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    Tu es cette épingle à linges

    Tu es une épingle à linge

    Raconte ton histoire 

     

    Mon texte

     

    Il paraît que la réincarnation existe ! Je suis…enfin j’étais quelqu’un de très terre à terre. Aujourd’hui toutes

    mes certitudes se sont effondrées ! Que m’arrive-t-il ? Et qui suis-je ?

     

    Me voilà tout à coup en équilibre précaire, allez-y ne vous gênez pas… Tripotez-moi… Où il y a de la gêne, il

    n’y a pas de plaisir. Il semblerait que je sois d’une grande utilité, j’en suis forte aise ! Mais encore… J’ai la

    sensation d’être suspendue à un fil ? Une corde ? Le mystère reste entier ? Je me suis réveillée là ce matin, je

    n’y comprends rien ! Je suis… enfin j’étais une grande rêveuse, est-ce que mon dernier songe a dérapé ?

    Après avoir subi, le froid, une avalanche de pluie torrentielle… maintenant je grille littéralement au soleil.

     

    — Au secours, aidez-moi ! sortez-moi de cet enfer… ce sont des conditions de vie inhumaine, hurlai-je à

    corps et à cri.

     

    Alors que je m’époumone, si ça se trouve personne ne m’entends ? Ai-je un corps ? Une voix ? Je ne crois

    pas ! Dans quelle galère me suis-je fourrée ? M’a ton jeté un sort ? A priori, je ne vois pas…

    je n’entends pas …  je sais quand on m’utilise…

     

    Tout à coup je sens que l’on presse ma tête…

    — Arrêtez, vous me pincez, pourquoi faire ? m’indignai-je.

     

    Et hop, maintenant quelqu’un me balance sans ménagement. Il me semble que j’atterri sur une surface dure.

    — Aïe, bande de sauvages ! je vais me plaindre à qui d’ailleurs ? m’interrogeai-je

     

    J’essaye d’aiguiser mes sens pour comprendre… Puis surprise, je reçois quelque chose de doux sur moi.

    — Je ne bois pas ? ne me drogue pas ? paumée, oui voilà c’est le mot !

     

    Soudain, je reçois une sacrée dose de flotte !

    — La vache ! ça y est je me noie ! constatai-je paniquée.

     

    Je rassemble mes idées : Un fil ? Une corde ? J’ai chaud… J’ai froid… On me balance sur une surface dure…

    Je sens quelque chose de soyeux qui me recouvre… je bois la tasse… Non… Je n’y crois pas… serai-je une

    épingle à linges ?

     

    — A l’aide ! rendez-moi ma vie ou tuez-moi, m’énervai-je.

     

    Avant j’étais humaine, aux finitions qui laissaient à désirer… Trop pressée de découvrir le monde… Il y a eu

    un petit dérapage incontrôlé, je me déplaçais sur quatre roues. Dans mes rêves, je marchais, j’étais mariée,

    j’avais des enfants. Au réveil, tout s’effaçait ! Je me disais toujours que si la vie était un livre, je choisirai une

    autre histoire. Jamais j’aurais pensé qu’en changeant de récit, je me retrouverai coincée dans la peau d’un tel

    objet ? Quel cauchemar !

     

    Soudain un visage me fait fasse :

    — Alors, tu vois regarde dans ce miroir, comme tu es belle. Je t’ai gâtée, tu es la reine. Tu scintilles de mille

    feux, avec ta robe cousue d’or, je ne me suis pas moqué de toi, cette fois, tu es parfaite, me dit la voix.

    — Rendez-moi ma vie ! j’étais bien, pas d’effort je me déplaçais  dans bolide de luxe.

    — Je vais exaucer ton souhait, mais as-tu compris la leçon ?

    — Oui, nous savons ce que nous perdons mais nous ne savons pas ce qui nous attends, c’est bien ça ?

    demandai-je stressée.

     

    — C’est exact, demain dès l’aube tu garderas ton propre roman. Tu ne changeras pas de récit et tu suivras le

    cours de ton destin.

