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    Atelier Lady Marianne 42

     

     

    Atelier Lady Marianne 42

     

    Atelier Lady Marianne 42

    Consignes :

    11 Lettres nom féminin singulier

    Animal imaginaire, chimérique et burlesque.

    E E I O Q U U C G C R

    Mots choisis :

    CIRQUE - CROQUE - COQUE - ROUGE - ORGIE

     

    La coquecigrue serait née de l'union d'un coq, d'une grue et de la ciguë, dont elle est d'ailleurs friande. Les

    coquecigrues se déplacent par bandes d'oiseaux migrateurs, mais dès qu'un humain les aperçoit, l'oiseau qui

    se trouve en tête pousse un cri perçant pour alerter les autres. Les coquecigrues s'envolent alors vers le ciel et

    deviennent invisibles

     

     

    Mon texte

    Avec trois amies, je suis allée à une soirée loto. Personnellement je ne gagne jamais rien mais l’ambiance me

    plait et cela nous permet de passer une bonne soirée. Il y a Stéphanie qui a peur de tout, Annie qui trouve

    toujours quelque chose à critiquer et Sandrine qu’il faut toujours trainer comme un boulet et qui ne veut

    jamais rien manger.

     

    En avant pour ce moment de convivialité, nous avons l’intention de bien nous amuser !!! Comble du bonheur

    l’une d’entre nous fait un carton plein ! Elle remporte quatre places pour une journée restaurant chic et une

    séance de cinéma sur le thème « Le mode de vie et de comportement du coquecigrue » en 3 D.

     

    Annie me dit : « Késako le coquecigrue  ? ». Je n’en ai aucune idée mais nous verrons bien, de toute façon

    c’est un documentaire, nous sommes sensées nous instruire sur le sujet.

     

    Le jour J nous voilà fin prêtes pour nous rendre dans ce restaurant gastronomique. Nous avons de la chance,

    il fait un temps superbe et nous sommes installées en terrasse avec vue sur la mer.

     

    Le patron vient nous apporter un apéritif offert par la maison, puis la carte des menus. Chacune de nous

    faisons notre choix, sauf Sandrine qui comme d’habitude chipote pendant trois heures pour finir par dire au

    serveur qu’elle désire des oeufs à la coque. Ce dernier lui rétorque qu’il n’a jamais eu affaire à un tel choix

    mais qu’il va voir ce qu’il peut faire ?

    Annie voit rouge et lui lance : « mais  enfin Sandrine, tu n’as honte de te comporter de la sorte ?

     - Désolée ma chérie mais je ne pourrais rien avaler d’autre ! »

    Eh bien avec cela tu ne risques pas de faire une orgie de nourriture !

     

    La contrariété passée nous nous prélassons au soleil. Cependant il ne faut pas non plus trop tarder car notre

    séance cinématographique est prévue à 16 H 30.

     

    Etant la plus curieuse de toutes, je suis impatiente de découvrir notre reportage animalier. Arrivées sur place

    nous nous installons bien confortablement au fond de nos siège, le 3D personne n’a encore jamais testé.

     

    Ca y est, c’est parti le film est lancé. Dès les premières images décrivant cette oiseau imaginaire, chimérique

    et burlesque, Stéphanie s’affole !!! C’est vrai qu’il ressemble à un espèce de dinosaure géant, et cela donne

    l’impression qu’il va s’envoler vers nous. Pas très bon pour elle qui est si peureuse.

    Elle me dit : « Pat, je ferme les yeux, tu me diras quand je peux les ouvrir ? Cette bestiole est hideuse je ne

    peux pas la voir c’est au-dessus de mes forces ! » Mais de quelle bande de copines me suis-je entourée ?

    Aucun intérêt de refuser d’apercevoir l’image de ce coquecicrue, elle passe donc son temps dans le noir

    complet refusant de faire le moindre effort pour surmonter sa phobie.

    Je m’adresse à elle à mon tour : « mais enfin Stéphanie ne soit pas ridicule, tu ne crains rien. Tu as peur de

    quoi ? qu’il te croque ? ». Après cette mémorable aventure, la lumière s’allume et l’ensemble des spectateurs

    émettent chacun leur commentaire. Nous y avons appris un  maximum de choses sur cette créature hors

    du commun.

      

    A la sortie, je questionne mes amies pour connaitre leur ressenti. Annie, Sandrine et moi-même sommes

    ravies. Ce n’est pas tous les jours qu’il nous est donné l’opportunité de découvrir un phénomène de cette

    ampleur.

     

    Je me retourne, vers Stéphanie :

    « Et toi ? quand as-tu pensé ? 

    - Vous voulez que je vous parle franchement ? Eh bien plutôt que d’affronter cette bestiole immonde, j’aurai

    largement préféré aller au cirque !"

