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    Au rebond de Jean-Philippe Blondel

    Catégorie : Littérature Jeunesse

     

    Au rebond de Jean-Philippe Blondel

    Résumé :

     

    Au rebond "Quand je suis sorti du gymnase, il faisait beau. Le soleil tapait fort. Mon cœur aussi. Des

    rouages s'étaient enclenchés dans mon cerveau et j'avais commencé à gamberger. Qu'est-ce qu'on est censé

    faire quand un camarade s'évapore? Qu'est-ce qu'on est censé faire quand un copain coupe tout contact, du

    jour au lendemain ? " Forcer le destin. " C'est ma mère qui a prononcé ces mots-là, le soir même, après

    m'avoir cuisiné sur mon silence."

     

    Au rebond de Jean-Philippe Blondel

     

    J'avais pris ce livre  qui traînait depuis pas mal de temps dans ma PAL. J'étais persuadée que le sujet

    principalement traité portait sur le sport, mais très rapidement je me suis rendue compte que ce récit était

    bien plus sérieux que cela. Je n'ai pas été déçue bien au contraire. L'auteur nous décrit une histoire d'amitié

    entre deux adolescents férus de basket. Un détail m'a frappé, le personnage principal est le narrateur, à aucun

     moment son prénom n'est cité. Cette lecture nous offre un grand élan de solidarité, nos deux adolescents

    en des vies hors du commun. Lorsque notre héros s'aperçoit que Christian, son pote, a disparu il s'inquiète…

    Que va-t-il découvrir ? Une situation dramatique qu'il ignorait totalement ? Ou une simple envie de

     sécher les cours quelques jours ? Inquiet il décide avec sa mère de réagir. Arriveront-ils à découvrir ce qu'il

    se trame derrière ça ? J'ai ressenti de l'empathie pour ces personnes si attachantes. Comment réagir à la

    détresse d'autrui ? Comment trouver les mots, apporter son soutien ? La détresse peut faire fuir les gens

    ou bien resserrer leurs liens de façon inaltérable… Jean-Philippe Blondel nous plonge dans une lecture

    intéressante, rempli d'émotions intenses. Ce roman se lit très vite, mais il est riche en sentiments ressentis.

     ce récit délivre un véritable message de solidarité, d'amitié et bien plus encore…  je vais citer le dicton

    suivant : « On ne choisit pas sa famille mais on choisit ses amis » si je devais résumer ce livre en quelques

    mots c'est l'expression que je choisirais.

    Une formidable leçon de d'entraide et d'humilité qui nous pousse à réfléchir…

     

    Extraits et citations :

     « Le souffle, le bruit de la balle, le cœur qui tambourine, je cherche des yeux des partenaires. Je suis comme

    hors de moi. Je ne sais pas vraiment l'expliquer. C'est comme si je me détachais de mon corps et que

    j'intégrais un autre espace. »

     

    « Moi, le score, je m'en fous un peu. Je m'en fous même carrément. C'est le truc qui énerve Christian. Je

    réponds mollement que l'important c'est de participer, mais ça le met en rage. Il réplique que c'est des trucs

    de perdants, ça, et que, quand on est lancé sur le terrain, on ne doit avoir en ligne de mire que la victoire. »

     

    « – Et comment tu crois qu'on vient en aide aux gens qui en ont vraiment besoin ? En leur demandant la

    permission ? On rentre toujours par effraction dans la vie des autres, ils se rebellent, ils refusent, et puis

    finalement ils font avec et ils sont contents. »

     

    «  – Tout un début, non ? C'est quoi, le slogan déjà ? Aujourd'hui est le premier jour du reste de ta vie ?

    – ConnaIs pas. Mais c'est joli. »

     

    « Au bout d'une demi-heure, nous formons une équipe.

    Peut-être pas une famille, parce que deux demi-familles, ça ne recrée jamais une vraie famille – surtout quand

    il n'y a pas de père.

    Mais une équipe, oui.

    Et une équipe, mine de rien, c'est sans doute plus solide qu'une famille. Plus solide, parce que plus

    solidaire. »

     

    @Jean-Philippe Blondel

                                       Au rebond de Jean-Philippe Blondel

     

     


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    Les petits yeux étoilés de Bruno Madelaine

    Catégorie : Roman Handicap

     

    Les petits yeux étoilés de Bruno Madelaine

    Résumé :

    Notre société de consommation aime étiqueter, tracer et catégoriser tous ses produits. Si vous voulez y

    trouver votre place, il vous faudra entrer sagement dans une des cases qu'elle vous aura réservée. Inutile

    d'essayer d'en changer en cours de route, la colle utilisée est bien trop forte.

