• Challenge contre l'homophobie Le faire ou mourir de Marie-Lise Marguier

    Catégorie : Roman Littérature pour adolescents

    Chalenge contre l'homophobie Le faire ou mourir de Marie-Lise Marguier

    Résumé :

    Damien est un garçon trop sensible, méprisé par ses copains de classe depuis toujours et

    incompris de ses parents. Dès l’arrivée dans son nouveau collège, il se retrouve par miracle

    sous la protection de la bande de gothiques et de son leader, Samy, un garçon lumineux, il est

    intelligent et doux, en dépit de son look radical. Très vite, Damien devient Dam, adopte

    piercings et vêtements noirs et, surtout, trouve auprès de Samy un véritable ami, et peut-être

    plus, au point de déclencher des représailles chez son père, contre ces "mauvaises

    fréquentations".
     

    Au fur et à mesure des pages, le lecteur découvre la profondeur de la souffrance de Dam :

    depuis longtemps il a pris l’habitude de se scarifier les cuisses, incapable qu’il est d’exprimer sa

    souffrance et sa solitude. Il lui faut chaque soir "libérer son sang" pour se sentir mieux. "Tant 

    que je saigne, je suis vivant", dit-il. Car Dam a peur, de tout le monde et surtout de lui-même.

    Samy, à l’inverse, est un garçon bien dans sa tête et dans son corps, et sait dire très

    naturellement son attirance pour Dam. Les deux garçons finissent par s’afficher ensemble au

    collège et tant pis si on les traite de "lopettes satanistes". Résistant à la colère paternelle,

    Dam retrouve Samy en cachette, pour parler, écouter de la musique et s’embrasser. L’amour

    entre les deux garçons est si puissant qu’on pourrait espérer qu’il libère Dam de sa souffrance.

    Le jour de son anniversaire, les deux garçons se retrouvent dans sa chambre et le titre du

    roman trouve enfin son explication : faire l’amour pour la première fois… ou mourir. 

     

     

    Chalenge contre l'homophobie Le faire ou mourir de Marie-Lise Marguier    Nathalie Robert

     

    Dès le départ, tous les ingrédients étaient présents pour traiter plusieurs sujets graves. En

    lisant, le résumé j'ai eu vraiment envie de me lancer dans la lecture de ce roman, d'autant que

    j'en cherchais un qui parle de l'homosexualité, dans le cadre du chalenge contre l'homophobie.

    J'avais lu les critiques sur Babelio qui paraissaient très bonnes.

    Le début m'a paru prometteur et très vite j'ai été déçue. Je n'ai pas aimé le style d'écriture

    de l'auteur. Cette façon de parler "jeunes", un langage qui ne me convenait pas.

    Je ne peux même pas dire qu'il s'agit d'un style familier, c'est encore pire que cela.  

    Hormis le sujet sur la scarification, je trouve que le reste n'a été qu'effleuré. J'aurai

    aimé que l'auteur traite les sujets abordés avec plus de profondeur. En ce qui concerne

    la fin de l'histoire même si l'on a une petite idée de la manière dont le roman se termine,

    ce n'est pas explicite du tout. Chacun est libre d'imaginer sa propre fin.

    En conclusion, je dirai que je n'ai pas du tout adhéré à cette histoire.

     

    Citations :

    "On n'a pas parlé de tout l'après-midi, mais je me suis senti bien avec eux. Enfin je ne

    sais pas si je me suis senti bien, mais au moins je me suis senti. Je ne sais pas comment

    l'expliquer."

     

    "Il avait l'air presque fier. Il l'était nettement moins après le piercing à la langue, et

    plus du tout quand j'ai oublié d'enlever l'eye-liner de Samy avant de rentrer à la 

    maison."

     

    "Le lendemain, quand j'ai revu la bande, c'était un peu comme si j'avais une autre identité."

     

    "La prof de dessin m'a dit qu'on discernait toute ma sensibilité dans mes créations."

     

    "Ce que j'adore avec eux, mis à part que je suis bien quand ils sont là, c'est cette façon de

    s'enlacer, de se cajoler."

     

    "J'ai embrassé furtivement ses lèvres, juste pour voir. Gourmand, il a dit. J'en ai eu

    le coeur tout chaviré de plaisir, va comprendre."

