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    Les enfants de Gayant de Emmanuel Prost

    Catégorie : Roman de terroir

     

    Les enfants de Gayant de Emmanuel Prost

    Résumé :

     

    La Grande Guerre terminée, Hélène, infirmière au Val-de-Grâce, se rend au chevet de sa mère, qui lui confie

    dans un dernier soupir qu'elle n'est pas sa vraie génitrice. Son père, Joseph, lui relate alors l'aventure de sa

    naissance, d'une mère internée dans un asile et morte dans un incendie. Embauchée à l'hôpital de Douai,

    Hélène fait la rencontre de Stéphane Lacasse, un copain d'enfance, mineur et tout juste de retour du front : le

    coup de foudre est réciproque. Lors d'une réunion pour la reconstruction des géants de Douai, les Gayant,

    Hélène, accompagnée de Stéphane, effraie un homme, Auguste Bellecourt, généreux donateur, qui croit voir

    en la jeune femme une revenante. Piquée au vif après ces deux aventures troublantes, Hélène décide de mener

    l'enquête…

     

    Les enfants de Gayant de Emmanuel Prost

     

    Je remercie les Éditions De Borée de m'avoir permis de découvrir ce roman très intéressant. J'avais lu

    précédemment « Été 48 » d'Emmanuel Prost qui avait été un très beau coup de cœur. L'auteur nous

     ramène une nouvelle fois dans le Pas-de-Calais. La Grande guerre est sur le point de se terminer, dans

    un premier temps nous sommes plongés alternativement d'un chapitre à l'autre entre les soldats engagés

    dans cette guerre épouvantable et l'histoire d'Hélène, une jeune infirmière travaillant à l'hôpital du

    Val-de-Grâce au service des « Gueules cassées ». C'est ainsi que l'on appelait les grands blessés totalement

    défigurés. La paix sonne enfin le glas, commence alors une longue période de reconstruction. Comment

    se remettre psychologiquement d'une telle épreuve ? Les dégâts dans les villes sont incommensurables,

    tout reste à rebâtir, les rescapés progressivement redescendent à la mine. C'est leur quotidien, le travail pour

    lequel ils sont faits. D'autre part, Hélène va revenir près des siens et essayer de retrouver un certain

    équilibre. Emmanuel Prost, nous décrit l'histoire d'une saga familiale sur plusieurs générations. Au fil des

    pages, des secrets dévastateurs sont dévoilés… L'univers de certaines personnes vont totalement basculer.

    Mensonges, manipulations, trahisons… Dans quel but ? Parallèlement à ces révélations lourdes de

    conséquences, la population va devoir faire face a une pandémie : la grippe espagnole mais aussi la

    tuberculose… Dans cette ambiance pesante nos protagonistes vont cheminer vers leur destin, mais comment

    peut-on avancer quand l'on ne sait plus qui l'on est vraiment ? C'est ce que Hélène va tenter de faire malgré

    une réalité qui l'accable. Elle va retrouver un ami d'enfance Stéphane, avec qui elle va vivre sa vie.

    Arrivera-t-elle à comprendre et à pardonner ? Certains membres de cette grande famille bourgeoise, voyant

    la mort approcher, ont besoin de soulager leur conscience. Pour le meilleur ? Ou pour le pire ?

    C'est dans cette atmosphère particulière que l'auteur nous fait progresser aux côtés de nombreux 

    personnages. Nous suivons le parcours de ces derniers sur plusieurs générations. Il est question 

    également d'une sorte de rituel des enfants de Gayant. Une très belle région où règne une

    certaine fraternité et solidarité. L'auteur nous fait connaître plus particulièrement la ville de Douai.

    Une saga familiale riche en rebondissements et en surprises. Une œuvre intéressante, des héros du quotidien

    attachants.

    J'ai passé un bon moment de lecture immergée dans cet univers nordiste. Cependant je n'ai pas ressenti

    de coup de cœur comme pour « Eté 48 ». J'aime beaucoup plonger au cœur de ce département qui détient

    un charme certain. De très belles descriptions faites avec habileté et précisions.

    Je conseille cette lecture à tous ceux qui souhaitent voyager en tournant les pages de ce roman. Nous sentons

    tout l'amour que l'auteur porte à ce coin de France.