    Moi Simon Renaud, jeune handicapé de 18 ans, n'ai pas pu échapper à cette règle dès ma naissance :

    " 3.720 kg, Origine France, Viande génétiquement modifiée, AOC Syndrome de Williams & Beuren, élevé en

    Institut medico-educatif et nourri pendant 18 ans par alimentation entérale hypercalorique. "

    Or, je compte bien par le récit extraordinaire de mon histoire, faire voler en éclats chacune de vos certitudes.

    Jamais plus vous ne verrez le handicap de la même manière. Il se pourrait bien d’ailleurs que celui-ci vous

    offre l’extraordinaire opportunité de dépasser vous aussi vos propres difficultés et peut-être même de changer

    radicalement votre vision de la vie.

    Alors certes, je suis un être différent, mais pas exactement comme vous pouvez le penser et surtout bien plus

    encore que vous ne l'imaginez...

    " Vous dites que je suis différent, or moi je pense que vous êtes tous les mêmes " Simon Renaud

     

    Les petits yeux étoilés de Bruno Madelaine

     

    Après avoir lu « La vie d'après » de Bruno Madelaine, une œuvre pour laquelle j'ai eu un formidable coup de

    cœur. J'ai décidé de découvrir le plus rapidement possible son autre roman. Que dire ? Un récit formidable,

     un style humoristique tout à fait adéquate pour raconter l'histoire de Simon. Ce dernier est différent, il

    ne correspond pas à la norme. L'auteur nous fait entrer dans son univers. Une histoire touchante mais

    également rempli d'espoir.  Certains pourront penser que l'humour utilisé est « déplacé », pourtant

    je peux vous garantir que c'est la meilleure façon de dédramatiser les situations difficiles. Le but n'est pas

    d'attendrir et de faire pleurer les lecteurs ou lectrices potentiels, mais simplement de raconter le déroulement

    d'un combat quotidien. Simon souffre du syndrome de Williams Beuren, lui occasionnant un certain nombre

    de dysfonctionnements. Pourra-t-il mener un jour une vie à peu près normale ? Comme tout un chacun,

    il rêve de connaître l'amour, de fonder une famille, être le plus autonome possible. Ces projets seront-ils

    réalisables un jour ? Beaucoup de questions envahissent la tête de notre héros courageux, valeureux

    combattants devant la diversité de la vie qui est la sienne. J'ai été particulièrement touché par ce livre,

     souffrant moi-même d'un handicap, je me suis reconnue dans certaines situations, dans la réaction

    parfois totalement erronée et excessive de certains médecins. Pourtant ce roman est une belle leçon de vie,

    un hymne à l'espoir. Sortira-t-il vainqueur ou vaincu de la bataille qu'il mène jour après jour ? Simon doit

    sans cesse repousser ses limites, comme chacun d'entre nous qui souffrons d'une différence. Un style

    d'écriture parfait, Bruno Madelaine fait de Simon le narrateur principal. C'est un choix

    judicieux car cela nous permet de nous glisser plus facilement dans la peau du personnage.

    Des êtres attachants, parfois plongés dans la détresse mais qui trouvent toujours la force d'être «tirés

    vers le haut ».

    Un récit criant de vérité, brillamment écrit avec humour. Nous devenons témoins du quotidien de ce

    garçon aux yeux étoilés. Une des caractéristiques de la déficience dont il souffre.

    J'ai dévoré ce roman comme le précédent, j'ai été touchée au plus profond de mon être, mais j'ai aussi

    souvent souri devant le style d'autodérision dont fait preuve l'auteur. C'est aussi ce qui fait la grande force

    de cette lecture.

    Je le classe dans la catégorie coup de cœur et le conseille vivement. 