     

    — Oui, je ferai tout ce que vous voudrez et je profiterai de chaque jour comme si c’était le dernier.

     

    Ouf quelle aventure ! Il faut avouer que c’est un drôle de karma. Si le miracle existe, je le jure j’irai à la messe

    tous les dimanches. Ceci dit regardez vous-même, j’avais de la classe dans cette nouvelle enveloppe, vous ne

    trouvez pas ? J’aurai eu plus de chance de trouver un mari. Ceci dit : il vaut mieux vivre seule que mal

    accompagnée… Alors vive le célibat et les finitions imparfaites !

     

    Tu es cette épingle à linges

     

    Tu es cette épingle à linges

    A Bientôt@Pat Pepette

     


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    Une chose, un sentiment ou un comportement que je déteste

     

    Thème 

    Ecrire un texte et faire deviner une chose ou bien un sentiment, un comportement que je déteste sans le dire.... Je le mettrai à la fin... La réponse sera sous l'image.

     

    Mon texte 

     

    Dès la naissance, nous arrivons sur cette terre pour accomplir notre destin. Nous ne sommes pas tous égaux,

    certains seront beaucoup plus avantagés que d’autres. Est-ce le hasard ?

    La voix qui nous est réservée ? Ou la volonté de Dieu ? Toujours est-il que quoi qu’il arrive nous devrons

    avancer sur notre route, faire face à l’adversité, aux embûches que nous rencontrerons sur notre chemin…

    Pour certains d’entre nous, les cartes ont été mal distribuées et notre existence deviendra un véritable

    combat. Est-ce une façon de nous mettre à l’épreuve pour évaluer notre résistance ? Notre volonté d’exister

    au même titre que les individus dit valides ? Oui, c’est ce pourquoi nous nous battons. L’on nous surnomme :

    « les personnes en situation de handicap ». C’est la nouvelle appellation politiquement correcte. Il ne faut pas

    avoir peur d’appeler un chat, un chat. Nous sommes des personnes handicapées, infirmes…

     

    À mon âge, je peux dire que j’ai vécu des situations et des réactions peu enviables. Je me suis souvent

    demandée pour quelles raisons ? La peur de nous aborder normalement ? La difficulté d’être confronté à la

    différence ? Effectivement, elle saute aux yeux…

     

     A l’adolescence, nous ne supportons pas l’idée d’être mis dans des cases. Infirme Moteur Cérébral, c’est le

    lourd fardeau que nous devrons porter jusqu’à l’heure où nous devrons partir ailleurs… Dans un monde

    meilleur ? Qui peut le dire ?

     

    À l’âge de 30 ans quand vous croisez quelqu’un dans la rue qui vous tutoie… Cela fait mal… Arrive

    immanquablement la question : pourquoi ? Je ne me permettrai jamais d’agir ainsi avec un inconnu.

    Il y a encore quelques années en arrière, lorsque je me promenais dans un magasin accompagnée d’une amie

    valide, la vendeuse s’adressait systématiquement à elle… J’entends, je comprends, je réponds… Alors

    pourquoi ?

     

    Quand je suis face à un médecin avec qui j’ai une conversation totalement normale et soudain, ce dernier se

    met à prendre des notes en parlant à haute voix. Je suis estomaquée de constater qu’il ose dire : « elle

    comprend tout ». Ce que ce brave médecin oublie, c’est que je suis devant lui. Alors, je fulmine, je suis en

    colère mais je ne dis rien… Tout simplement parce que je trouve cela très grave. Lequel des deux est le plus à

    plaindre ? Moi qui reste calme du moins en apparence, qui comprend tout, mais qui me tais… Où cet homme

    devant moi, qui a fait des études de médecine qui plus est, mais qui n’éprouve pas la moindre gêne à laisser

    s’échapper ses pensées…

     

    Les épreuves de la vie m’ont parfois affaibli, m’ont fait douter, m’ont fait pleurer… Pourtant, elles m’ont

    enseignées les vraies valeurs, les priorités, l’urgence de vivre, de profiter.

