• La nature des choses de Charlotte Wood

     

    La nature des choses de Charlotte Wood

    Littérature Australienne/Roman noir

     

    La nature des choses de Charlotte Wood

    Résumé :

     

    Vêtue d’un habit étrange et rêvant d’une cigarette, Yolanda se réveille dans une pièce vide. Verla, une jeune

    femme au crâne rasé, est assise à côté. Au bout d’un couloir où résonnent des voix inconnues, d’autres

    captives reviennent à elles. Droguées, désorientées, au milieu de l’outback australien, les filles ne sont sûres

    que d’une chose. Elles sont toutes liées par les incidents douloureux de leur passé. Et chacune se retrouve

    prisonnière de la mystérieuse entreprise de sécurité responsable de ce lieu désolé. Mais c’est sous le joug

    même de ce système absurde que Yolanda et Verla parviennent à forger un lien et, tirant leur force de

    l’instinct animal dont elles sont obligées de dépendre, les proies se changent en prédatrices.

     

    La nature des choses de Charlotte Wood

     

    Je remercie masse critique de Babelio de m'avoir permis de découvrir ce roman noir particulièrement

    spécial. Le résumé laissait présager des prisonnières se transformant en prédatrices. Rien de très gai me direz-

    vous, mais l'intrigue aurait pu paraître intéressante. Nous assistons page après page à la décrépitude

    progressive des prisonnières cloisonnées quelque part en Australie… Aucune action, aucun rythme,

    seulement une description parfois à la limite du supportable de l'agonie d'un groupe de femmes qui essaient

    de survivre dans un univers impitoyable, inhumain. Je n'ai pas de mots assez forts pour exprimer

    mon ressenti face à une succession de détails plus ignobles les uns que les autres. Je n'ai pas du tout 

    adhéré à ce récit, il a représenté pour moi un chemin de croix. Des questions restées sans réponse,

    nous savons qu'elles ont été capturées et qu'elles ont toutes passé peu glorieux. Dans quel but sont-elles

    garder dans cet endroit infâme ? Deux personnages se détachent davantage des autres, il s'agit de Verla et

    de Yolanda. Une lutte sans merci s'engage, l'ensemble de nos protagonistes sont menacés par la famine.

    Ces captives arriveront-elles à rester en vie ? Pour combien de temps ? Et à quel prix ?

     Je n'ai assisté qu'à une succession d'événements plus gore les uns que les autres. Un roman qui est

    classé dans la catégorie thriller, j'ai eu des difficultés à l'identifier comme tel…

     Une issue qui n'est pas claire et qui laisse planer de sérieux doutes…

    C'est effectivement une grande déception pour ma part. Certaines critiques Littéraires étaient très élogieuses,

     pourtant j'ai trouvé cette histoire très plate d'un bout à l'autre de cette oeuvre.

     Cela prouve une fois encore que les ressentis d'une personne à l'autre peuvent être très variables. Le talent

    de Charlotte Wood n'est bien évidemment aucunement mis en cause. Il s'agit simplement d'une question

     de goût, de sensibilité. Cela ne s'explique pas, cela se vit tout simplement…

     

    Extraits et citations :

     «  D’une voix enrouée qui résonne au creux de ses oreilles, elle s’entend dire : « J'ai besoin de savoir où je

    suis. » L’homme se tient là, grand et étroit d’épaules, la main toujours sur la poignée, surpris. Le ton presque

    compatissant, il répond : «t'as surtout besoin de savoir ce que t’es, ma belle. »

     

    « Les histoires varient, des heures, les lieux, j’étais  chez le médecin, j’étais dans mon club avec ma sœur, je

    crois que j’étais dans un taxi, mais elles partagent la même honte de n’avoir vu ni les unes ni les autres

    comment elles ont été livrées. De s’être bêtement laissé piéger. »

     

    « Certaines disaient que Yolanda avait perdu la tête, mais elle savait qu’elle était saine d’esprit et de plus en

    plus. N’étaient-elles pas plus robustes depuis qu’elles mangeaient de la viande ? N’étaient-elles pas actives et

    non plus seulement captives ? »

     

    «Yolanda poursuivit le ballon, courant tant bien que mal sur le sol accidenté. Elle leur criait on est

    prisonnières. Allez chercher de l’aide. Elle était pantelante, courant sans relâche pour ne pas se laisser

    distancer. Mais aucun mot de sortit de sa bouche, juste un gémissement. »

     

    @Charlotte Wood

    La nature des choses de Charlotte Wood


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