     

    Oh mais quel rabat joie tu fais-là ! Si cela se reproduit nous ne t’inviterons plus ! On aurait dit une enfant de

    5 ans qui se cache dans les jupes de sa mère parce qu’elle à peur du noir, c’est un comble tout de même à ton

    âge !

     

    Je suis comme je suis, les amis on les acceptent comme ils sont, c’est ça l’amitié vraie ! A vous de voir c’est à

    prendre ou à laisser…

     

    Atelier Lady Marianne 42

    A bientôt © Pat Pépette


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    Lady Marianne Atelier 41

     

     

    Lady Marianne Atelier 41

     

     

     

    Lady Marianne Atelier 41

     

    Consignes :

    10 lettres nom masculin Abstinence absolue de tout alcool, de tout liquide, de toute nourriture où l’alcool est contenu.

     Mot à trouver NEPHALISME

     

    MINES  AMIES MAINS  EPINE MALINS 

     

    Mon texte

    J’habite depuis vingt et un ans dans un immeuble peuplé de femmes. C’est assez rare mais cela existe.

    Célibataires et très soudées les unes les autres, nous ne connaissons pas la solitude. En effet, des réunions

    sont très souvent prévues entres amies.

     

    Depuis quelque temps, je suis inquiète pour Henriette la plus âgée d’entre nous. C’est un peu notre mère à

    toutes. Elle semble fatiguée, parfois irritée et distante. Comme si tout à coup elle avait un mal être, difficile à

    définir, elle ne se confie pas !

     

    Violette à découvert, par inadvertance une bouteille d’alcool cachée dans un pied de lampe. Cela nous à

    profondément perturbées. Henriette alcoolique ? Non ce n’est pas pensable pas elle ! Nous avons toutes des

    mines déconfites.

     

    Notre surprise passée, il nous fallait impérativement agir sans plus attendre mais comment ? nous devions

    être pédagogues pour ne pas la heurter et qu’elle nous accorde sa confiance.

     

    Peut-être que si nous abordions une discussion sur son addiction avec elle, cela lui enlèverait une belle épine

    du pied. Elle serait peut-être heureuse de sentir nos mains tendues pour lui venir en aide.

     

    Après avoir discuté longuement avec gentillesse avec elle, Henriette décide d’aller consulter à condition que je

    l’accompagne à sa première visite médicale.

     

    Arrivées chez le spécialiste, ce dernier lui expose les dangers de l’alcoolisme et l’invite à se sevrer le plus tôt

    possible. Elle  lui avoue qu’elle boit depuis pas mal de mois déjà.

     

    Comment avons nous fait pour ne rien voir ? Je me le demande encore….

     

    Le Docteur rentre dans le vif du sujet en lui expliquant à quoi va consister la thérapie. Il lui parle également

    du néphalisme. Mot inconnu au bataillon pour nous deux. Je suis curieuse de savoir en quoi cela consiste. Il

    nous dit que c’est une abstinence absolue de tout alcool, de tout liquide, de toute la nourriture où ce dernier

    est contenu.

     

    C’est un défi extrêmement délicat qui attend notre voisine et amie. Plus de malins plaisirs, elle sait à présent

    qu’elle n’a pas droit à la moindre erreur si elle veut réussir à guérir.

     

    Notre rendez-vous achevé, nous sortons pour déambuler dans les rues, histoire qu’Henriette se remette de ses

    émotions. Elle me regarde droit dans les yeux et me fait la promesse qu'elle  va ce sortir de ce mauvais pas.

    Elle aura besoin de beaucoup de courage et surtout de notre soutien. Il faudra juste l'épauler, l'écouter,

    l'encourager, pour ne pas qu'elle baisse les bras.

     

    Dans la vie c'est dans les périodes difficiles que l'on reconnait ses vrais amis. Les bons restent, les autres

    partent.

     

    Le sourire aux lèvres nous rentrons dans nos habitations respectives et nous serons là quand Henriette aura

    besoin d'un petit coup de pouce. Le combat terminé, cela ne deviendra plus qu’un mauvais souvenir…..

     

     

    Lady Marianne Atelier 41

    A bientôt  © Pat Pépette


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    Consignes :

    11 lettres habitudes ou affection de douter de tout. Nom tiré d'une doctrine philosophique.

