• Les vendanges de juillet de Françoise Bourdin

     

    Catégorie : Littérature Française

    Les vendanges de juillet de Françoise Bourdin

    Résumé :

    A Fonteyne, leur magnifique propriété familiale, les Laverzac se réunissent deux fois l'an autour d'Aurélien,

    le patriarche qui règne en maître incontesté. Mais, cet été-là, sous l'apparente euphorie des retrouvailles,

    couvent des orages bien plus dévastateurs que ceux qui s'abattent sur les vignes... L'avenir de Fonteyne est

    en jeu et Aurélien, qui y a consacré sa vie, veut envers et contre tout préserver l'intégrité de son domaine en

    assurant sa succession. Seul Juillet, le plus jeune des quatre fils, adopté trente ans plus tôt, semble à la

    hauteur de ses espérances. Séducteur-né, excellent gérant et amoureux de la terre, juillet possède toutes les

    qualités pour diriger à lui seul l'imposant domaine. Mais pourquoi serait-ce le " bâtard " qui hériterait de

    cette fortune colossale ? Les rumeurs ont bon train dans le vignoble bordelais. Et Alexandre, le seul fils à être

    resté à Cognac, ne peut tolérer cet affront.

    Inexorablement, les passions vont se déchaîner, nourries par les rivalités entre les frères, les jalousies des

    femmes, les exigences de la terre et la subtile hiérarchie de cette société provinciale où seuls comptent les

    vendanges et le prochain millésime. Au milieu des tempêtes et des drames, ce sera au seul Juillet d'affronter

    les fantômes du passé, et de faire la lumière sur sa propre histoire d'enfant trouvé.

     

    En réunissant "Les Vendanges de Juillet"et "Juillet en hiver", Françoise Bourdin explore, grâce à une

    intrigue foisonnante implantée au coeur des vignes du Sud-Ouest, les déchirures familiales qui menacent

    l'avenir d'un domaine.

     

    Les vendanges de juillet de Françoise Bourdin

     

    Françoise Bourdin, décrit toujours avec autant de talent un récit sur les vignobles du sud-ouest. C'est un

    sujet qu'elle maîtrise  parfaitement bien. Elle va nous amener à la rencontre d'une famille bourgeoise,

    possédant des terres et de la vigne. Nous avons Aurélien, le patriarche qui a quatre fils, dont un, Juillet, qui a

    été adopté. C'est pourtant lui qui travaille auprès de son père pour faire marcher cette  entreprise familiale. 

    Ses autres  enfants  ont pris d'autres chemins.  Ce n'est pas pour autant que les membres de cette fratrie ne

    se regroupent très régulièrement à Fonteyne.

    L'auteure va nous introduire dans cet univers particulier, celui des paysans. Certains personnages sont plus

    attachants que d'autres. Nous allons y découvrir  des secrets cachés, des tromperies, des bagarres, de la

    jalousie…

     

    J'ai trouvé que ce roman était bien écrit, mais qu'il ressemble étrangement à beaucoup de ses autres œuvres.

    Ce genre de lecture et conseillée, simplement pour s'évader et ne pas trop réfléchir. ces histoires

    ont toujours une fin téléphonée. C'est-à-dire que quoi qu'il se passe dans le livre, nous savons déjà que tout

    finira bien ! Ce qui a tendance à m'énerver un petit peu car nous n'avons plus de surprise réelle.

    moment de détente, sans plus…

     

    Extraits :

     «-  Vous avez mauvaise mine, vous savez… 

    Aurélien ne put réprimer un sourire.

    - Tu m'enterres déjà, fils ?

    - Dieu nous garde, il y a les vendanges, murmura Juillet en guise de réponse.

    Aurélien se laissa aller contre le dossier de son fauteuil, amusé malgré lui.

    - Écoute, tu fais bien d'en parler, je voudrais que tu me convoques le notaire, le plus tôt possible. Qu'il se

    débrouille… »

     

    «-  Les statuts de la société sont de plus en plus compliqués. Ces clauses n'ont qu'un but : protéger votre

    dernier fils…

    - Non ! Protégez l'exploitation ! Garder l'intégrité du domaine !

    - Aurélien … Vous souciez-vous tellement de ce qui se passera après vous ?

    La question, formulée avec bienveillance, prix Aurélien au dépourvu. Il eut un sourire contraint.

    - Je n'ai pas fait tout ce travail pour qu'il  serve à payer des voitures de sport ou des croisières au soleil…

    Mon vin ne mérite pas d'être bradé par des incapables à des crétins… Fonteyne  Aux mains des Anglais,

    des Chinois, que sais-je !

    Vous imaginez, Roland ? »

     

    «-  Mais, protesta  Frédérique en se retournant brusquement, je ne lui fais aucun mal, à Aurélien ! Dites

    qu'ils tremblent pour leur patrimoine ! »

     

    «-  Vous avez craché tout votre venin ? Vous me croyez assez bête pour un scandale ou une rupture ? Que

    vous couchiez avec le père et le fils juste dans les placards, même si je trouve ça ignoble, ça ne va pas me

    faire perdre la partie ! Juillet, c'est moi qui l'épouse ! »

     

    «-  Vous ne pouvez pas comprendre. Ce milieu du Médoc est impénétrable et incompréhensible si l'on n'est

    pas né dedans. S'appeler Laverzac justifiait  beaucoup de choses que vous appelleriez des abus. Nous lui

    devant tout ce que nous sommes aujourd'hui. »

     

    « Finalement, Aurélien eut une  autre crise, comme Robert l'avait prédit. Un matin, en entrant dans la

    bibliothèque, Juillet trouva son père mort. »

     

    « L'affaire a été complètement étouffée. D'ailleurs, qu'est-ce que c'était, hein , franchement  ! Un accident

    et un orphelin, c'est tout. »

     

    «-  Lorsque tu m'as jetée  dehors, je savais que j'étais enceinte et pourtant je t'ai laissé faire… »

     

    «- Vous n'avez même pas supposé que je pouvais avoir au moins de la tendresse pour lui… Bien sûr, je

    n'en était pas amoureuse puisque c'est toi que j'aimais ! Mais c'est quand même un type formidable, ce

    n'est pas à toi que je vais l' apprendre, hein ? »

     

    « On avait trop souvent fait comprendre à Alexandre qu'il était lâche.  il ne pouvait plus supporter d'être

    pris pour un minable.

    - Je sais où trouver ce qu'il nous faut, dit-il lentement.»

     

    « il s'obligea à marcher, posant ses bottes avec précaution dans le sillon pour éviter de se faire entendre trop

    tôt. Les deux silhouettes  étaient penchées sur un bidon métallique. Juillet s'immobilisa une seconde pour

    identifier l'odeur inhabituelle autour de lui. Il entendit des rires étouffés et, au même instant, il reconnut

    les effluves détestables d'un produit chimique concentré.

    Il n'avait plus que dix mètre à faire et il sauta  sur l'ombre, devant lui. Il eut un choc sourd lorsqu'il roula

    à terre avec l'homme qu'il avait empoigné. Juillet mit tant de force dans son premier coup que l'autre

    resta  inerte. »

     

    « Condamné à l'immobilité et à la sobriété, il avait des jours sans fin pour mesurer ce qu'il avait fait. Et aussi

    ce que son frère lui avait fait. »

     

    « Pauline avait évité de dire des choses définitives. Elle avait  laissé Robert partir le premier puis, le

    surlendemain, elle avait regagné Paris en TGV avec Esther. Sur le quai, elle s'était contentée d'exiger

    un délai de réflexion raisonnable, pour eux deux, et Louis-Marie avait accepté en affichant une sorte

    d'indifférence qui avait glacé Pauline. »

     

    «- Bien sûr que je t'aime… Et j'aime le petit bout de chou que tu m'as fait. Et j'aime déjà les suivants

    par ce que j'en veux plein ! »

     

    «- Frédérique, Dit Robert. Elle est morte. »

     

    « Paniquée, on cherchera en vain un argument capable d'atteindre Juillet. Elle finit par constater, amère

    et pitoyable :

    - Mais  tu ne me demandes pas mon avis, là, tu me mets devant le fait accompli ?

    - Non, répondit-il doucement, j'ai besoin de toi. Il faut que je sache si tu est d'accord, au fond de toi, et si

    tu pourras l'aimer.

    - Quelle importance ? Tu l'aimeras pour deux ! »

     

     «- Bonjour, murmura-t-il à voix basse. N'aie pas peur, je t'amène chez toi… »

     

     

     


  • Commentaires

    1
    missnefer
    Mercredi 16 Décembre 2015 à 17:49
    Il y a une suite
      • Mercredi 16 Décembre 2015 à 18:20

        Ah bon ! Quel titre ?

        Bisous

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