     

     Extraits de et citations :

     « N'oublie jamais ça, Bénédicte, notre regard et le premier miroir de leur reconnaissance, de leur assurance

    qu'ils ont toujours leur place dans notre société. On ne doit jamais céder ni à la répulsion ni à la pitié. »

     

    « Le plus terrible accident d'Armelle Bellecourt n'avait-il pas été d'être née au sein de cette famille ? D'avoir

    pour père cet homme monstrueusement ambitieux au point de la faire interner pour une simple question

    de réputation ? »

     

    « On leur avait quelque peu volé leur jeunesse et ils étaient bien décidés à vivre aujourd'hui avec la fougue

    et l'insouciance de leurs vingt-quatre ans – ce qui se matérialisa immédiatement par la commande

    déraisonnable d'une troisième tournée. »

     

    « Mais… était-elle vraiment morte ? Vingt-quatre ans ! Un âge qui pourrait bien être celui de la jeune

    femme croisée il y a quelques jours chez les porteurs de Gayant  ! »

     

    « Même si elle était née sous un autre nom, il fallait reconnaître qu'elle avait bien fait de garder celui-ci.

    Il lui allait si bien… »

     

     

    @Emmanuel Prost

                                        Les enfants de Gayant de Emmanuel Prost


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    Céline, une vie simple de Marie de Palet

    Catégorie : Littérature Française

     

    Céline, une vie simple de Marie de Palet

    Résumé :

     

    La Grande Guerre a rendu à Céline son frère Henri, mais elle a gardé Louis, son fiancé. La jeune femme noie

    ses regrets dans le travail de la terre. Un voisin fortuné la remarque et la poursuit d'une cour assidue. Un

    jour, c'est sûr, il lui demandera sa main, mais en attendant, Céline continue de rêver à une vie simple et

    belle.

     

    Céline, une vie simple de Marie de Palet

     

    Je remercie les éditions De Borée de m'avoir permis de découvrir ce joli roman ainsi que son auteure Marie

    De Palet. Cette lecture nous plonge dans la période de la première guerre mondiale  14–18 et les années

    qui vont suivre. L'héroïne principale s'appelle Céline, et contrairement au titre du livre elle va connaître

    un parcours semé d'embûches.

    Elle perd son fiancé durant cette guerre effroyable et va devoir survivre et avancer… C'est une jeune femme

    très courageuse, qui va travailler la terre sans relâche. Les membres de sa famille sont des paysans amoureux

    de cette vie rude, mais à la fois riche. Ils sont fiers du peu qu'ils possèdent  et se battent pour conserver

    leurs biens. À leur retour des champs de bataille, beaucoup d'hommes ont perdu la vie et d'autres rentrent

    blessés ou profondément traumatisés. C'est le cas de Henri le frère de Celine, ils vivront chez leur mère

    Hermine. Les années passent et notre héroïne est toujours seule, elle est une aide précieuse pour les siens.

    Arrivera-t-elle à trouver un homme gentil attentionné ? Un dénommé Pierre lui tourne autour mais

    peut-elle espérer quelque chose de sérieux ? Sa mère s'inquiète pour elle, alors que son frère s'est casé,

    Céline reste toujours une célibataire endurcie. La chance finira-t-elle enfin par lui sourire ? Elle mérite

     de connaître le bonheur. Quelle femme ne souhaite pas de se marier et d'avoir des enfants ? Accaparée

    par son dur labeurs, elle trime sans rechigner, ne passera-t-elle pas à côté de sa vie ? À moins qu'une

    surprise se présente à elle ? Le destin mettra-t-elle une personne de valeur sur sa route ? Aura-t-elle

    le privilège de devenir mère ? Rien n'est sûr, son horloge biologique tourne… Pour devenir une femme

    réellement accomplie, le temps presse… Marie  De Palet va dresser un portrait de famille, nous décrire

    l'existence pénible de ces gens, mais aussi leurs satisfactions, leurs espoirs… Des personnages attachants,

    des situations précaires, pourtant nous assistons au fil des pages au devenir de tous nos protagonistes.

    Sauront-ils faire face a l'adversité ? Prendront-ils suffisamment de risques pour avoir accès à la vie dont

    ils rêvent ?

    L'auteure à une plume fluide et agréable, un récit truffé de moments inoubliables. Un mélange de

    difficultés, d'espoir, de solidarité, d'amitié mais aussi d'amour.

    j'ai passé un très bon moment de lecture, une histoire à la fois simple et profonde. Des destins qui se

    croisent, qui s'entremêlent… Une leçon de courage, une quête légitime : se donner la possibilité d'être

    heureux.

     

     Extraits et citations :

     « – Toi aussi, ça te tracasse, cette histoire ?

    – Je pense qu'il me faudra laisser la place. Vous n'aurez pas besoin de moi, ici.

    – Et pourquoi tu partirais ? Tu étais dans cette maison avant elle ! Tant que je serai en vie, tu resteras ici,

    je te le promets. »

     

    « – Mais toi aussi tu te marieras.