     

    Elles m’ont appris, à savoir écouter, à regarder au-delà des apparences, à trouver les qualités de cœur, la

    beauté de l’âme, la sincérité…

     

     Il y a une attitude que je ne supporte absolument pas … Ce ressenti profond que je trouve abject… Alors

    avez-vous une idée de ce comportement si détestable ?

     

    Rassurez-vous à mon âge, tout cela ne me dérange plus vraiment… Disons que je n’y fais pratiquement plus

    attention… Ceci dit, cela se produit très rarement aujourd’hui. Je réagis souvent avec humour, c’est la

    meilleure façon de donner la réplique à ceux qui persistent encore à réagir ainsi.

     

    N'oubliez pas, personne n'est à l'abri, savourez la vie,  nous ne savons pas ce que nous réserve demain...

     

    Une chose, un sentiment ou un comportement que je déteste

    Le manque de respect

     

    Une chose, un sentiment ou un comportement que je déteste

    A Bientôt@Pat Pepette

     

     


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    Une image - Un texte

     

     

    Une image - Un texte

     

     

    Mon texte

     

    Qui es-tu ?

     

             Très souvent dans mes rêves, une image m’apparaît, toujours la même, nuit après nuit.... Je ne m’en

    lasse pas, je n’ai pas peur.

     

                Je me concentre sur tous les détails que représente cette vision. Un si beau visage coincé entre ciel et

    mer, qui m’inspire la pureté, la beauté, la confiance… Ses yeux sont d’un bleu étincellent et magnifique. Je

    suis à deux doigts de m’y perdre dedans.

     

                Poussée par la curiosité, j’engage alors une conversation :

    — Qui es-tu, si belle demoiselle, qui vient me rendre visite si souvent dans mes songes ?

    — Je suis toi, me dit-elle.

    — Aurais-je des hallucinations ? Par hasard !

    — Non, je suis le reflet de ton âme et de ton cœur, je te l’assure.

    — Comment est-ce possible ?

    — Je suis la personne que tu es, celle que tu aurais voulu être, et celle que tu deviendras.

    — La vraie, s’en ai aller le 19 décembre 2007, tu le sais bien.

    — Justement, c’est là où tu fais erreur, ce jour-là restera gravé pour toujours dans ta mémoire, parce

    que la vie t’a éprouvée, parce que la douleur ta gagnée, pour ne plus jamais te quittée. Cependant, tu as

    continué à rêver, tu as espéré, tout doucement tu t’es relevé et tu as avancé, sans jamais plier devant la

    bataille que tu devais livrer. Tu as renoué avec tes passions que tu croyais à jamais envolées, certes pour un

    temps, mais tu l’as fait avec bravoure et témérité.

    ­

    — Oui, mais une fois encore le destin s’est chargé à nouveau de m’enlever ce que j’aimais, mon oxygène, ma 

    liberté. Au début c’était compliqué, je ne cessais de me demander pourquoi toujours renoncer, capituler… Et

    puis j’ai fini par comprendre que cela faisait partit du passé… non sans difficultés… Peux-tu seulement

    l’imaginer ?

    — Eh bien, je peux t’assurer que ton ressenti, tes souvenirs sont bien rangés, dans un tiroir dont toi seule à

    la clé. Alors tu vois que tu es restée la même, dans ton cœur et dans tes pensées. Dorénavant, quand quelque

    chose n’ira pas, tu auras toujours le choix de venir te réfugier dans cet endroit secret, pour ouvrir ce coffret

    sacré.

    — Peux-tu me dire comment puis-je me débarrasser de cette révolte qui m’habite ? S’il te plait.

    — Elle est là, rappelle-toi qu’elle est ton moteur, elle te permet de lutter, de ne pas renoncer. Elle peut parfois

    te peser, tu aimerais bien t’en débarrasser, mais alors tu tomberais, tu démissionnerais.

