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    Le passager de Jean-Christophe Grangé

     

    Catégorie : Policiers/Thrillers

    Le passager de Jean-Christophe Grangé (Challenge Babelio et LC avec Marie)

    Résumé :

    Je suis l'ombre. Je suis la proie. Je suis le tueur. Je suis la cible. Pour m'en sortir, une seule option : fuir

    l'autre. Mais si l'autre est moi-même ?...

    "Grangé a le chic, en construisant avec une minutie d'horloger son intrigue au long cours, de rendre crédible

    ce que son imagination débordante invente de façon totalement débridée. Bravo l'artiste !" Blaise de

    Chabalier, Le Figaro littéraire.

    Diaboliquement construit suivant le principe des poupées russes, "Le Passager" se dévore avec un mélange

    d'effroi et de jubilation.

    Grangé explore la frontière ténue qui sépare la raison de la folie. Celle floue entre le bien et le mal. Il nous

    entraîne vers des abîmes d'autant plus angoissants qu'il les a puisés dans l'ordinaire - à peine exagéré - de la

    société contemporaine et ses dérives.

     

    Le passager de Jean-Christophe Grangé (Challenge Babelio et LC avec Marie)

     

    C'est le deuxième roman que je lis de Jean-Christophe Grangé, et je dois dire que celui-là m'a

    particulièrement intéressé. Difficile de faire une chronique sans raconter l'histoire mais je vais essayer

    de donner le fil conducteur et les grandes lignes de ce livre.

    Tout d'abord le sujet est particulièrement recherché est rarement exploité. Un meurtre a été commis dans

    des circonstances très particulières. Nous avons Mathias Freire  psychiatre qui accueillent un SDF

    amnésique… Ce dernier aurait-il un rapport quelconque avec l'homme retrouvé mort ? Anaïs Chatelet est

    immédiatement chargé de l'enquête. Cette dernière va être riche en rebondissements de toutes sortes et en

    événements inattendus. Mathias Freire est-il vraiment la personne qu'il prétend être ? Pas sûr, ce dernier

    fait régulièrement des fugues psychiques. En gros il incarne plusieurs  individus et régulièrement il

    change d'identité sans se rappeler de la précédente.  Est-il victime d'une machination machiavélique ?

    Bien sûr il finit par être soupçonné et doit alors fuir le plus loin possible. Ce thriller psychologique

    nous entraîne dans un univers très particulier avec une histoire passionnante. Et si  les changements de

    personnalités successives de notre suspect numéro un était provoqué par un mécanisme chimique ?

    Anaïs Châtelet est à la poursuite de cet individu  entre Bordeaux et Marseille et ne compte pas lâcher

     sa proie ?  Seulement voilà, est-ce que la vérité est au bout du chemin emprunté  ? Le mystère est  semble-t-il

    bien plus complexe que cela. Jusqu'au bout Christophe Grangé nous attire dans les méandres de

    l'irrationnel et pourtant… Ne serait-ce pas là que se trouverait la clé de l'énigme ? Je n'en dirai pas plus

    pour ne pas divulguer la finalité du récit. Ce que je peux dire c'est qu'une fois encore mes neurones  ont

    tournées à 200 %. L'auteur mêne son intrigue d'une main de maître et en tant que lectrice il m'a fallu

    bien analyser chaque chose pour dénouer le nœud du problème. C'est une trame très particulière qui a

    attirer toute son attention, et malgré que cette œuvre soit un véritable pavé mon intérêt n'a pas faibli une

    seule seconde. Je peux simplement dire que la fin dépasse tout ce que l'être humain est en mesure

    d'imaginer…

    Ce n'est pas invéritable coup de coeur mais pour ma part je n'en suis pas loin. Ce  thriller psychologique

    est vraiment à découvrir. Pour les lecteurs ou  lectrices courageux (en raison du nombre de pages) je le

    conseille vivement !

     Pas une seconde à perdre, un suspense haletant et un final époustouflant !