    Les lettres :

    I E O S R R H N P Y M

    Mot à trouver : PYRRHONISME

     

    Mots : MINER PRIER MIENS HEROS PIRES RIENS PRIME

    Mon texte

    Je suis née dans une famille entourée de gens défaitistes ! De part mon handicap, il suffisait que je veuille

    entreprendre quelque chose pour que l’on me dise systématiquement : « Tu ne vas pas y arriver ». Rien de

    plus pénible, pour vous miner le moral. Me concernant cela produisait l’effet contraire.  Plus ils

    m’affirmaient que c’était impossible, plus je souhaitais leur prouver de quoi j’étais capable. Il fallait cependant

    être forte de caractère car beaucoup se seraient découragés à juste titre. Ma mère se faisait toujours du soucis

    pour des petits riens… Peur que je sois malade, que je tombe, que je sois déçue, la liste était longue… Elle ne

    le faisait pas pour me dénigrer oh non ! C’était certainement pour elle une façon de me préserver

    d’éventuelles déceptions….. Avec mon frère nous ne voulions pas passer pour des héros mais juste que l’on

    nous fasse confiance. Lui plus fragile psychologiquement à eu beaucoup de difficultés a supporter cela. Il était

    toujours mal dans sa peau, il n’était jamais content de lui, il doutait de tout ! Le comportement de mon père

    et de ma mère avait un effet néfaste sur lui. Moi à l’inverse, je me disais « vous allez voir si je ne vais pas y

    parvenir… » et je me lançais des défis, mais cela était fatiguant car il fallait toujours prouver que c’était

    réalisable. Un jour, je suis allée voir mon généraliste pour lui faire part de mon souci. En effet j’étais excédée

    par leurs agissements. Le docteur m’expliqua qu’il ne pouvait rien faire pour moi, il me demanda de prier 

    pour qu’ils acceptent enfin de me laisser ma chance. Il m’expliqua que ces habitudes ou affection de douter de

    tout était tiré d’une doctrine philosophique qui portait le nom de pyrrhonisme. Cela me faisait une belle

    jambe.  Je suis sûre que s’il existait une prime que l’on décerne aux personnes sceptiques, ils détiendraient la

    palme d’or ! Je me suis battue toute ma vie pour réussir mes études, conduire, vivre seule et autonome et

    quelque part, je peux leur dire merci. C’est grâce à leurs mises en garde perpétuelle, que je me suis surpassée.

    Je pense avoir réussi ma vie et obtenue ce que je désirais, bien sûr au prix de beaucoup d’efforts. Le résultat

    est là aujourd’hui et c’est ce qui compte le plus à mes yeux. Il est clair que j’aurai pu avoir les pires angoisses

    mais cela n’a pas été le cas, fort heureusement

     

    Je pense que l’on ne peut pas changer une personne, cela fait partie de son caractère, elle peut essayer

    d’évoluer mais chassez le naturel il revient au galop. Quand je fais le bilan aujourd’hui, je me rends compte

    que c’est leur attitude alarmiste qui m’a permis de me dépasser pour leur démontrer mes capacités à

    m’adapter dans mon quotidien.

     

    J’aurai préféré avoir des parents qui me poussent en avant mais malgré tout c’est moi qui est dû déplacer des

    montagnes pour obtenir ce que je désirais. Je ne leur jette pas la pierre, car si j’avais eu une famille, je ne sais

    pas comment j’aurai agis avec les miens.

     

     

    A bientôt  © Pat Pépette


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    Atelier N°39

      

    Atelier N°39

      

     

    Atelier N°39

    Consignes :

    11 lettres style burlesque dans une poésie où l'on ajoute des terminaisons latine. 

    A A U E C O I N M R Q

    Mot à trouver : MACARONIQUE

     

    Mes mots : Monique  Moque  Cinéma Comique ruiner  Manque

     

    Mon texte 

     

    Monique, ma mère lorsqu’elle était jeune, était passionnée par l’écriture. Elle possédait un don incontestable

    pour composer de beaux textes, elle inventait de belles histoires et avait l’imagination fertile. Cependant au

    bout d’un certain temps elle se mit à stagner et soif de connaissances elle souhaita s’inscrire dans un atelier

    de poésie. C’est un domaine qu’elle ne maîtrisait pas trop, elle envisageait d’en connaitre les rudiments pour

    pouvoir élargir son horizon.

     

    Quelle ne fut pas sa surprise, quand son professeur lui annonça le prix des cours particuliers. Elle avait

    intérêt à faire preuve d’assiduité, car elle n’envisageait pas de se ruiner, si les résultats n’étaient pas

    probants.

    Elle était novice en la matière et craignait que l’on se moque d’elle !

     

    C’est plein d’entrain qu’elle se rendit à sa première leçon et fut très étonnée de voir que plusieurs personnes

    faisant partie du groupe étaient très érudits. Pleine de bonne volonté elle ne demandait qu’à apprendre. Le

    doute toutefois s’installa, elle s’était peut-être fait son cinéma et pensait ne pas être à la hauteur.

     

    Malgré son manque de confiance, maman voulait persévérer ! Au bout du premier trimestre, elle prit plaisir à

    mettre en place ce qu’elle avait apprit. Tout paraissait plus facile et ne regrettait pas son choix, elle se régalait

    chaque semaine.

