• La peine d'être vécue de Priscille DEBORAH

     

    Catégorie : Témoignage

      

    Chalenge 1 mois 1 illustration n°11 La peine d'être vécue de Priscille DEBORAH

    Résumé :

    Autour d'elle, on pensait qu'elle avait tout pour être heureuse. Jusqu'au jour où Priscille Deborah se jette

    sous une rame de métro. Survivante, lourdement handicapée, elle se sent revivre et exister dans son art, la

    peinture.UNE FILLE DE BONNE FAMILLE Née dans une famille bourgeoise, Priscille grandit au milieu

    des non dits et des secrets de famille. Son petit frère, atteint de mucoviscidose,meurt à l'âge de 9 ans. Priscille

    n'arrive pas à surmonter sa douleur et ses parents pensent que cela passera. Parallèlement elle découvre la

    peinture et excelle dans cet art. Quand elle envisage d'en faire son métier, il en est hors de question.LA

    DESCENTE AUX ENFERS en fidèle petit soldat, Priscille fait de bonnes études, obtient un bon métier et

    épouse un bon parti. Les apparences sont sauves, mais une grave dépression lui ôte le goût de vivre et la

    conduit à se jeter un matin sous un métro. « J'étais emprisonnée dans quelque chose qui n'était pas moi et

    qui a éclaté. »VERS UNE NOUVELLE VIE Privée de ses deux jambes et d'un bras, Priscille réapprend le

    goût de la vie. Malgré son handicap, elle reprend la peinture et décide d'en faire son métier. Elle a choisi de

    vivre libre et de s'affranchir de sa vie d'avant.« Je ne me suis jamais sentie aussi entière que depuis que je vis

    avec un corps incomplet. Jamais aussi heureuse que depuis que je suis handicapée.»Aujourd'hui, sa peinture

    expressionniste est exposée en France et à l'étranger et elle a déjà été récompensée par de nombreux prix.

     

    Chalenge 1 mois 1 illustration n°11 La peine d'être vécue de Priscille DEBORAH

    Ce livre témoignage est poignant, Priscille alors âgée de douze ans, perd son frère d'une  mucoviscidose  alors

     qu'il n'a que neuf ans. À partir de ce jour-là, l'existence de  cette jeune adolescente est bouleversée à jamais.

    Elle va tenter de survivre… Mais à quel prix ? Va-t-elle devoir devenir la petite fille modèle, sans histoire ?

    Que faudra-t-il qu'elle fasse pour alléger le chagrin de ses parents ? Est-ce le bon chemin à suivre ? Pas sûr,

    elle risque de devenir quelqu'un qu'elle n'est pas. À ce jeu-là, ne va-t-elle pas de glisser sur la mauvaise

    pente  ?  Ses parents  ne voient en elle que ce qu'il désire qu'elle soit. A-t-elle fait le bon choix ? Ce n'est que

    bien plus tard, adulte qu'elle va tomber dans une grave dépression. Et si l'image qu'elle montre d'elle

    n'est qu'une façade pernicieuse ? Alors qu'elle est mariée, elle a un bon métier et une petite fille adorable,

    elle ne trouve plus sa place dans le monde qui l'entoure. Un jour elle commet l'irréparable en se jetant sous

    une rame de métro.  Elle en réchappe  miraculeusement, mais en sort grandement handicapée Il aura fallu ce

    drame, pour qu'elle réalise que la vie  vaut vraiment la peine d'être vécue !