     

     Extraits et citations :

      « Un homme dans sa ville avait tué un innocent et lui avait enfoncé une tête de taureau sur le crâne. »

     

    « Le  Minotaure avait confiance en son bourreau. »

     

    « Le caractère inventé du patronyme aurait dû lui sauter aux yeux. Ces deux syllabes traduisaient sa

    volonté, son espoir de devenir un «  bon fils ». Avait-il été un enfant indigne ? »

     

    « La situation était presque comique. Deux amnésiques se rencontrent et ne se connaissent pas… »

     

    « La seule chose que tu dois faire, c'est te rendre à la police. Te faire soigner. Les médecins te permettront de

    mettre de l'ordre dans tes personnalités. De revenir à ta première identité. Elle seul compte. »

     

    « Une vérité qui concernait son identité d'origine ou les crimes du tueur des clochards. Une vérité qu'il

    pourrait voir apparaître aux rayons X. »

     

    « Sauf que cet objet ne visait pas à le soigner mais au contraire à provoquer la maladie. C'est implant lui

    injectait un produit au fond du cerveau qui provoquait  fugues  psychiques. »

     

    « Le ventre de Francyzska Kubiela était devenu le lieu d'une lutte à mort. »

     

    « Deux enfants étaient nés le 18 novembre 1971. Mais pour Francyzka, le jumeau dominant demeurait

    le « fils du diable ». Elle n'avait pas voulu lui élever ni le garder auprès d'elle. Andrzej s'était chargé de

    le placer, de l'écarter, de le faire disparaître. »

     

    « L'appel avait été entendu. Le jumeau noir était revenu, à travers des crimes en série. Le fils du diable,

    renié, rejeté, éloigné, avait commis ces meurtres en s'inspirant de mythes immémoriaux parce qu'il

    considérait le juste héros d'une histoire universelle. Le retour du fils exilé. La vengeance du héros malmené. »

     

    « Le vieillard qui connaissait toute son histoire. Et qu'il avait sans doute écrite. Je suis celui qui t'a créé. »

     

    « La molécule n'avait pas modifié le patrimoine génétique des embryons mais leur comportement, dès la vie

    intra-utérine. Les pulsions négatives surtout étaient localisées chez un seul enfant. Un être  hostile, agité,

    agressif, qui cherchait à tuer son frère. »

     

    « – Tu nous laisses partir ?

    – A une seule condition. Tu marcheras devant.  Anaïs te suivra. Si tu te retournes, ne serait-ce qu'une seule

    fois  pour vérifier si elle est là, elle mourra. »

     

    @ Jean-Christophe Grangé

     

    Le passager de Jean-Christophe Grangé (Challenge Babelio et LC avec Marie)

     

     


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    Un bon fils de Pascal Bruckner (Challenge 1 mois 1 Illustration et Challenge thématik')

     

    Un bon fils de Pascal Bruckner (Challenge 1 mois 1 Illustration et Challenge thématik')

     

      Catégorie : autobiographie

    Un bon fils de Pascal Bruckner (Challenge 1 mois 1 Illustration et Challenge thématik')

    Résumé :

    C’est l’histoire d’un enfant à la santé fragile, né après guerre et envoyé aussitôt dans un village d’Autriche

    pour soigner ses poumons. Sous la neige, il chante la gloire de Dieu et baragouine un patois allemand.

    Chaque soir, sous le regard aimant de sa mère, le chérubin prie le Seigneur pour qu’il provoque la mort de son

    père. « Rien de plus difficile que d’être père : héros, il écrase de sa gloire ; salaud, de son infamie ; ordinaire, de

    sa médiocrité » : le père est ici un mari violent et pervers qui bat sa femme et l’humilie, un obsessionnel

    antisémite et raciste, dont le fils va tout faire pour devenir le contre-modèle (« Je suis sa défaite »). Il sera

    l’élève de Jankélévitch et de Barthes, le meilleur ami d’Alain Finkielkraut ; classé parmi les « intellectuels

    juifs » auxquels il s’identifie sans l’être, il aimera des femmes aux racines lointaines, sera un père aimant, un

    écrivain reconnu. Dans ce récit puissant, véritable « roman des origines », Pascal Bruckner raconte sa

    filiation personnelle et intellectuelle, nous offrant ainsi le sésame de son oeuvre entière.

