• Mémé de Philippe Torreton

    Mémé de Philippe Torreton

     

    Catégorie : Témoignage autobiographie

    Mémé de Philippe Torreton

    Résumé :

    "Mémé, c’est ma mémé, même si ça ne se dit plus. Mémé me manque. Ses silences, ses mots simples au

    Scrabble, sa maison enfouie sous les pommiers et son buffet d’avant-guerre. Ce texte est subjectif, partial,

    amoureux, ce n’est pas une enquête, ce n’est pas une biographie, c’est ce que j’ai vu, compris ou pas, ce que

    j’ai perdu et voulu retenir, une dernière fois.

    Mémé, c’est mon regard de gamin qui ne veut pas passer à autre chose."

     

    Mémé de Philippe Torreton

     

     Après avoir lu La survivante de Marie-Paule McInnis qui est  une autobiographie intéressante mais

    très dure, j'avais besoin d'entamer quelque chose de léger et je suis allée piocher par hasard dans ma pile

    à lire : « Mémé ». C'est un roman très court qui m'a énormément surprise dans le bon sens du terme.

    Souvent quand on parle de léger,  Cela a parfois une connotation « péjorative ».

    Ce récit nous plonge dans des souvenirs d'enfance d'une autre génération,  à l'époque il n'y avait pas

    de  mamie dans notre vocabulaire, c'était mémé un point c'est tout…

     Philippe Torreton  nous livre avec simplicité et des mots bien choisis, l'histoire de son enfance en Bretagne,

    et nous décrit parfaitement tout l'amour qu'il portait à sa « mémé ». Cela m'a touché car  les grands-parents

    de l'auteur vivaient  dans un univers rude, le milieu paysan. Je me suis replongé dans le souvenir de 

    merveilleux moments que je vivais avec ma grand-mère. Elle aussi paysanne, qui n'avait pas peur de 

    travailler dans des conditions parfois difficiles, qui en vieillissant était fourbue de douleurs.

    Philippe nous raconte des anecdotes typiques de cette époque-là, qui n'aurait plus lieu d'être aujourd'hui.

    Il fait des descriptions très juste avec beaucoup de tendresse et de drôlerie. Et oui,  avant  les mémés portaient

    des tabliers, manches longues l'hiver et sans manches l'été. Ce n'était pas les mamies d'aujourd'hui…

    Dans les descriptions de l'auteur, je me revoyais avec ma grand-mère bien longtemps en arrière.

    Ce roman devrait être lu par les générations d'aujourd'hui, je reste persuadée  que les jeunes seraient très

    étonnés de la manière dont se comporter nos chères grands-mères, qui ne possédaient presque rien mais

    qui savaient rendre belle la moindre petite chose. Elles n'ont jamais connu le progrès, les téléphones portables,

    Internet etc.… Et pourtant il s'avère qu'elles avaient d'autres moyens de se divertir en famille.

    J'ai aimé ce témoignage rempli de drôlerie et d'amour.  je regrette cependant qu'après la mort de mémé,

    Philippe  nous décrit des scènes difficiles et macabres de personnes âgées qui finissaient dans des hospices

    laissées parfois sans soin est un peu à l'abandon. Je ne dis pas qu'il était inutile d'en parler mais du coup

    nous passons d'une ambiance rigolote, d'un style simple mais très agréable à une fin qui change totalement

     le ton de ce livre. Cependant il est vrai que c'était et c'est encore comme cela que ça se passe, mais je n'ai

    pas trouvé un grand intérêt à de telles descriptions assez longues. Il aurait pu en parler plus discrètement.

    En conclusion, je conseille cette oeuvre à tous les gens qui veulent passer un bon moment, revivrent des

    instants magiques de leur enfance. Vous y découvrirez un univers de gens heureux, ou l'amour coulait à flot,

    avec peu de moyens mais ils nous apportaient  beaucoup de richesses de par leur vécu.

     

     Extraits  et citations :

     « j'ai veillais sur ma grand-mère, pendant qu'elle veillait sur moi, ce fut mon premier emploi, gardien

    de nuit de mémé. »

     

    « Une blouse avec de grosses poches de vent pour y mettre des énormes mouchoirs, des mouchoirs grands

    comme des taies d'oreillers, des mouchoirs porte-monnaie, porte noisettes, mouchoir  foulard, mouchoir

    chapeau avec un échec., Mouchoir blanc de toilette pour essuyer les petits morveux ou les petits qui

    saigne ou les petits au chocolat. »

     

    « Je ne t'ai jamais vu faire un signe de croix, mais si tu te signais comme tu l'embrassais, il se peut que

    j'en aie manqué quelques-uns. »

     

    « J'avais préparé un texte sur elle, un poème, je l'ai lu en slalomant avec mes larmes. Nous nous embrassions

    tous comme si on se disait adieu, un monde se terminait… »

     

    « Mémé à la plage, la blouse remontée comme les femmes dans les rizières, mais mes pieds nus, paysanne

    de la mer cueillant les moules. »

     

    « Tu peux  Y aller mémé. Lâche l'affaire. Tu peux partir en vacances pour la première fois de ta vie. »

     

    Mémé de Philippe Torreton

    Belle découverte

     


     

     


  • Commentaires

    1
    memelene
    Jeudi 17 Mars 2016 à 06:07

    J'ai adoré !!! De la fraîcheur, de l'authenticité : un retour  aux sources qui fait du bien, surtout dans cette période angoissante où l'on vit ! 

    2
    Jeudi 14 Avril 2016 à 18:04

    Un avis qui donne plus qu'envie, je vais le noter dans un coin du cahier et m'y plonger rapidement.

    Merci à toi pour ta participation à mon challenge.Voici la nouvelle session qui débute et le lien vers celle-ci. A très vite j'espère...

    http://leslecturesdangeselphie.blogspot.be/2016/04/un-mois-une-illustration-etou-un-theme.html

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