     

    Extraits et citations :

     « Je lui avais dit alors combien j'appréciais le fait de pouvoir lui raconter mon histoire et combien cela me

    soulageait de déposer, le temps d'une conversation, mes lourdes valises. »

     

    « Mes yeux suppliaient mes parents de faire cesser cette torture. Mais que voulez-vous, ils voulaient pour

    moi le meilleur, comme le ferait n'importe quel parent. Ils ne se sentaient pas capable de me laisser mourir

    de faim. Qui pouvait leur en vouloir ? Certainement pas moi ! »

     

    « Tiens, essaie de parler du handicap sérieusement dans un reportage télévisé, personne ne regardera, tout

    le monde se sentira gêné. Fais-en un film en parlant du handicap sur le ton de l'humour noir et tu rempliras

    les salles. »

     

    « J'avais donc arraché, des gestes sûr, ma gastrostomie, m'assurant ainsi quelques heures de répit.

    Bizarrement, je n'avais pas le mal. Sans doute l'anesthésie de ma colère et de ma jalousie mêlée. »

     

    « Il y a de ces rencontres qui sont une évidence, il y a de ces amitiés qui vous font grandir. Je crois, Juliette,

    que tu es de celles-ci. »

     

    « L'intensité des moments partagés, les doutes parfois, les victoires souvent, les coups durs et un millier

    d'autres petits instants magiques avaient fait naître dans le cœur de chacun bien plus d'amitié que parfois

    nous pouvons être amenés à connaître en une seule vie. »

     

    @Bruno Madelaine

    Les petits yeux étoilés de Bruno Madelaine

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Examens de Passage de Jean-Claude PONÇON

    Catégorie : Littérature Française

     

    Examens de Passage de Jean-Claude PONÇON

    Résumé :

     

    Au lendemain de la Grande Guerre, Jean quitte son grand-père et le pays Dunois, pour retrouver son père,

    instituteur dans une école primaire dans le Gâtinais. Commence pour lui l'année du certif, marquée par la

    découverte de l'amour et placée sous le signe du danger, de l'aventure et du goût de l'interdit, hérité de son

    oncle Arthur.

     

    Examens de Passage de Jean-Claude PONÇON

     

     Je remercie Marivolle Editions pour m'avoir permis de découvrir ce roman  d'après-guerre.

    Je souhaitais terminer mes lectures du mois par un livre agréable et empreint de légèreté. J'ai choisi

    cette lecture qui correspond tout à fait à mes attentes.

    Jean le personnage principal, va devoir quitter son grand-père et changer de région pour retrouver son

    père. Celui-ci  séjourne dans le Gâtinais, il est instituteur et travaille parallèlement à la mairie du village.

    C'est une année cruciale pour Jean car il devra passer son certificat d'études.

    Une lecture fort agréable, qui nous fait découvrir les préoccupations de ce jeune homme. Il va devoir

    s'accoutumer à sa nouvelle vie, se faire de nouveaux amis et supporter d'avoir son père comme instituteur.

    C'est le temps des premiers émois, des expériences entre amis, des explorations en forêt. Chacun veut

    se démarquer de ses camarades, en les épatants. L'auteur nous fait de belles descriptions des paysages

    ruraux et notamment de balades en forêt. Qui sera le premier à découvrir la fille de ses rêves ? Sachant

    à cette époque-là, l'école n'était pas mixte. Qui épatera le mieux son camarade ? Nous assistons au quotidien

    d'une bande d'amis, ne venant pas forcément du même milieu social. Pourtant il ne faut pas oublier une

    chose importante, l'examen  du  « certif » sera capital pour l'avenir de nos adolescents d'hier. Entre amitiés,

    confidences, disputes et inventions en tant que genre, c'est ainsi que se déroule la vie de ce petit village.

     Nous découvrons des jeunes gens rêveurs, attachants et nous sommes témoins de leur recherche de l'idéal.

    Existe-t-il d'ailleurs ?

    Un roman qui nous instruit sur cette époque que je n'ai pas connue. Un récit plaisant et intéressant, il suffit

    simplement de se laisser porter par cette histoire et d'en apprécier le contenu au fil des pages. 

     

     Extraits et citations :

     « Je voulais peut-être ressembler à ces jeunes gens des fêtes foraines, au fond de moi je trouvais ridicules.