    Elle saisit sa chance  et se réalise pleinement.  Comment en arriver à de telles extrémités pour apprécier la

    juste valeur de son existence ?  Étant handicapée moi-même, j'ai souvent entendu et discuter avec des

    personnes qui tenaient le même discours.  J'ai beaucoup de mal à l'entendre mais il faut croire que cela peut

    se concevoir.  Ce livre montre  que parfois il faut frôler la mort par choix pour se rendre compte que la vie n'a

    pas de prix.   C'est un roman  écrit avec beaucoup de sincérité, de justesse et de pudeur aussi. Il nous fait

    prendre conscience, qu'il ne faut pas jouer un rôle pour sauver les apparence.  Il faut  être soit,  quoi qu'il en

    coûte.  Ce récit fait réfléchir, il y a un proverbe qui dit :  «la vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie ».  En  

    refermant  cette lecture c'est exactement ce que j'ai ressenti. 

     

    Extraits : 

    « Un homme m'appelle  comme s'il me connaissait.  Je réponds, attirée par cette voix.  Le pompier  me

    demande  si je peux bouger les jambes.  Je n'y arrive pas mais je ne suis pas inquiète, je suis juste tombée,

    on va m'aider à me relever.  Je sens qu'on m'extirpe  du trou avec précaution ; l'homme n'est pas seul, ils

    sont plusieurs à s'affairer autour de moi ; puis on me met un masque à oxygène. Après plus rien ».

     

     « Je ferme les yeux  en espérant ne plus jamais les ouvrir car, à présent, tout me revient à l'esprit :  je

    me suis  jetée sous le métro, j'ai voulu en finir avec la souffrance qui m'a envahie et a fini par gagner l

    partie.  C'était ma seule issue pour fuir les ombres qui me dévoraient.  Rien ni personne n'avait pu

    m'empêcher de vouloir disparaître, ni Tristan ni Zoé ». 

     

     «J'ai perdu mes deux jambes et mon bras droit, je ne suis plus qu'un tronc ».

     

     « Je suis toujours aussi vide, je ne parviens pas à ressentir la moindre émotion avec les autres, même avec

    mais proches.  J'ai l'impression d'avoir un cœur de pierre ». 

     

    «Par un hasard fou de la vie, il se trouve qu'elle connaît le pompier qui m'a secourue sur les rails ; ils

    faisaient tous les deux du doublage de voix pour le cinéma. Je lui raconte  que c'est cette voie qui m'a donné

    envie de rester dans le monde des vivants, une voix d'ange qui semble me reconnaître». 

     

    « Il a cru épouser une femme d'affaires belles et dynamiques, joyeuses de vivre, un peu originale avec son

    tempérament d'artiste et  qui, surtout, arrivait à tout concilier : sa vie professionnelle, sa vie de famille, un

    féminité affirmée et sa passion pour l'art, et il se retrouve aujourd'hui en face d'une handicapée dépressive»

     

      « Je lui annonce  de but en blanc que ma décision est prise : je veux partir en Suisse pour qu'on m'aide à me

    suicider».

     

     « Je sais que lorsque je dépassais  du temps toute seul chez ma grand-mère Louise et qu'Éric reste à la

    maison avec mes parents, c'est pour m'éloigner ». 

     

      «Mon petit frère meurt  le dimanche 27 juillet, à l'âge de neuf ans. J'en ai douze et ma vis se brise ». 

     

     « Mais parents ont arrêté de parle.  Tous les soirs, j'entends leurs pleurs étouffés dans leurs oreillers »

     

      «Je modifie  aussi mon comportement alimentaire.  Je mange  de moins en moins. . Mon père ne note 

    Pas.  Ma mère ne pipe mot.  De temps en temps, le vent la tête de son assiette, il voit ma mère embarquer

    la mienne encore à moitié pleine et s'adresse alors à elle plutôt qu'à moi, comme souvent à cette époque-là. 

    Il ne perçoit pas le fait de ne pas manger comme un comportement anormal mais comme un gâchis d'une

    adolescente capricieuse ». 

     

     « Comme si j'avais perdu tout discernement, je me laisse séduire par des types douteux, sans réaliser une

    seule  seconde que leurs intentions sont dégueulasses ». 