    – Oui, si je pouvais trouver une fille comme toi.

     Céline, stupéfaite, regarda le garçon et fut surprise de le trouver tout à fait sérieux. Elle ne trouva rien à

    répondre. »

     

    « Céline se retrouva orpheline et s'étonna de se sentir si seule malgré la présence de Mathilde, d'Henri et

    des enfants. »

     

    « – Si la pauvre Hermine voyait ça… Sa fille avec un étranger !

    – Un homme sans toit… Un ouvrier qui n'a que ses deux bras !

    – Et encore, ils sont bien maigres ! »

     

    « – Ah ! Elle t'a fait le coup… N'espère plus trouver de l'argent sous le lit ou sous l'armoire, il n'y en

    aura plus.

    – Mais pourquoi ?

    – Parce qu'elle t'a mise à l'épreuve. Elle voulait voir si tu ne la volais pas !

    – Mais je ne me suis pas une voleuse ! »

     

     « Leur vie, dans la vallée calme et tranquille de la Nize, s'écoula, toute simple et limpide, à l'image

    des eaux de la rivière qui chante sur les galets descendus de la montagne. »

     

    @Marie De Palet

                                      Céline, une vie simple de Marie de Palet

     


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    Eté 48 d'Emmanuel Prost

    Catégorie : Roman Historique

     

    Eté 48 d'Emmanuel Prost

      Résumé :

    Juillet 1948. Les premières familles de mineurs arrivent au château d'Agecroft, à La Napoule. Un séjour

    inoubliable pour ces gens du Nord, et en particulier pour le jeune Tienot. Les villages pittoresques, les bals,

    les filles en Bikini sur la plage... et Bella, la fille du directeur du centre de vacances, dont il tombe amoureux.

    Soixante-cinq ans plus tard, le souvenir de ce bel été reste entaché d'un mystérieux événement, survenu un

    soir de fête à Noyelles-sous-Lens, que la mémoire de Tienot ne parvient pas à restituer. Que s'est-il vraiment

    passé, cette nuit de septembre 1948 ?

     

    Eté 48 d'Emmanuel Prost

     

     Je remercie les Éditions De Borée pour m'avoir permis de découvrir cette merveilleuse histoire. Je peux

    d'ores et déjà dire que ce roman est un pur régal. L'auteur nous plonge dans une œuvre pleine de

    découvertes, d'humour, de drames… Nous faisons la connaissance de familles de mineurs et leurs enfants,

    qui bien souvent suivent le chemin de leurs aînés. Mineurs de père en fils, c'est ainsi que va la vie dans ce

    milieu d'ouvriers pauvres. Ils ont du cœur, malgré qu'ils aient du mal à être très démonstratif.

    Emmanuel Prost fait quelques flash-back pour nous permettre de comprendre le vécu de ces héros du

    quotidien. Il nous parle de la guerre, des déportations, des enfants juifs cachés…

    Puis nous revenons à l'année 48 ou pour la première fois de leur vie, certains vont être tirés au sort pour

    partir en vacances  ! Direction La Napoule, près de Mandelieu. Ces pour eux un évènement incroyable.

    L'auteur alterne au départ les chapitres pour nous permettre de connaître Bella, une jeune fille venant

    d'un tout autre milieu, mais qui va avoir son rôle à jouer dans ce récit.

    C'est l'histoire de plusieurs rencontres entre des gens que tout oppose, et pourtant ce roman est riche en

    amitiés, solidarité, partage… Les personnages sont tous très attachants mais cependant si différents. Nous

    sommes spectateurs d'une confrontation entre deux modes de vie, les nordistes et les sudistes qui se côtoient

     pour la première fois. Chacun d'eux utiliseront leur langage, leurs expressions, leurs accents

    leur mode de vie, leurs habitudes… Emmanuel Prost, nous décrit des situations cocasses qui m'ont fait

    sourire et parfois même rire. Des liens vont se tisser, des premiers émois le temps d'un été… Puis viendra le

    jour du départ tant redouté, des moments de réelles émotions et quelques larmes versées. L'auteur à tout

     mis en œuvre pour que le lecteur ou la lectrice passe un excellent moment. Certains faits relatés sont aussi

    un devoir de mémoire pour ne pas oublier…

    Les mineurs auront eu la chance de voir la mer et de rencontrer des gens fabuleux et généreux. C'est un

    échange très enrichissant.

    Après leur départ, certains auront-ils la chance de se retrouver ? Habitant d'un bout à l'autre de la France,

    les choses paraissent peu probables. Toutefois, l'amour ne serait-il pas un moteur assez puissant pour

    revenir sur ce lieu touristique, et essayer de comprendre ce qu'il s'est passé exactement durant cet été 1948 ? 