     

    Vint le jour où Marc leur instructeur leur expliqua qu’il était temps d’introduire un style burlesque dans les

    poésies en y ajoutant des terminaisons latines. Les choses allaient se corser. Ce nouveau procédé consistait à

    employer  un style macaronique. Ma mère était un petit peu déboussolée, trop de nouveautés techniques !

    Connaissant sa pugnacité elle continuerait de travailler dur pour intégrer ces nouvelles données. Dans un

    premier temps elle avait compris de façon simplifiée que c’était une méthode qui permettait de rendre comique

    ses écrits. Ce ne fut pas facile au début, Monique était la plus âgée de tous. Elle ne voulait pas renoncer pour

    autant et a eut raison de persévérer car elle composa des poèmes hilarants.

    Comme quoi, quand on le veut et que l’on ne baisse pas les bras, quand la motivation est là, tout reste

    possible…

     

    En quelques mois ma mère fit des prouesses incroyables. Elle était presque adulée par les autres membres de

    sa classe et je peux dire que j’étais et je suis encore aujourd’hui, très fière d’elle! C’est peut-être de cette

    expérience qu’est né mon désir d’écrire

     

     

    Atelier N°39

    A bientôt  © Pat Pépette


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    Atelier Lady Marianne N° 37

     

    Atelier Lady Marianne N° 37

    Costume  folklorique grec pour homme :

    Une Fustanelle

     

    Atelier Lady Marianne N° 37

    Consignes :

    Je vous propose 10 LETTRES nom féminin partie d'un costume folklorique grec

    A E E U L F S N T L

    F U S TA N E L L E

     

    Atelier Lady Marianne N° 37

    FAUTE  LENTE  SEULE  SANTE  FELES

     

    Mon texte

     

    Chaque année, nous organisons une fête dans mon village. J’habite à Saussignac en Dordogne, trois cents

    cinquante habitants. Tout le monde se connait, et nous attendons ces deux jours de détente avec impatience !

    Pour ne pas tomber dans la routine, nous choisissons un thème différent. Cette fois, nous avons opté pour les

    coutumes folkloriques grecques  Chaque résident va devoir trouver ou se confectionner un déguisement

    adéquat. Il y aura également des danses diverses et variées. Les personnes encore vaillantes y participent sans

    exception, du plus jeune au plus vieux. Tout le monde s’affaire à trouver des recettes, et activités

    correspondant à leurs traditions. Il nous faut un mois de préparation. Pour ma part, j’ai décidé de porter une

    fustanelle, c’est une jupe folklorique traditionnelle pour homme. C’est agréable de se déguiser de la sorte ! Ma

    mère est bien décidée, malgré son âge avancé, de faire parti des fêtards. Personnellement je la vois mal 

     pratiquer le sirtakis. Elle est malgré tout lente et sa santé lui fait parfois défaut. Je ne veux pas

    lui ôter cette joie car la pauvre est bien souvent seule.

     

    Tout est enfin prêt, nous avons de la chance, le ciel est dégagé et le soleil brille. Peut-être allons nous avoir

    chaud sous nos habits d’apparats. Nous prenons d’abord l’apéritif, puis déjeunons tranquillement en

    discutant de choses et d’autres. Le repas terminé, nous devons défiler dans les rues pour que les gens trop

    malades ou trop âgés puissent admirer le spectacle. S’en suit, ce que nous attendons tous, le fameux sirtakis.

    Je suis un peu soucieux de ce qu’il pourrait arriver à maman. Elle n’a quand même plus vingt ans et parfois

    elle dépasse ses limites. Enfin, n’y pensons pas et laissons là s’amuser comme il se doit. C’est parti, il faut

    suivre le rythme de la musique qui est quand même assez soutenu. Tout à coup, Germaine, ma mère perd

    l’équilibre et tombe à la renverse. Ses partenaires n’ont rien pu faire. Tout à coup, c’est la stupeur et

    l’angoisse qui s’emparent de chacun de nous. Je culpabilise en me disant que cela est de ma faute. Elle est à

    terre et se plaint, je m’empresse d’appeler le SAMU en décrivant ce qu’il s’est passé. Notre journée s’achève

    prématurément, sur une note de tristesse. L’ambulance arrive et transporte Germaine à l’hôpital. Le verdict

    tombe, le coccyx et le col du fémur fêlés, il va lui falloir beaucoup de patience pour obtenir la guérison. Drôle

    de façon de terminer un week-end festif. Souhaitons que vu son âge, elle s’en remettra sans trop de séquelles.

     

    Atelier Lady Marianne N° 37

    A bientôt  © Pat Pépette


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