     

    De la neige des premières pages aux ordures parmi lesquelles son père finira son existence, de la violence de

    ses mots à la rage teintée d’amour qu’il lui portera, on retrouve ici le théâtre de la cruauté d’un écrivain,

    incarné et expliqué par son acteur central, ce nazi pathétique, écolo fanatique, Ogre colérique, Petit mari aux

    côtés duquel, malgré tout, Pascal restera toujours, en Bon fils. Car derrière le mépris, la rage, ce récit est

    l’aveu à demi-formulé d’un amour impossible, un Tombeau d’effroi et de pardon.

     

    Un bon fils de Pascal Bruckner (Challenge 1 mois 1 Illustration et Challenge thématik')

     

     J'ai choisi ce roman, car il avait  de très bonnes critiques et cela  me permet de l'inclure dans deux challenges

    différents. C'est un livre assez particulier puisqu'il raconte la vie de Pascal  Bruckner.  l'histoire se déroule

     après la seconde guerre mondiale. L'écrivain raconte sa vie, une existence difficile puisqu'il a grandi

    auprès d'un père tyrannique,  extrêmement raciste ! Pascal ne voulait absolument pas ressembler à son

    père. Il nous évoque bien sûr son enfance, malade et chétif devant faire des cures en  sanatoriums. Les

    retours en famille était souvent catastrophiques. Plus d'une fois il a dû s'interposer entre ses parents pour

    éviter le drame ! Une mère opprimée, rabaissée, battue régulièrement. Compliqué de se construire dans

    un milieu aussi hostile.  Le style d'écriture de l'auteur reste si l'on peut dire « léger » compte tenu de la

    situation. Pas une seule fois, nous tombons dans le mélo. Pascal a décidé de devenir l'opposé de son

    géniteur. En grandissant, il s'affirme et décide de monter à Paris. Là sur son chemin il croisera la route de

    trois grands intellectuels juifs,  l'un d'eux deviendra son professeur et les deux autres seront de grands amis.

    Est-ce une façon de prouver à son père qu'il est devenu son opposé ? Finalement n'est-ce pas la meilleure

    leçon qu'il pouvait lui donner ? Pascal va suivre sa route, se marier avoir des enfants et ce n'est que

    bien plus tard, après la mort de sa mère qu'il consent à s'occuper de son père malade. Ce dernier aurait-il

    changé ? Cela ne semble pas possible… L'auteur  lui prouve que l'éducation qu'il a reçue lui a permis

    d'avoir l'esprit bien plus ouvert. D'aller vers les autres, de s'ouvrir au monde et aux populations diverses.

    Il est fier de ce qu'il est devenu et il peut l'être ! Il accompagnera son père qui est au crépuscule de

    sa vie jusqu'à la fin, vers sa dernière demeure.  

    Lui aura-t-il pardonné pour autant toutes ces brimades, ces injustices passées, rien n'est sûr…

    Il peut reconnaître une chose, il a toujours eu la volonté farouche de ne pas ressembler à son géniteur

     et c'est sûrement grâce à leur opposition  perpétuelle que l'auteur a pu devenir qui est !  j'ai aimé cette 

     histoire car malgré des passages très durs, le narrateur nous fait passer le message d'une façon presque

     banal, avec un brin de légèreté. Chose qui n'a pas dû être facile… Un seul petit bémol,  certains

    passages lorsqu'il est en compagnie de ces grands intellectuels juifs ont été un petit peu difficile à comprendre

    pour moi. Pour le reste rien à dire, c'est ce que l'on pourrait appeler une leçon de vie.

     

    Extraits  et citations :

     « Un frein qui lâche dans une descente, une plaque de verglas, un platane, ce qui lui conviendra.