     

      «Du jour  au lendemain, j'arrête tout : mes cours au Cned et mes tentatives désespérées pour reprendre

    pied au travail.  Je n'ai plus la force d'avancer, je capitule.  Mon milieu professionnel ne reconnaît plus mes

    compétences, mon mari n'arrive plus à me comprendre, je ne réussis pas à établir un lien avec ma propre

    fille, mes parents me disent, comme d'habitude, de m'accrocher et de faire face, sans chercher à

    approfondir… 

    Deux jours plus tard, je fais une tentative de suicide dans la salle d'attente de monde psy ». 

     

     «À mon arrivée au centre de rééducation, j'ai été encore très malheureuse, rongé par les idées noires mais

    une certaine énergie vitale commençait à réapparaître, par petites touches, le traitement contre la dépression

    faisant effet.  C'est  en rencontrant une autre patiente, Pierra, que j'ai compris que j'avais le choix de

    construire l'existence que j'ai souhaitait, que ce n'était pas le handicap qui m'en empêcherait, au

    contraire ». 

     

      «J'ai également tenté l'aventure à Berlin. Je suis partie seule sur un coup de tête.  Comme tout un chacun,

    j'ai pris un billet de train et me suis installée, un matin d'août, pour neuf heures de trajet dans un

    compartiment bondé, surchauffé,  mais avec un sourire infatigable.  Autour de moi, des gamins d'une

    colonie de vacances courait dans tous les sens.  Il y avait des sacs à dos partout, et, sans réfléchir, au milieu

    de ce capharnaüm, j'en suis venue à retirer mes prothèses et  les ai  déposées avec les autres bagages ». 

     

      «La nouvelle Priscille ne rougit plus, dit quand elle n'aime pas comme quand elle adore, drague et se fait

    draguer par des hommes intéressants, certains handicapés, d'autres pas.  Accepter ce corps différent m'est

     néanmoins très difficile, dire le contraire serait mentir.  Mais, je ne sais par quel cadeau du ciel ou hasard,

    la rame de métro qui m'a roulé dessus a totalement épargné mon visage et mon buste.  J'ai été coupée

    en deux et ma nouvelles apparences  dérange ou fait fuir certains, lorsque, chaussée de mes prothèses en fer,

    vêtue d'une robe ne parvenant pas à les dissimuler, je marche dans les lieux publics ; mais mon visage est

    intact et il est devenu plus expressif que jamais.  Mes yeux pétillent et mon sourire est, lui, entier.  Je ne

    Je ne sais pas si  c'est l'envie et le combat qui m'habite qui me confèrent une capacité de séduction, mais je

    découvre avec surprise que je plais à certains qui ne se prive pas pour me le faire comprendre.  Et pour la

    première fois de ma vie, je plais pour de bonnes raisons : ma toute nouvelle spontanéité, ma franchise, et

    surtout mon caractère passionné ». 

     

      «Ces  ce que j'ai voulu transmettre il y a trois ans sur un plateau de télévision, lors de l'émission de

    Frédéric LOPEZ :  « leurs secrets du bonheur ».  J'ai raconté que j'avais réussie a trouver le bonheur au

    bout d'un long chemin  chaotique ». 


  • Commentaires

    1
    Mardi 22 Décembre 2015 à 19:30

    Merci pour cette découverte! Ton avis me touche profondément et je vais découvrir ce livre très rapidement grâce à toi! Merci pour ta participation à mon challenge! Je profite pour te mettre le lien vers la nouvelle session... http://amis-lecteurs.blog4ever.com/un-mois-une-illustration-session-12 J'espère que tu seras au rendez-vous même si le sujet est un peu plus compliqué ;-)

      • Lundi 28 Décembre 2015 à 17:51

        Je réponds en retard j'étais hospitalisée. Bien sûr je serai au prochain rdv avec plaisir

    2
    Vendredi 22 Janvier 2016 à 19:26

    pourquoi j'avais pas vu cette chronique avant

    encore un livre  tentant que sait bien mettre en avant

     

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