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    Mon texte

     

                    Chacun sait que le cerveau est l’organe le plus complexe, mais aussi celui qui dirige toutes les

    fonctions de notre corps. Cette image c’est mon histoire, ma vie, différente, mais qui vaut la peine d’être vécue

    malgré les difficultés de plus en plus marquantes.

     

                 Une naissance pour des parents, est le plus beau cadeau qu’ils puissent attendre. Toutefois, il arrive

    que les choses ne se passent pas tout à fait comme prévues…

     

                Trop pressée de découvrir ce monde, je suis arrivée trop tôt. Personne ne pouvait prévoir que ma

    venue précipitée engendrerait tant de soucis. En effet, je n’ai pas pleuré tout de suite et un manque d’oxygène

    de quelques secondes voire minutes ont entraîné de graves séquelles.

                 

                C’est ainsi que commença mon existence.  Nous savons tous que nous ne partons pas égaux, que

    certains ont plus de chance que d’autres. Toutefois, pour s’en rendre vraiment compte il faut le vivre au

    quotidien.

     

                 Le verdict est tombé comme un couperet, lésion cérébrale irréversible. Tel allait être mon destin.  Un

    chemin semé d’embûches, il fallait m’y préparer, j’ai dû au départ me battre pour survivre et une fois ce cap

    délicat à passer, il a fallu apprendre à vivre différemment, autrement…

     

                 Cet handicap est un frein bien entendu, mais il m’a permis de me forger un caractère de battante, car

    il n’y a pas de pitié pour les plus faibles. J’ai eu une enfance qui ne ressemble pas à celle de la majorité d’entre

    vous. Mes journées se passaient dans un centre de rééducation fonctionnelle. Ce passage qui a duré 12 années

    a conditionné en partie la femme que je suis aujourd’hui. Les rééducateurs et les moniteurs nous ont donné

    les armes pour combattre, ils savaient que dehors, au-delà de ces murs qui nous protégeaient, les conditions

    seraient rudes.

     

                A l’adolescence, c’était l’âge de la révolte, cette injustice nous la prenions en pleine face. C’était le

    temps des questions : pourquoi moi ? qu’ai-je fait pour mériter cela ?

     

                 Perdre du temps à chercher des réponses là où il n’y en a pas, empêchent d’avancer… Alors le temps

    passant, je savais… Mon cerveau m’a privé de l’usage d’un nombre important de fonctions motrices.

               

             Je remercie le ciel d’avoir épargné mes facultés intellectuelles, cela fait souffrir parfois parce que l’on a

    conscience de son état. D’un notre côté, cela m’a permis d’accomplir de grandes choses.  Je suis un être

    passionné, de sports, de lecture, d’écriture. Mon cerveau a décidé d’en faire qu’à sa tête, il a réduit mon

    champ d’action mais il ne m’empêche de savoir écouter, d’être disponible quand quelqu’un a besoin de moi. Il

    m’a appris la tolérance car j’ai souffert de ma différence et de l’indifférence.

     

                Si j’avais un message à lui délivrer aujourd’hui, je lui dirais ceci :

               

              — Cher cerveau, tu as failli à ta mission, tu marches à ta façon. Grâce à toi j’existe, je respire, je suis

    là. Tu m’as rendu plus forte, j’ai appris les vraies valeurs de la vie, celles qui n’ont pas de prix.

                   

                L’avenir ? Je ne veux pas le connaître ni même y penser… Toi, cher cerveau tu resteras le même,

    jusqu’à la fin. Ce qui n’empêchera pas mon état de se détériorer car l 'handicap et la vieillesse ne sont pas

    bons à marier.

                 

                 Tu ne m’as pas donné la possibilité de marcher mais tu m’as laissé l’opportunité de rêver. C’est un

    avantage précieux, car dans mes songes je peux imaginer un monde à part, un endroit où tout est permis. Je

    m’offre le droit de courir, de voler, d’avoir un corps plus léger, qui m’obéit au doigt et à l’œil.

     

                 Aujourd’hui, le combat n’est pas fini mais j’avance à petits pas… ce n’est pas tout à fait le terme que

    j’emploierai… je dirais plutôt à tours de roues, expression plus appropriée.

               

               Ce n’est pas le chemin que j’aurais choisi, mais dès le départ les dès étaient pipés et il a fallu s’adapter.

     

               On n’accepte pas on vit avec tout simplement…   

     

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    A bientôt © Pat Pépette


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