    « Mon Dieu, je vous laisse le choix de l'accident, faites que  mon père se tue. »

     

    « Il faut oublier pour survivre, déblayer les souvenirs qui empêchent de progresser. Je me suis constitué

    très vite un sanctuaire inviolable, une sorte de citadelle psychique pour échapper aux cris, aux violences

    des adultes. »

     

    « Il faut grandir pour compatir à la souffrance de l'autre, se mettre à distance de soi. »

     

    « – C'est toi qui devrais être dans la boîte, pas elle. Ce sont les meilleurs qui partent. »

     

    « J'allais entrer dans l'avenir, prendra mon destin, quitter la glu provinciale, le monotone enfer du

    papa – maman. Je ne fus pas déçu : la capitale dépassa toutes mes espérances. »

     

    « J'adressais  au ciel une prière muette : faites que je ne devienne jamais comme lui. Que mes enfants 

    m'achèvent si je dois finir ainsi.   «

     

    « Je n'avais plus la force de le haïr. Je lui avais pardonné, par fatigue.» 

     

    @ Pascal Brucker

     

    Un bon fils de Pascal Bruckner (Challenge 1 mois 1 Illustration et Challenge thématik')


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    Te revoir un jour de sarah Dessen (LC avec Maribel et Gaëlle)

     

    Littérature jeunesse

     

    Te revoir un jour de sarah Dessen (LC avec Maribel et Gaëlle)

     

     

    Résumé :

     

    Après le divorce de ses parents, Mclean n'a cessé de déménager avec son père : quatre villes en deux ans,

    autant d'occasions pour se créer une nouvelle identité, et oublier son ridicule prénom et toute l'histoire qui va

    avec...

     

    Au revoir, Mclean ! Bonjour, Lizbet la gothique, Eliza la cheerleader, Beth l'hyperactive...

     

    Cette fois, pourtant, la jeune fille hésite à se cacher. N'est-il pas temps de découvrir qui elle est vraiment ?

    David, le garçon d'à côté, pourra peut-être l'aider...

     

     

    Te revoir un jour de sarah Dessen (LC avec Maribel et Gaëlle)

     

     

     J'apprécie  vraiment  la littérature jeunesse, ayant besoin de légèreté. J'ai décidé de me joindre à Gaëlle et

    Maribel  pour choisir ensemble  une lecture  commune comme nous le faisons souvent.  Une histoire

    simple retraçant tous les tracas et  les questionnements d'une adolescente. En effet, Mclean a dû faire

    face à la séparation de ses parents.  Trop jeune pour comprendre les raisons et le comportement de son père

    et de sa mère, celle-ci a décide de vivre avec son papa. Étant obligée de déménager très souvent,  elle a pris

    l'habitude de changer de prénom en fonction du lieu où elle arrive. Est-ce une façon de fuir quelque chose,

    ou bien un besoin de se donner l'impression d'être une autre ? Remettre les compteurs à zéro pour

    commencer un nouveau départ ? Une vie difficile pour cette jeune fille,  à cet âge-là les amitiés sont

    tellement importantes. Un beau jour elle s'installe avec son père qui doit s'occuper de redresser un

    restaurant en perdition. Il semblerait que cette fois, Mclean et son père  arrivent dans cette nouvelle ville

    et pourrait y rester durablement. C'est alors que cette jeune fille décide de reprendre son véritable prénom et

    commence à construire sa vie d'adolescente. Les amis, les projets, des études, quoi de plus important

    à l'aube de leur vie d'adulte ? Elle va tout de même souffrir de la mauvaise entente qu'elle entretient avec sa

    mère. Cette dernière va essayer de se rapprocher de sa fille mais sans réel succès dans un premier temps.

    La question qui se pose est la suivante :  cette nouvelle installation est-elle vraiment définitive ? Ou 

     devra-t-elle tout remettre en question à nouveau ?