     

    "Je sais pas comment ni pourquoi c'est arrivé, j'ai expliqué tout bas, mais c'est comme

    ça. J'aime quand.... quand tu me frôles et que ça me fait trembler. J'ai l'impression de

    devenir fou parce que je fais qu'y penser, je pense qu'à toi, Samy. Tout le temps."

     

    "Tu as envie de mourir ? Il a demandé très sérieusement. Non j'ai dit en reniflant, ce 

    serait trop simple."

     

    "Je lui ai rendu son baiser, ouvert un peu la bouche pour boire son haleine douce et 

    chaude et sentir sa langue."

     

    "Il a pâli quand il m'a vu, avec mon visage tout barbouillé de sang, de larmes et de

    maquillage coulé."

     

    "J'ai eu peur d'avoir perdu ça aussi, ce soulagement sur demande."

     

    "Dam, il a dit avec beaucoup de douceur, ça saigne beaucoup tu sais. C'est rien, j'ai dit,

    ça va s'arrêter tout seul."

     

    "Le plus important c'est qu'après je suis mieux. Ca me soulage."

     

    "Moi mon coeur battait si fort que tout le monde pouvait l'entendre, mais pour elle

    on aurait dit que tout était parfaitement normal."

     

    "Ils avaient une remise en pierre avec des poutres et des cordes, je me suis dit si tu

    avais du cran tu te pendrais pour qu'ils aient des remords."

     

    "J'aurai voulu lui dire que je me sentais comme abîmé. Que j'existais sans vivre vraiment."

     

    "Damien, je vais devoir faire un signalement, il a dit. J'ai pâli."

     

    "J'ai eu envie de me faire saigner pour me punir de lui faire du mal, il méritait pas ça.

    Samy."

     

    "Samy il croit encore qu'il est immortel, et lui il l'est sans doute."

     

    "Samy, j'ai essayé de dire, mais il m'embrassait de nouveau et j'ai eu l'impression de

    perdre la tête."

     

    "C'était comme de l'euphorie ou une urgence de vivre. Samy a toujours cet effet sur

    moi."

     

    "Qu'est-ce que c'est que ça ? Il a demandé en montrant mon ventre. Il criait plus mais

    c'était encore plus effrayant. Rien, j'ai dit en essayant de cacher mes entrailles. C'est lui

    qui a fait ça, Damien ? Il a insisté. C'est de ça que parlait le toubib ? Non, j'ai dit."

     

    "Je me suis dit que la mère de Samy m'avait plus souvent embrassé ces dernières

    semaines que ma mère dans toute ma vie."

     

    "Tu croyais pas que j'allais te laisser finir l'année avec ce petit pédé pour que je vous retrouve

    encore à vous bécoter chez nous pendant notre absence ?"

     

    "J'ai dit ta gueule, t'as pas entendu ou quoi ? J'ai demandé. On est dans ma chambre.

    C'est moi qui parle. Assis, j'ai dit."

     

    "On peut tout reprendre à zéro, a dit mon père. Mais tu comprends pas que c'est trop 

    tard ? J'ai hurlé."

     

    "Tout va aller bien maintenant. Je t'aime, j'ai dit en l'embrassant. Il s'est laissé faire. 

    Juste laissé faire."

     

    "Je me suis mis à pleurer sans pouvoir m'arrêter. Samy, j'appelais. Je l'avais perdu. La

    seule chose de bien qui m'était arrivée dans la vie, je l'avais perdue."

     

    "Ils retenaient leur souffle pour entendre ma réponse. Je crois que c'était la première

    fois que ce que je disais avait de l'importance."

     

    "Je libérais beaucoup de sang et ça ralentissait tous mes gestes. Mais au moins, la colère

    et la douleur d'avoir perdu Samy disparaissaient noyées dans ce sang."

     

    "J'avais plus peur. Ni mal. Ni besoin de la lame ou de quoi que ce soit d'autre. Que ça

    ne s'arrête jamais, je priais dans ma tête."

     

     

     

    Chalenge contre l'homophobie Le faire ou mourir de Marie-Lise Marguier

     

     

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :