourire !

     

     


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