    J'ai aimé ce livre car l'auteure nous décrit bien les turpitudes de l'adolescence, les priorités liées à leur

    âges, les doutes, les punitions, les espérances de ces jeunes gens. Le style est fluide agréable à lire, j'ai passé

    un bien agréable moment.  j'ai apprécié grandement  la façon dont Sarah Dessen dépeint cette période

    difficile, certes avec légèreté, mais elle a su décrire avec précision « Le monde particulier de nos jeunes ados».

     

     Extraits et citations :

     « Mais Michel avait raison : j'étais parti sans dire au revoir. C'était plus facile de décamper sans prévenir

    et de m'épargner des mélos. »

     

    « – Je te rappelle que c'est ton choix, ma fille, m'asséna maman. Si cela n'avait tenu qu'à moi, tu serais

    toujours à Tyler, et tu profiterais de ton année de terminale avec tes amis d'enfance. »

     

    « – Ma mère a tromper mon père. Avec Peter. Elle l'a largué, elle est tombée enceinte et elle s'est mariée

    avec Peter. Un vrai foutoir, je te dis. »

     

    « David pensait sûrement que ma vie était déglinguée. Tant pis, je  me fichais bien qu'il comprenne ou

    pas. Et, en vérité, ils ne le pouvait pas. »

     

    « – J'aimerais que nous soyons proches comme autrefois ! Avant que ton père ne t'éloigne de moi ! Avant

    que tu ne changes au point que je ne te reconnaisse plus ! »

     

    « Personne ne savait où je me trouvais. Absolument personne… C'est exactement ce que je voulais. Du

    moins, c'est ce que je croyais, parce que je me rendis vite compte que c'était aussi l'angoisse  totale d'être

    enveloppée par ce silence assourdissant né de ma solitude. »

     

    « Chez soi, c'est là où se trouve ce que nous aimons, là où on n'est tous réunis. Ce n'est pas un lieu, mais

    un moment, puis d'autres, qui, comme des briques, échafaudent un refuge solide que vous emportez

    partout avec vous, pendant toute votre vie. »

     

    « – Tu n'as pas pourri ma vie, dit-il après un silence. Tu as seulement appelé un ami. »

     

    @Sarah Dessen

     

    Te revoir un jour de sarah Dessen (LC avec Maribel et Gaëlle)

     

     

     

     


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    Bilan du mois d'avril 2016

     

    Bilan du mois d'avril 2016

     

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    89 mois de Caroline Michel (Masse critiques Babelio) LC Gaëlle

     

    Catégorie : Roman humoristique

     

    89 mois de Caroline Michel (Masse critiques Babelio) LC Gaëlle

    Résumé :

     

    "J'ai 33 ans, ça y est. A 40 ans et des poussières, mon corps sera hors jeu. Il me reste donc sept grosses années

    pour faire un enfant, soit 89 mois. Un chiffre minuscule. A peine 2700 jours. Que peut-on faire en 2700 jours

    ? Rien. J'en ai déjà 5 à construire trois meubles Ikéa."

     

    Jeanne, célibataire, contrôleuse de train sur la ligne Paris-Auxerre, n'a qu'une obsession : devenir maman

    avant que le temps la rattrape. Elle a fait une croix sur le couple, il lui faut simplement un géniteur. Sa

    décision ne fait pas l'unanimité auprès de ses amis, et même si parfois elle doute, elle est déterminée à

    surveiller son cycle, à provoquer les rencontres, à boire des potions magiques et à lever les jambes après

    chaque rapport, sait-on jamais.

     

    Avec ce premier roman empreint d'humour et de tendresse, Caroline Michel offre un portrait de femme

    d'aujourd'hui jubilatoire et émouvant, tout en posant la question du choix personnel dans une société

    conventionnelle.

     

    Une nouvelle voix de la littérature féminine, d'une spontanéité rafraîchissante, avec laquelle il faudra

    désormais compter.

     

    89 mois de Caroline Michel (Masse critiques Babelio) LC Gaëlle

     

    Tout  d'abord je tiens à remercier masse critiques de Babelio et les éditions  Préludes de m'avoir confié

    la chronique de ce livre. Après avoir lu trois thrillers à la suite, lorsque j'ai pris connaissance du résumé

    de ce roman il m'a paru prometteur. En effet, Jeanne ayant dépassé la trentaine veut à tout prix avoir

    un enfant avec ou sans père, elle est prête à tout ! J'étais satisfaite car j'avais besoin de lire un ouvrage plus

    léger et d'autre part il abordait un problème de plus en plus fréquent, il évoque l'évolution  des mentalités.

    Je n'ai pas réussi à  rentrer dans cette lecture pour y trouver mon bonheur. En ce qui me concerne

    je  pense que le sujet aurait pu être abordé différemment. Au fil des pages, je n'ai pu déceler qu'un humour

    de potache la plupart du temps, l'obsession de notre héroïne est martelée sans cesse, à chaque page et cela

    devient très vite lassant.   j'ai pu comprendre le besoin pressant qu'éprouver Jeanne de faire un enfant,

     quitte a se mettre en danger comme elle l'a fait. Elle enchaîne les relations d'un soir, sans se préoccuper

    des risques qu'elle prend. Au fond sait elle vraiment ce qu'elle veut ? Je trouve qu'elle n'a aucun soutien

    de la part de ses amis. Seulement quelques mises en garde et des discussions prises à la légère.

    J'espérais toujours que les événements prendraient une tournure plus sérieuse devant  une situation

     douloureuse mais cela n'a pas du tout était le cas.  Trop de moments répétitifs, je me suis réellement

    ennuyée et au au fur et à mesure je me suis vraiment dit : « Cette fille à beau être malheureuse, elle est

    complètement  barge » 

    Pourtant j'étais partie très positive et très emballée. L'auteure a insister lourdement sur le besoin  de

    Jeanne sans qu'il y ait grand-chose de captivant autour,  je trouve cela très dommage. C'est un thème

    d'actualité, de la vie moderne de la jante féminine d'aujourd'hui. Il y avait matière à développer davantage

    tout en gardant comme fil conducteur  cette souffrance  et ce désir de tomber enceinte. Beaucoup de personnes

      vivent seules, sans compagnon, décident parfois de  sauter le pas et de   «faire un bébé toute seule ». 

    En conclusion, je dirai que cette histoire m'a déçue bien que ce  roman est obtenu de bonnes critiques.

     Je pense que le ressenti de chacune d'entre nous ( et oui je m'adresse plus aux lectrices  qu'aux lecteurs)

    est différent en fonction de son vécu. Ceci dit il en faut pour tout les goûts.

     

     Extraits et citations :

    « j'attends un bébé qu'on attend le métro ou l'été : en espérant qu'il débarque. »

     

    « Je ne vois pas en quoi l'élever seule le rendra fou ou autiste ou crétin ou moche ou mal dans sa peau mais

    elle maintient que je dois patienter, calmer les ardeurs et me faire soigner. »

     

    « Avoir un homme et un enfant, ça ne va pas forcément ensemble, on peut avoir l'un sans l'autre et

    l'autre sans l'un. »

     

    « Quand je sors des toilettes, je compare bâtonnet d'urine au schéma explicatif de la notice, un peu comme

    je compare les tickets de carte bleue à mon relevé de compte en banque. »

     

    « J'essaie de me rassurer, j'essaie d'être mathématique : s'il faut être deux, alors je bosse se réponde. »

     

    « Je fais pipi puis respire un grand coup. Je me répète « pas enceinte,  pas  enceinte ». Une minute plus

    tard, adossée au mur des toilettes, mes yeux lisent « enceinte, enceinte, enceinte. »

     

    « Tu auras eu un papa le temps d'une course à pied et d'un dîner au restaurant. C'est pas mal finalement. »

     

     

     

    @Caroline Michel

     

    89 mois de Caroline Michel (Masse critiques Babelio) LC Gaëlle

     

     

     


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