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    Mon texte

     

    Qui es-tu ?

     

             Très souvent dans mes rêves, une image m’apparaît, toujours la même, nuit après nuit.... Je ne m’en

    lasse pas, je n’ai pas peur.

     

                Je me concentre sur tous les détails que représente cette vision. Un si beau visage coincé entre ciel et

    mer, qui m’inspire la pureté, la beauté, la confiance… Ses yeux sont d’un bleu étincellent et magnifique. Je

    suis à deux doigts de m’y perdre dedans.

     

                Poussée par la curiosité, j’engage alors une conversation :

    — Qui es-tu, si belle demoiselle, qui vient me rendre visite si souvent dans mes songes ?

    — Je suis toi, me dit-elle.

    — Aurais-je des hallucinations ? Par hasard !

    — Non, je suis le reflet de ton âme et de ton cœur, je te l’assure.

    — Comment est-ce possible ?

    — Je suis la personne que tu es, celle que tu aurais voulu être, et celle que tu deviendras.

    — La vraie, s’en ai aller le 19 décembre 2007, tu le sais bien.

    — Justement, c’est là où tu fais erreur, ce jour-là restera gravé pour toujours dans ta mémoire, parce

    que la vie t’a éprouvée, parce que la douleur ta gagnée, pour ne plus jamais te quittée. Cependant, tu as

    continué à rêver, tu as espéré, tout doucement tu t’es relevé et tu as avancé, sans jamais plier devant la

    bataille que tu devais livrer. Tu as renoué avec tes passions que tu croyais à jamais envolées, certes pour un

    temps, mais tu l’as fait avec bravoure et témérité.

    ­

    — Oui, mais une fois encore le destin s’est chargé à nouveau de m’enlever ce que j’aimais, mon oxygène, ma 

    liberté. Au début c’était compliqué, je ne cessais de me demander pourquoi toujours renoncer, capituler… Et

    puis j’ai fini par comprendre que cela faisait partit du passé… non sans difficultés… Peux-tu seulement

    l’imaginer ?

    — Eh bien, je peux t’assurer que ton ressenti, tes souvenirs sont bien rangés, dans un tiroir dont toi seule à

    la clé. Alors tu vois que tu es restée la même, dans ton cœur et dans tes pensées. Dorénavant, quand quelque

    chose n’ira pas, tu auras toujours le choix de venir te réfugier dans cet endroit secret, pour ouvrir ce coffret

    sacré.

    — Peux-tu me dire comment puis-je me débarrasser de cette révolte qui m’habite ? S’il te plait.

    — Elle est là, rappelle-toi qu’elle est ton moteur, elle te permet de lutter, de ne pas renoncer. Elle peut parfois

    te peser, tu aimerais bien t’en débarrasser, mais alors tu tomberais, tu démissionnerais.

    — Alors, si j’entends tes paroles, nous devons cohabiter ?

    — Oui, il n’y a pas d’autres alternatives, il te faut l’accepter.

    — Même si elle gronde, comme un éclair dans un ciel d’orage, même si elle m’étouffe parfois tellement elle

    envahit mon espace ?

    — Tu dois lui faire une place, mais juste ce qu’il faut, pas davantage ce serait trop.

    — A cet instant, je me sens soulager d’avoir pu partager ce qui est parfois si lourd à porter. Pourquoi fais-tu

    cela ?

    — Parce que je suis toi, celle que tu as été, celle que tu es, mais aussi celle que tu deviendras. Si j’avais un

    conseil à te donner, je te dirais, surtout ne lâche pas et crois en toi.

     

                Le matin même, réveillée, bon pied bon œil, j’ai pensé qu’il ne fallait pas oublier que la vie est belle,

    qu’il faut aller chercher le bonheur là où il est, ne pas s’encombrer de regrets, notre existence à une date

    d’expiration, ne l’oublions pas !

     

     

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    A bientôt © Pat Pépette 

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Mon texte

     

                      Ce soir le moral n’est pas au rendez-vous car il y a des jours ou tout passe et d’autres où tout

    casse…Emprisonnée dans un puit sans fond je décide de m’allonger afin de me détendre et de lâcher prise.

    L’intention est là, mais le résultat n’est pas toujours facile à obtenir.

     

                 Surtout moi qui souhaite toujours tout maîtriser, mais chacun d’entre nous savons bien que la

    perfection n’existe pas… Pourtant, je tente de me laisser aller et cesser de penser. Je ne souhaite qu’une chose,

    le vide et le silence… Je veux me relâcher pour ne pas revivre cette sale journée, ou la douleur physique m’a

    foudroyée du matin jusqu’au soir, en augmentant crescendo comme d’habitude… Je ferme les yeux et espère

    de toutes mes forces que cette souffrance va perdre de son intensité. Je me persuade que c’est une bataille qui

    se joue entre mon esprit et mon corps. Ce n’est pas une lutte comme le pot de fer contre le pot de terre. C’est

    autre chose, comment trouver la force mentale qui fera reculer mon assaillant ? Pourtant je n’ai pas de doute,

    je la possède il me faut juste trouver le chemin à emprunter pour aller la chercher.

     

                    Mes yeux clos j’aperçois une image magnifique, un bel adonis avec de grandes ailes toutes blanches.

    Il est d’une beauté renversante, j’en suis toute remuée… J’entrouvre mes paupières doucement craignant de

    perdre son image. Et quelle ne fut pas ma surprise de le voir au-dessus de moi.

     

                Un peu étonnée et quelque peu apeurée, j’entame la conversation, juste pour vérifier si je ne suis pas

    victime d’une hallucinations…

     

                — Euh… Qui es-tu bel Apollon ?

                — Je suis ton ange gardien, je pense que je peux t’aider dans ta quête.

     

                Je suis muette de stupeur. Est-ce que quelqu’un a versé quelque chose dans mon verre toute à l’heure ?

    Je n’ai pas fumé, je suis pourtant clean, que se passe-t-il ?

     

                   — Non, n’ai pas peur de moi, tu ne rêves pas, je suis réel, du moins pour toi, me dit-il.

                  — Que veux-tu dire par là ? Soit plus précis, je t'écoutes.

                 — L’ange gardien par définition n’est visible que par la personne qu’il protège. Tu comprends ?

               — Alors tu as failli à ta mission, parce que cela fait longtemps que tu es inscrit aux abonnés absents…

    Quand j’ai besoin d’aide, je le demande à ma grand-mère et je ne sais pas si j’ai raison ou tort, parfois je suis

    sûre qu’elle m’entend. Elle m’envoie des ondes positives qui me permettent d’avancer…

                — Alors ce soir, je suis venu exaucer un de tes souhaits. Qu’aimerais-tu réaliser comme rêve ?

                — J’adorerai faire un voyage avec toi.

               — Quelle destination choisirais-tu ? Un lieu de ton choix, vas-y n'hésites pas, me propose-t-il.

              — Peu importe, j’aimerai juste que tu me prennes dans tes bras pour me faire ressentir la sensation de

    voler… Accrochée à tes ailes je me sentirai en sécurité… Prête à partir loin très loin, là où personne n’est

    jamais allé. Un endroit méconnu pour nous les humains. Serais-tu prêt à accéder à ma demande ? Ce sera la

    seule, mais elle est précieuse.

                 — Bien sûr que cela est possible regarde… Ouvre grand tes yeux et admire...

                 

                   Il me prend avec lui, je suis comblée, pas besoin de parler, juste de se laisser emporter en toute

    confiance et sérénité. Installée sur son dos, je me profite pour planer.

                 — Comment t’appelles-tu cher Ange ? 

                — Je m’appelle Gabriel, et je suis là pour alléger ta peine… Je sais bien que tu as le cœur lourd

    certains jours.

                 — Alors fait moi décoller pour découvrir le monde d’en haut, pour que je puisse comparer et savourer

    ce plaisir immense qui s’offre à moi. Je suis sûre que ce sera la seule et unique fois, lui affirmais-je.

               — Oui, alors ne te trompe pas d’endroit… réfléchis bien !

                 — Je ne suis pas exigeante, je veux juste voler, puisque je n’ai jamais eu la possibilité de marcher…

                — Accroches-toi à mes ailes, je vais t’offrir le cadeau que tu mérites.Tel un oiseau, tu vas sentir un

    sentiment de liberté, de légèreté et de beauté…

     

                Bien consciente que c’est une occasion unique, je décolle et épouse la forme de son corps, comme si

    j’étais son ombre, comme si j’étais lui, comme s’il était moi. Le voyage extraordinaire de Gabriel, c’est un

    souvenir que je ne pourrais jamais oublier. A cet instant T nous sommes unis par la pensée, je ne suis plus

    seule, et surtout je suis éblouie par l’immensité du ciel, le cœur léger, la douleur envolée…

    Comme toutes les bonnes choses, elles ont une fin…

     

                — Gabriel, je ne sais comment te remercier, c’est la première fois qu’un homme… Enfin plutôt un

    ange me tient dans ses bras… Cela paraît fou et pourtant… C’était ma seule chance c’est ça ? Tu ne

    reviendras pas ?

                — Non, Pat mais quand ton heure aura sonnée, tu me remplaceras… Ainsi tourne le monde, un jour

    ce sera toi…

                — Emue aux larmes, je le remercie pour ce présent magique. Je lui promets que je ne baisserai plus

    les bras, dans cette vie-là. Parce que maintenant je sais que mon tour viendra et j’offrirai du rêve à tous les

    diminués de la terre. Je pourrais leur faire connaître le grand frisson, celui qui permet de se sentir vivant.

     

                A Gabriel, mon ange gardien inoubliable.

     

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    Mon texte

     

                    Chacun sait que le cerveau est l’organe le plus complexe, mais aussi celui qui dirige toutes les

    fonctions de notre corps. Cette image c’est mon histoire, ma vie, différente, mais qui vaut la peine d’être vécue

    malgré les difficultés de plus en plus marquantes.

     

                 Une naissance pour des parents, est le plus beau cadeau qu’ils puissent attendre. Toutefois, il arrive

    que les choses ne se passent pas tout à fait comme prévues…

     

                Trop pressée de découvrir ce monde, je suis arrivée trop tôt. Personne ne pouvait prévoir que ma

    venue précipitée engendrerait tant de soucis. En effet, je n’ai pas pleuré tout de suite et un manque d’oxygène

    de quelques secondes voire minutes ont entraîné de graves séquelles.

                 

                C’est ainsi que commença mon existence.  Nous savons tous que nous ne partons pas égaux, que

    certains ont plus de chance que d’autres. Toutefois, pour s’en rendre vraiment compte il faut le vivre au

    quotidien.

     

                 Le verdict est tombé comme un couperet, lésion cérébrale irréversible. Tel allait être mon destin.  Un

    chemin semé d’embûches, il fallait m’y préparer, j’ai dû au départ me battre pour survivre et une fois ce cap

    délicat à passer, il a fallu apprendre à vivre différemment, autrement…

     

                 Cet handicap est un frein bien entendu, mais il m’a permis de me forger un caractère de battante, car

    il n’y a pas de pitié pour les plus faibles. J’ai eu une enfance qui ne ressemble pas à celle de la majorité d’entre

    vous. Mes journées se passaient dans un centre de rééducation fonctionnelle. Ce passage qui a duré 12 années

    a conditionné en partie la femme que je suis aujourd’hui. Les rééducateurs et les moniteurs nous ont donné

    les armes pour combattre, ils savaient que dehors, au-delà de ces murs qui nous protégeaient, les conditions

    seraient rudes.

     

                A l’adolescence, c’était l’âge de la révolte, cette injustice nous la prenions en pleine face. C’était le

    temps des questions : pourquoi moi ? qu’ai-je fait pour mériter cela ?

     

                 Perdre du temps à chercher des réponses là où il n’y en a pas, empêchent d’avancer… Alors le temps

    passant, je savais… Mon cerveau m’a privé de l’usage d’un nombre important de fonctions motrices.

               

             Je remercie le ciel d’avoir épargné mes facultés intellectuelles, cela fait souffrir parfois parce que l’on a

    conscience de son état. D’un notre côté, cela m’a permis d’accomplir de grandes choses.  Je suis un être

    passionné, de sports, de lecture, d’écriture. Mon cerveau a décidé d’en faire qu’à sa tête, il a réduit mon

    champ d’action mais il ne m’empêche de savoir écouter, d’être disponible quand quelqu’un a besoin de moi. Il

    m’a appris la tolérance car j’ai souffert de ma différence et de l’indifférence.

     

                Si j’avais un message à lui délivrer aujourd’hui, je lui dirais ceci :

               

              — Cher cerveau, tu as failli à ta mission, tu marches à ta façon. Grâce à toi j’existe, je respire, je suis

    là. Tu m’as rendu plus forte, j’ai appris les vraies valeurs de la vie, celles qui n’ont pas de prix.

                   

                L’avenir ? Je ne veux pas le connaître ni même y penser… Toi, cher cerveau tu resteras le même,

    jusqu’à la fin. Ce qui n’empêchera pas mon état de se détériorer car l 'handicap et la vieillesse ne sont pas

    bons à marier.

                 

                 Tu ne m’as pas donné la possibilité de marcher mais tu m’as laissé l’opportunité de rêver. C’est un

    avantage précieux, car dans mes songes je peux imaginer un monde à part, un endroit où tout est permis. Je

    m’offre le droit de courir, de voler, d’avoir un corps plus léger, qui m’obéit au doigt et à l’œil.

     

                 Aujourd’hui, le combat n’est pas fini mais j’avance à petits pas… ce n’est pas tout à fait le terme que

    j’emploierai… je dirais plutôt à tours de roues, expression plus appropriée.

               

               Ce n’est pas le chemin que j’aurais choisi, mais dès le départ les dès étaient pipés et il a fallu s’adapter.

     

               On n’accepte pas on vit avec tout simplement…   

     

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    Exercice N° 6

     

    Thème : Décris ce qui peut mettre ce chat dans cet état et fais comme si tu étais le chat.

     

    Exercice N° 6

     

    Mon texte   

    Je m’appelle Quismo, je suis un chat pas tout à fait comme les autres… Je vais vous raconter mon histoire…

     

               À la naissance, ma mère m’a rejeté parce que j’étais le plus frêle de la fratrie. Mon éleveuse ne pouvant

    pas me vendre m’a confié très rapidement à une dame, qui semblait gentille à première vue. Je me suis

    dit : « chouette, enfin quelqu’un qui va prendre soin de moi et me donner l’amour dont j’ai tant besoin… »

     

                C’est donc le cœur en joie, et l’espoir d’un avenir meilleur, qu’elle me fit rentrer dans une caisse avec

    des barreaux. Objet un peu étrange, cependant je me suis installé. Un trajet tranquille où j’ai été sage comme

    une image. La dame ne parlait pas, elle se contentait juste de conduire. Cela ne m’a pas interpelé, je me suis

    dit que nous aurions bien le temps de faire connaissance. Je n’avais donc à ce moment-là aucune idée du

    destin machiavélique qui m’attendait…

     

                Arrivée à destination, elle s’empressa de me libérer de cette caisse de transport. J’étais heureux, mais

    cela n’a pas duré que quelques minutes. Elle me prit violemment par la peau du cou pour me jeter au sol.

    Groggy, je rassemblais mes forces pour me remettre d’aplomb mais en deux temps trois mouvements elle

    m’envoya un coup de pied dans la cuisse pour me faire valdinguer à l’autre bout de la pièce…

     

                Une douleur fulgurante m’arracha un miaulement effroyable ! Je ne pouvais plus prendre appui sur

    ma patte, je chancelais d’un côté, de l’autre, la douleur était insupportable…

     

    Que faire ? Comment me défendre ? Il n’y avait pas une once de méchanceté en moi, mais je savais que son

    acharnement ne faisait que commencer. Il fallait que je trouve un moyen de la tenir à l’écart. Pas de doutes, je

    ne pouvais rien faire, elle avait forcément le dessus sur moi. Je n’avais pas d’autre choix que de rester sur la

    défensive et lui montrer des signes de mécontentement. J’avais pourtant très peur de sa réaction mais ma

    seule chance de survie était de me transformer en fauve… Je commençais à sortir les griffes, prêt à

    l’affrontement, déterminé, c’était une question vitale… Elle fit quelques pas vers moi, armée d’un balai à la

    main. Le danger imminent m’obligea à sortir le grand jeu. La gueule grande ouverte, je lui montrais mes

    crocs… Pas fier du tout, j’étais apeuré, désorienté, mais je ne devais pas lui montrer ma faiblesse… Elle

    avançait en brandissant le manche à balais, son facies déformé par la rage qui l’animait. Alors je plantais mes

    yeux mauvais dans les siens, voulait-elle me tuer cette vieille chouette rabougris !! Je me mis à feuler

    doucement d’abord, mais elle ne reculait pas et vociférée de plus en plus fort. A mon tour, acculé je me mis à

    cracher, et tel un tigre prêt à dévorer sa proie, la gueule béante, je devais lui prouver que j’étais petit

    par la taille, mais que l’injustice dont je faisais l’objet devait cesser. Cela décuplaient mes forces et ma

    détermination était sans fin… Dans ma tête c’était la panique… Comment faire pour lui échapper ? Je ne

    voulais pas mourir, pas si jeune, je ne rêvais que d’une chose, trouver une maman humaine qui craquerait

    pour ma petite bouille de petit chaton gentil et affectueux. Pour l’instant, j’offrais une image déformée de mon

    petit minois mais je n’avais pas le choix, c’était elle ou moi.  Cros apparents, mes yeux exorbités de terreur,

    j’étais à l’affût. Telle une bête furieuse, je n’avais plus qu’une seule issue, l’attaque ! Moi, pauvre petit chaton

    tout mignon, obliger de me faire passer pour un animal sauvage, j’avais décidément malgré mon tout jeune

    âge un destin bien compliqué !

     

                La confrontation était inévitable ! Pas moyen de prendre appuis sur ma patte, mais dans des

    situations pareilles, nous nous découvrons des ressources insoupçonnées. Surtout ne pas réfléchir, juste éviter

    le pire… Par miracle je réussi à grimper sur une table au prix d’effroyables souffrances. Ma tortionnaire se

    transformait à son tour en véritable furie… Miauler pour demander de l’aide n’aurait servi à rien, alors je me

    préparai à l’assaut final.

    Je me disais : « Guismo tu vas mourir, Guismo c’est la fin ». Avec la rage, la révolte, la colère et la peur

    comme moteur, je pris mon élan et sauta directement à la gorge de cette sorcière sans cœur, pour lacérer son

    cou, afin de lui laisser les traces de la folie meurtrière qui s’emparait de moi tout à coup. Celle-ci perdit

    l’équilibre et tomba en arrière. Un point à zéro, crève vieille bique pensais-je… Je ne me reconnaissais pas,

    cette métamorphose soudaine me prit au dépourvu… Comment fuir sur trois pattes ? Et par où ? Je ne

    disposais que de quelques minutes, le temps que cette bonne femme reprenne ses esprits et se relève.

     

                Soudain une petite fille et sa maman ouvrit la porte, et tomba sur cette scène effrayante. Moi transit

    d’effroi, et elle affalée par terre, avec son balai qu’elle n’avait toujours pas lâché.

     

                La seule façon de sortir vivant de cette épreuve, c’était de redevenir, moi Guismo, petit chaton tout

    mignon. Je poussais quelques faibles vocalises, fatigué du combat du valeureux guerrier que j’avais dû mener.

     

                Soudain la petite fille me repéra enfin :

                ­­­­­— Oh comme il est mignon ? On le prend maman ? dit-elle.

                –– D’où sors-tu toi ? Que t’arrive-t-il ? Tu es blessé ? demande la maman.

     

                Je me mis à miaulé, de douleur, de terreur… Je savais que la façon de quitter cet endroit maudit était

    d’attendrir ces deux gentilles personnes. La gamine s’approcha de moi et me caressa tendrement, doucement.

    Je me mis à ronronner, de plaisir, de reconnaissance. Je savais qu’à présent j’étais sauvé… Un miracle s’est

    produit ce soir-là, j’ai trouvé une famille formidable qui m’a soigné, j’ai dû me faire opérer parce que cette

    vieille mégère m’avait brisé le col du fémur. Mes nouveaux parents et ma petite sœur prirent bien soin de moi

    et je suis devenu Guismo, le miraculé, qui s’était transformé en monstre ce soir d’hiver, pour ne pas mourir

    sous les coups que je recevais.

     

                 A présent, je vis heureux entouré de tout l’amour dont j’ai tant rêver.

     

     

    Exercice N° 6

     A bientôt © Pat Pépette 

     


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    Exercice sur le ressenti

     

    Thème 

    Tu rentres dans une salle c’est l’hiver, décris ce que tu vois, ce que tu sens et ce que tu ressens.

     

    Mon texte

    Premier jour de vacances de Noël, mon ami Jordan et moi-même avons décidé de partir en randonnée.

    Sportifs chevronnés tous les deux, il est hors de question de rester chez nous. Nous voulons profiter du grand

    air. Nous nous sommes préparés minutieusement un itinéraire avec des points de chutes pour passer les nuits

    au chaud.

     

    Ce matin, nous nous sommes levés de bonne heure. Tout est prêt, vêtement ultra efficaces adaptés pour des

    grosses variations de températures, sans oublier bien sûr des chaussures de randonnées de haute qualité.

    Nous nous hâtons tous les deux de nous habiller, sac à dos préparé la veille, il ne reste plus qu’à prendre un

    petit déjeuner copieux avant de démarrer l’aventure. « Aventure », rien qu’en attendant ce mots-là, un plaisir

    immense nous envahi. Un excitation palpable d’un côté comme de l’autre, nous ne sommes pas loin d’un

    sentiment d’euphorie !

     

    L’estomac bien rempli, nous sommes paraît pour entamer notre périple. Voilà pour nous ce qui est la

    définition du bonheur, rêver, se laisser surprendre par ce que nous allons découvrir, vivre l’instant présent à

    fond comme si nous allions mourir demain.

     

    A peine passé la porte, nous voilà saisi par un froid intense et humide, qu’à cela ne tienne il fallait s’y

    attendre. Nous avons tout prévu, puis en cas de problème nous nous réchaufferons l’un l’autre.

     

    Nous progressons raisonnablement car cela ne sert à rien de marcher vite. D’abord parce que nous devons

    faire preuve d’endurance, mais aussi parce que nous passerons à côté de Dame nature et raterons toutes les

    petites merveilles qui la compose. Au bout de deux heures de marche nous commençons à sentir une certaine

    fatigue en effet fouler cette neige épaisse en raquettes n’est pas de tout repos. A chaque pas j’ai l’impression de

    m’enfoncer dans une surface ouatée mais résistante.

     

    Le vent se lève et quelques flocons font leur apparition. Qu’à cela ne tienne, ce n’est rien Jordan et moi nous

    collons lui contre l’autre et il m’aide à avancer. Un air froid mais vivifiant caresses nos visages mais ce n’est

    pas important car c’est une motivation supplémentaire pour arriver au plus vite à notre point de chute.

     

    Soudain Jordan me lance :

    – J’ai une dalle d’enfer Eva, tu ne peux même pas imaginer.Oh bien sûr que si, si je pouvais j’avalerais un

    bœuf.

     

    J’aperçois enfin un petit chalet encore quelques minute…

     

    Eva s’écrit :

      – Ça y est nous y sommes, ce sera un repos bien mérité. Par contre j’ignore totalement ce que nous allons y

    trouver…

     

     – Laisse-toi surprendre par la magie de Noël tout simplement.

     

     – Jordan tu es un rêveur, c’est aussi pour cela que je t’aime.

     

    J’attrape la poignée et j’ouvre la porte d’entrée. Nous pénétrons à l’intérieur émerveillés. Une cheminée trône

    au milieu de la pièce. Le feu crépite et diffuse une chaleur douce et agréable. Une table est déjà dressée. Nous

    nous approchons tous les deux empreints de curiosité, pour y découvrir un plateau d’huitres, suivi d’un

    magret de canard fumant avec des pommes dauphine. Champagne rosé à volonté et comme dessert une buche

    de Noël si garnie que nous regretterions presque d’y toucher. Ce n’est pas la vraie bûche traditionnelle mais

    cette dernière et un mélange de trois couleurs différentes. Il semblerait que ce soit de la poire ornée de fine

    lamelle de chocolat qui repose sur un fond de nougatine.

     

    Bien sûr la personne qui s’est chargée de tout préparer avant notre venue, n’a pas oublié de nous placer des

    bougies pour rendre notre repas on ne peut plus romantique.

     

    Nous visitons à présent le reste de cette petite demeure charmante, un canapé en cuir blanc très confortable

    nous tend les bras. Ce sera notre lit pour une nuit. Ce dernier est idéalement placé puisque nous serons à

    proximité des flammes qui se consument dans l’antre de la cheminé. Nous serons installés comme des coqs en

    pattes, juste ce qu’il faut pour passer une nuit d’amour paisible.

     

    Soudain, nous entendons des petits jappements très discrets, je me retourne et que vois-je ? un petit chiot

    magnifique.

      – Oh quelle magnifique petite surprise ! Je connais cette race de chien, ce sont des Cavaliers King Charles.

    Ils ont une brouille d’enfer et un caractère en or. Leur pelage est parfois différent, celui-ci est tacheté de blanc,

    de noir et de marron. Viens voir Jordan, touche la douceur de son Poil. Il est à croquer, serais-tu d’accord de

    l’adopter ?

     

     – Pourquoi pas, faut-il d’abord être sûr qu’il n’est à personne ?

     

    Ce petit cabotin malicieux vient se frotter à nous, il ne perd pas une minute pour venir s’installer à nos côtés.

    Immédiatement, ils nous inondent de petites léchouilles affectueuses. De sentir cette petite langue se balader

    sur nos joues respectives nous fait littéralement fondre. Je caresse son petit ventre tout doux, il semble adorer

    cela.

     

     – Bon ce n’est pas tout, mais notre repas va refroidir. Alors-y Eva ; Cela va être un vrai festin pour nos

    papilles !

     

     Nous commençons par les huîtres, délicieuses accompagnée d’un zeste de citron.  Nous savourons avec

    lenteur cette entrée qui aiguise notre appétit. Nous passons ensuite à ce fameux magret de canard, l’odeur de

    fumée qui s’en dégage nous promet un met délicieux.

     

    Ensemble nous entamons notre plat, les morceaux sont fondants en bouche, nous faisons durer le plaisir. Les

    pommes dauphine sont croquantes à souhait, il n’y a pas à dire le Père Noël nous a gâté cette année.

    N’oublions pas d’accompagner notre repas de ce champagne rosé dans les bulles pétillent à l’intérieur des

    coupes. Nous levons nos verres et trinquons à notre avenir. C’est alors que ce liquide piquant et légèrement

    un peu dégage un parfum délicieux.

     

    Parlons de ce dessert, une bûche légère fondante et croquante à la fois. En effet, cette dernière composée de

    mousse et de nougatine, il ne peut en être autrement. Cela change des desserts habituels souvent fabriqués

    avec de la crème au beurre, parfois écœurante.

     

     Les bougies scintillent légèrement sous nos yeux admiratifs. Après s’être bien restaurés, nous décidons d’un

    commun accord de nous installer pour la nuit près du feu.

     

    Un endroit parfait ou les flammes danses sous nos regards envoutés.  Le désir s’emparant de nos corps nous

    faisant l’amour. Le plaisir nous envahi rapidement et enlacés, nous nous laissons gagner par le sommeil,

    fatigués mais heureux.

     

    L’aube fait doucement son apparition derrière les carreaux. Il est l’heure de se lever et de se préparer pour

    continuer notre aventure.

     

     – Alors Jordan, nous le prenons avec nous ce petit chiot ?

     

     – Bien sûr, comment résister à une telle boule d’amour.

     

    Voilà, nous sommes arrivés à deux, nous repartons à trois. C’est cela la magie de Noël !

     

     

    Exercice sur le ressenti

    A bientôt © Pat Pépette 

     

     

     

     

     


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