     Nous ne savons pas tout, des morceaux de vérité semble peut-être avoir été dissimulés ? Seule une nouvelle

    rencontre bien des années plus tard, pourraient éclairer notre lanterne et celle des personnages concernés.

    Un roman complet, riche en partage, émotions et rebondissements. 

    Je le classe sans aucune hésitation dans la catégorie coup de cœur. A lire sans modération !

     

     Extraits et citations :

     « C'est vrai que les imaginer ici, dans ce décor, si loin de la grisaille habituelle de leurs corons, me faisait

    sourire d'avance. Pour un choc des cultures, celui-ci s'annonçait terrible. Les gens que je côtoyais ici depuis

    un an étaient si différents. Pas mieux. Ni moins bien. Non, juste différent. »

     

    «  – Qu'est-ce qu'on va devenir ? s'inquiéta une femme. On est en pleine montagne, à cent-vingt kilomètres

    du château, et on a plus de chauffeur !»

     

    « J'avais passé des heures formidables en compagnie de personnes qui n'étaient jusque-là que de vagues

    voisins, concitoyens ou camarades de fosses. Ils étaient aujourd'hui tous des êtres chers à mon cœur. »

     

    « J'ai récupérai mes affaires, une à une, tout en réalisant que ce lit ne serait plus jamais le mien. Que ce

    dortoir serait le soir même celui d'autres mineurs. Que notre quinzaine appartenait déjà passé. Que Bella

    ne serait bientôt plus qu'un souvenir ? Non, il était impossible d'imaginer cela. »

     

    @Emmanuel Prost

    Eté 48 d'Emmanuel Prost

     


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    La terre de la discorde de Maurice Chalayer

    Catégorie : Roman du Terroir

     

    La terre de la discorde de Maurice Chalayer

    Résumé :

     

    De retour au pays, Philippe s’oppose à la volonté de son père et décide de remettre sur pied la ferme

    abandonnée par son grand-père. Voilà un projet fort mal accueilli par ses voisins : les « anciens », Thérèse et

    Jules – revêches mais au grand cœur ! Ces derniers devant la persévérance et le respect du nouveau venu

    pour la terre révisent peu à peu leur jugement.

     

    La terre de la discorde de Maurice Chalayer

     

    Je remercie les Éditions De Borée  pour m'avoir permis de découvrir ce très beau roman, dont l'histoire se

     déroule dans le milieu rural. Une bouffée d'air frais, un plongeon dans le monde paysan. Un mode de vie

    que l'auteur a parfaitement décrit en toute simplicité mais avec beaucoup de réalisme. Nous y trouvons

    les conditions rudes de cette vie si particulière, mais pourtant si riche. Ces gens-là travaillent durement

    pour gagner très peu, mais ils vivent pour l'amour de leurs terres. Maurice Chalayer fait ressortir

    ce sentiment profond  que ressentent ces paysans. Ils n'ont pas beaucoup de ressources mais ils apprécient les

    vraies valeurs, la beauté du paysage, les changements de la nature au grès des saisons. Ils effectuent leurs

    besognes quotidiennes avec passion.

    Ce roman retrace l'histoire d'une famille qui a vécu un drame, suite à cela leur fils Philippe décide de tout

    quitter pour s'établir dans une ferme des environs afin de devenir productif. Un désaccord avec son père

    ne lui facilitera pas la tâche. Arrivera-t-il à s'adapter à cette nouvelle existence ? Pourquoi ce changement

    de cap si radical ? Malgré son manque d'habitude, sera-t-il capable  d'effectuer les tâches de la ferme ?

    Il va y faire de belles rencontres, il va côtoyer des gens qui croit en lui mais cela suffira-t-il à ce qu'il se

    sédentarise ? Lui qui a voyagé, qui aime découvrir le monde… Une opportunité inattendue va lui tendre

    les bras, sera-t-il tenté de partir pour vivre une nouvelle aventure ? Ou bien le point d'ancrage qu'il s'est

    trouvé lui suffira-t-il ?

    Les personnages de ce livre sont tous très attachants. Cela nous permet de réfléchir, car aimer son lopin

    de terre est une chose mais le travail use… Le souhait de chacun et de transmettre cet héritage à leurs

    descendants. L'auteur aborde aussi le thème de la modernité, pas forcément compatibles avec cette population

    habituée à trimer pour survivre. Pourtant, certaines choses pourraient améliorer leur dur labeur. C'est un

    savoureux mélange de générations, un très bel happy-end.