    — Alors, si j’entends tes paroles, nous devons cohabiter ?

    — Oui, il n’y a pas d’autres alternatives, il te faut l’accepter.

    — Même si elle gronde, comme un éclair dans un ciel d’orage, même si elle m’étouffe parfois tellement elle

    envahit mon espace ?

    — Tu dois lui faire une place, mais juste ce qu’il faut, pas davantage ce serait trop.

    — A cet instant, je me sens soulager d’avoir pu partager ce qui est parfois si lourd à porter. Pourquoi fais-tu

    cela ?

    — Parce que je suis toi, celle que tu as été, celle que tu es, mais aussi celle que tu deviendras. Si j’avais un

    conseil à te donner, je te dirais, surtout ne lâche pas et crois en toi.

     

                Le matin même, réveillée, bon pied bon œil, j’ai pensé qu’il ne fallait pas oublier que la vie est belle,

    qu’il faut aller chercher le bonheur là où il est, ne pas s’encombrer de regrets, notre existence à une date

    d’expiration, ne l’oublions pas !

     

     

    Une image - Un texte

     

    A bientôt © Pat Pépette 

     

     

     

     

     

     

     

     


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    interprêtation d'image d'Ange gardien

     

    Interprétation de l'image

     

    interprêtation d'image d'Ange gardien

    Mon texte

     

                      Ce soir le moral n’est pas au rendez-vous car il y a des jours ou tout passe et d’autres où tout

    casse…Emprisonnée dans un puit sans fond, je décide de m’allonger afin de me détendre et de lâcher prise.

    L’intention est là, mais le résultat n’est pas toujours facile à obtenir.

     

                 Surtout moi qui souhaite toujours tout maîtriser, mais chacun d’entre nous savons bien que la

    perfection n’existe pas… Pourtant, je tente de me laisser aller et cesser de penser. Je ne souhaite qu’une chose,

    le vide et le silence… Je veux me relâcher pour ne pas revivre cette sale journée, ou la douleur physique m’a

    foudroyée du matin jusqu’au soir, en augmentant crescendo comme d’habitude… Je ferme les yeux et espère

    de toutes mes forces que cette souffrance va perdre de son intensité. Je me persuade que c’est une bataille qui

    se joue entre mon esprit et mon corps. Ce n’est pas une lutte comme le pot de fer contre le pot de terre. C’est

    autre chose, comment trouver la force mentale qui fera reculer mon assaillant ? Pourtant, je n’ai pas de doute,

    je la possède, il me faut juste trouver le chemin à emprunter pour aller la chercher.

     

                    Mes yeux clos j’aperçois une image magnifique, un bel adonis avec de grandes ailes toutes blanches.

    Il est d’une beauté renversante, j’en suis toute remuée… J’entrouvre mes paupières doucement, craignant de

    perdre son image. Et quelle ne fut pas ma surprise de le voir au-dessus de moi.

     

                Un peu étonnée et quelque peu apeurée, j’entame la conversation, juste pour vérifier si je ne suis pas

    victime d’une hallucinations…

     

                — Euh… Qui es-tu bel Apollon ?

                — Je suis ton ange gardien, je pense que je peux t’aider dans ta quête.

     

                Je suis muette de stupeur. Est-ce que quelqu’un a versé quelque chose dans mon verre toute à l’heure ?

    Je n’ai pas fumé, je suis pourtant clean, que se passe-t-il ?

     

                   — Non, n’ai pas peur de moi, tu ne rêves pas, je suis réel, du moins pour toi, me dit-il.

                  — Que veux-tu dire par là ? Soit plus précis, je t'écoutes.

                 — L’ange gardien par définition n’est visible que par la personne qu’il protège. Tu comprends ?

               — Alors tu as failli à ta mission, parce que cela fait longtemps que tu es inscrit aux abonnés absents…

    Quand j’ai besoin d’aide, je le demande à ma grand-mère et je ne sais pas si j’ai raison ou tort, parfois je suis

    sûre qu’elle m’entend. Elle m’envoie des ondes positives, qui me permettent d’avancer…

                — Alors ce soir, je suis venu exaucer un de tes souhaits. Qu’aimerais-tu réaliser comme rêve ?

                — J’adorerai faire un voyage avec toi.

               — Quelle destination choisirais-tu ? Un lieu de ton choix, vas-y n'hésites pas, me propose-t-il.

              — Peu importe, j’aimerai juste que tu me prennes dans tes bras, pour me faire ressentir la sensation de

    voler… Accrochée à tes ailes je me sentirai en sécurité… Prête à partir loin, très loin, là où personne n’est

    jamais allé. Un endroit méconnu pour nous les humains. Serais-tu prêt à accéder à ma demande ? Ce sera la

    seule, mais elle est précieuse.

                 — Bien sûr que cela est possible regarde… Ouvre grand tes yeux et admire...

                 

                   Il me prend avec lui, je suis comblée, pas besoin de parler, juste de se laisser emporter en toute

    confiance et sérénité. Installée sur son dos, je me profite pour planer.

                 — Comment t’appelles-tu cher Ange ? 

                — Je m’appelle Gabriel, et je suis là pour alléger ta peine… Je sais bien que tu as le cœur lourd

    certains jours.

                 — Alors fait moi décoller pour découvrir le monde d’en haut, pour que je puisse comparer et savourer

    ce plaisir immense qui s’offre à moi. Je suis sûre que ce sera la seule et unique fois, lui affirmais-je.

               — Oui, alors ne te trompe pas d’endroit… réfléchis bien !

                 — Je ne suis pas exigeante, je veux juste voler, puisque je n’ai jamais eu la possibilité de marcher…

                — Accroches-toi à mes ailes, je vais t’offrir le cadeau que tu mérites.Tel un oiseau, tu vas sentir un

    sentiment de liberté, de légèreté et de beauté…

     

                Bien consciente, que c’est une occasion unique, je décolle et épouse la forme de son corps, comme si

    j’étais son ombre, comme si j’étais lui, comme s’il était moi. Le voyage extraordinaire de Gabriel, c’est un

    souvenir que je ne pourrais jamais oublier. A cet instant T nous sommes unis par la pensée, je ne suis plus

    seule, et surtout je suis éblouie par l’immensité du ciel, le cœur léger, la douleur envolée…

    Comme toutes les bonnes choses, elles ont une fin…

     

                — Gabriel, je ne sais comment te remercier, c’est la première fois qu’un homme… Enfin plutôt un

    ange me tient dans ses bras… Cela paraît fou et pourtant… C’était ma seule chance c’est ça ? Tu ne

    reviendras pas ?

                — Non, Pat mais quand ton heure aura sonnée, tu me remplaceras… Ainsi tourne le monde, un jour

    ce sera toi…

                — Emue aux larmes, je le remercie pour ce présent magique. Je lui promets que je ne baisserai plus

    les bras, dans cette vie-là. Parce que maintenant, je sais que mon tour viendra, j’offrirai du rêve à tous les

    diminués de la terre. Je pourrais leur faire connaître le grand frisson, celui qui permet de se sentir vivant.

     

                A Gabriel, mon ange gardien inoubliable.

     

    interprêtation d'image d'Ange gardien

     

    A bientôt © Pat Pépette 


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    Mon texte

     

                    Chacun sait que le cerveau est l’organe le plus complexe, mais aussi celui qui dirige toutes les

    fonctions de notre corps. Cette image c’est mon histoire, ma vie, différente, mais qui vaut la peine d’être vécue

    malgré les difficultés de plus en plus marquantes.

     

                 Une naissance pour des parents, est le plus beau cadeau qu’ils puissent attendre. Toutefois, il arrive

    que les choses ne se passent pas tout à fait comme prévues…

     

                Trop pressée de découvrir ce monde, je suis arrivée trop tôt. Personne ne pouvait prévoir que ma

    venue précipitée engendrerait tant de soucis. En effet, je n’ai pas pleuré tout de suite et un manque d’oxygène

    de quelques secondes voire minutes ont entraîné de graves séquelles.

                 

                C’est ainsi que commença mon existence.  Nous savons tous que nous ne partons pas égaux, que

    certains ont plus de chance que d’autres. Toutefois, pour s’en rendre vraiment compte il faut le vivre au

    quotidien.

     

                 Le verdict est tombé comme un couperet, lésion cérébrale irréversible. Tel allait être mon destin.  Un

    chemin semé d’embûches, il fallait m’y préparer, j’ai dû au départ me battre pour survivre et une fois ce cap

    délicat à passer, il a fallu apprendre à vivre différemment, autrement…

     

                 Cet handicap est un frein bien entendu, mais il m’a permis de me forger un caractère de battante, car

    il n’y a pas de pitié pour les plus faibles. J’ai eu une enfance qui ne ressemble pas à celle de la majorité d’entre

    vous. Mes journées se passaient dans un centre de rééducation fonctionnelle. Ce passage qui a duré 12 années

    a conditionné en partie la femme que je suis aujourd’hui. Les rééducateurs et les moniteurs nous ont donné

    les armes pour combattre, ils savaient que dehors, au-delà de ces murs qui nous protégeaient, les conditions

    seraient rudes.

     

                A l’adolescence, c’était l’âge de la révolte, cette injustice nous la prenions en pleine face. C’était le

    temps des questions : pourquoi moi ? qu’ai-je fait pour mériter cela ?

     

                 Perdre du temps à chercher des réponses là où il n’y en a pas, empêchent d’avancer… Alors le temps

    passant, je savais… Mon cerveau m’a privé de l’usage d’un nombre important de fonctions motrices.

               

             Je remercie le ciel d’avoir épargné mes facultés intellectuelles, cela fait souffrir parfois parce que l’on a

    conscience de son état. D’un notre côté, cela m’a permis d’accomplir de grandes choses.  Je suis un être

    passionné, de sports, de lecture, d’écriture. Mon cerveau a décidé d’en faire qu’à sa tête, il a réduit mon

    champ d’action mais il ne m’empêche de savoir écouter, d’être disponible quand quelqu’un a besoin de moi. Il

    m’a appris la tolérance car j’ai souffert de ma différence et de l’indifférence.

     

                Si j’avais un message à lui délivrer aujourd’hui, je lui dirais ceci :

               

              — Cher cerveau, tu as failli à ta mission, tu marches à ta façon. Grâce à toi j’existe, je respire, je suis

    là. Tu m’as rendu plus forte, j’ai appris les vraies valeurs de la vie, celles qui n’ont pas de prix.

                   

                L’avenir ? Je ne veux pas le connaître ni même y penser… Toi, cher cerveau tu resteras le même,

    jusqu’à la fin. Ce qui n’empêchera pas mon état de se détériorer car l 'handicap et la vieillesse ne sont pas

    bons à marier.

                 

                 Tu ne m’as pas donné la possibilité de marcher mais tu m’as laissé l’opportunité de rêver. C’est un

    avantage précieux, car dans mes songes je peux imaginer un monde à part, un endroit où tout est permis. Je

    m’offre le droit de courir, de voler, d’avoir un corps plus léger, qui m’obéit au doigt et à l’œil.

     

                 Aujourd’hui, le combat n’est pas fini mais j’avance à petits pas… ce n’est pas tout à fait le terme que

    j’emploierai… je dirais plutôt à tours de roues, expression plus appropriée.

               

               Ce n’est pas le chemin que j’aurais choisi, mais dès le départ les dès étaient pipés et il a fallu s’adapter.

     

               On n’accepte pas on vit avec tout simplement…   

     

    Interprétation de l'image

    A bientôt © Pat Pépette


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