    J'ai beaucoup aimé ce roman, très intéressant rempli de moments d'émotion et de bonheur simple.

    Un coup de cœur sans aucune hésitation.

     

    Extraits et citations :

     « – Maman, j'ai découvert en Inde une autre façon de vivre. Une autre manière de voir et d'appréhender

    la vie. Savoir que l'on peut être heureux en ne possédant presque rien. »

     

    « Quand même, pense Jules, quitter le métier d'ingénieur pour faire le paysan. Il faut être fou ! Quel

    avantage en retirer ? Comment et avec quoi vivre sur cette exploitation en sommeil depuis des années ?

    Quelle bêtise d'avoir arrêté de voyager ! »

     

    « – Laisse-le partir, laisse-le courir les routes et tu verras qu'il sera content de revenir ! »

     

    « Une chose est certaine, j'ai enfin trouvé mon équilibre. Je ne regrette pas mes choix. Au contraire, je ne suis

    pas très riche, mais au moins j'éprouve du plaisir à suivre mon chemin. »

     

    « Que va choisir « L'homme à la cape » ? Continuer la route ou l'interrompre définitivement pour revenir

    ici ? »

     

    @Maurice Chalayer

    La terre de la discorde de Maurice Chalayer


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    Le chocolat des temps amères de Jean-louis Barbet

    Catégorie : Histoires vraies/Seconde guerre mondiale

     

    Le chocolat des temps amères de Jean-louis Barbet

    Résumé :

    Il y a les faits décrits et commentés dans les livres d'Histoire. Et il y a le vécu d'un peuple qui a dû faire avec.

    Avec quoi ? Avec une nation humiliée et soumise. Avec l'absence des hommes partis pour le S.T.O. Avec les

    représailles après les actes " terroristes" de la Résistance. Mais avec, aussi, les solidarités inattendues qui

    entretiennent l'espoir. En six chroniques imaginées par l'auteur à partir d'histoires vraies, découvrez entre

    autres un fermier fidèle à la promesse d'un homme en exil, un opticien devenu croquemort pour quelques

    tranches de jambon, une boulangère victime des circonstances et de plaisantins mal intentionnés. Ou

    comment Jean-Louis Barbet parvient à extraire la part d'universel qui réside dans tout destin singulier.

     

    Le chocolat des temps amères de Jean-louis Barbet

     

     Je remercie les Éditions De Boré  de m'avoir permis de découvrir à travers ces six nouvelles, des épisodes

    de vies durant la seconde guerre mondiale. Ces différents récits montrent ô combien les risques étaient

     importants, mais un esprit de solidarité était très présent. L'auteur nous décrit  le quotidien de tous ces

    gens, leurs peurs, leurs privations, leurs soumissions forcées… Pourtant, certains ont fait preuve

    d'énormément de courage pour porter secours à des individus, perdus, sans ressources, recherchés...

    L' attente des familles dont les fils étaient partis au combat. Reviendront-ils ? L'incertitude ne quittait jamais

    les esprits. Malgré cette période terrible, l'entraide permettait à chacun d'alléger l'espace d'un temps le

    poids qu'ils avaient sur le cœur.

    Les femmes qui attendaient jour après jour des nouvelles de leur mari qui ne venaient pas. Pouvaient-elles

    espérer un retour possible ? Jean-louis Barbet, nous ramène à cette époque que beaucoup d'entre nous

    n'avons pas connu, fort heureusement. Une lecture intéressante, des histoires poignantes, mais aussi des

    anecdotes faisant sourire le lecteur ou la lectrice. L'auteur ne tombe jamais dans le mélodrame. Une écriture

    fluide et agréable. Un rappel de ce que nos anciens ont vécu, un devoir de mémoire. Après avoir refermé

    ce livre, nous ne pouvons nous dire qu'une seule chose : « Dieu merci, nous avons échappé à cela ». Ces six

    nouvelles devraient être lues par nos adolescents d'aujourd'hui, pour ne pas oublier que notre liberté nous

    la devons à ces soldats rescapés, mais aussi à ceux qui ont payé de leur vie pour nous sauver.

     De plus, l'auteur choisit différents coins de France et le milieu rural pour nous narrer ces différents récits.

    Je ne mettrai pas d'extraits ou de citations comme je le fais habituellement. En effet, plusieurs histoires

    s'enchaînent et je n'en vois donc pas l'utilité.

    Ce livre devrait circuler de génération en génération pour que ces faits ne tombent jamais dans l'oubli.

     

    @Jean-Louis Barbet

                                         Le chocolat des temps amères de Jean-louis Barbet


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