    Peut-être, pour devenir ce personnage héroïque dont je rêvais, fallait-il que je passe par la case ridicule ! »

     

    « La semaine s'annonçait chargée ! À l'incertitude de mon rendez-vous avec Mimi s'ajoutait maintenant

    l'inquiétude d'un voyage nocturne vers cette grande blonde qu'on disait dangereuses… »

     

    « Malgré mes efforts, je ne devais pas être le premier ; on ne peut pas être le meilleur quand on est fils

    d'instituteurs, mais je devais quand même respecter les règles de la grammaire française ! »

     

    « Je n'étais rien, rien du tout, un enfant chez ses parents instituteurs, forcé d'obéir, forcé de se taire,

    obligé de passer un examen imbécile… »

     

    @Jean-Claude PINÇON

                                          Examens de Passage de Jean-Claude PONÇON

     


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    Le secret de Grayson de Ami Polonsky

     Catégorie : Littérature adolescence/Transgenre

     

     

    Le secret de Grayson de Ami Polonsky

        Résumé :

    Depuis toujours, Grayson fait semblant d'être ce que les autres voient, quitte à s'effacer complétement.

    Jusqu'au jour où il décide de postuler pour la pièce de théâtre de l'école et décroche le premier rôle : celui de la

    déesse grecque Perséphone. Son choix déclenche une véritable tempête autour de lui - au sein de l'école mais

    aussi de ses proches. Pourtant, malgré les rumeurs et les humiliations auxquelles il doit faire face, c'est aussi

    la première fois que Grayson ose être lui-même.

     

    Le secret de Grayson de Ami Polonsky

     

    J'ai  lu ce livre en lecture commune, dans le cadre du challenge contre l'homophobie. En prenant 

    connaissance du résumé, j'étais persuadée que l'histoire aller me plaire. Je reste mitigée... certes c'est

    un roman visant un public adolescents mais je trouve que le sujet est traité trop en surface. Il aurait

    mieux valu un ouvrage plus long, afin que certains points soient approfondis. Ami Polonsky nous décrit

    Greyson comme un garçon renfermé, n'ayant aucune confiance en lui… Il sera victime de moqueries et

    d'une certaine forme de rejet… Notre héros est une personne hors normes, à quel âge a-t-il ressenti

    qu'il ne correspondait pas à ce que l'on attend de lui ? Devra-t-il se cacher éternellement  derrière un

    portrait qui ne lui ressemble pas ? Arrivera-t-il un jour à assumer ce qu'il est vraiment ? Difficile pour

    un adolescent d'y voir clair, de comprendre exactement ce qu'il ressent. Sera-t-il submergé par la  honte ?

    Bien des questions tourmentent ce jeune garçon. Quand arrivera-t-il à marcher la tête haute et à affirmer

    ses penchants qui dérangent ? Les gens en règle générale ont vite fait de dénigrer ces personnes, mais

    pensent-ils et une seule seconde à la souffrance que cela leur inflige ?

    Greyson va avoir une opportunité de se montrer à la face du monde sous son vrai jour. Aura-t-il le courage

    de faire tomber ces barrières et de s'assumer ?

    C'est une pièce de théâtre qui va être l'élément déclencheur d'une prise de conscience de la part de son

    entourage. Sera-t-il rejeté ou bien au contraire épaulé ?

    En conclusion, je dirai que le récit n'était pas inintéressant. Cependant, il aurait mérité d'être abordé

    avec davantage de profondeur. Cela aurait permis aux gens intolérants de prendre conscience que cet état

    n'est pas une maladie mais une réelle torture pour la personne qui le vit.

     

    Extraits et citations :

     « Mon imagination ne fonctionne plus aussi bien avant. Le pantalon de sport et le T-shirt qui remplacent

    la sublime robe sont pitoyables. »

     

    « – Pardon. C'est juste que, enfin, Grayson, je me fais du souci pour toi. Pourquoi t'exposer comme

    ça aux moqueries ? Les jeunes peuvent être très cruels, surtout au collège. J'essaie simplement, Grayson,

    j'essaie de te protéger... »

     

    « – Je ne vais pas être malpoli, Grayson, m'a lancé Ryan, passant outre mon refus de le regarder. On se

    demandait juste… enfin, tout le monde se demande… pourquoi tu joues une fille ? T'es pédé ou quoi ? »

     

    « Ryan et Tyler t'ont poursuivi ensemble dans le couloir et t'ont poussé tous les deux dans escalier ? »

     

    @Ami POLONSKY

                                     Le secret de Grayson de Ami Polonsky

     

     


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    Mon texte

     

    Qui es-tu ?

     

             Très souvent dans mes rêves, une image m’apparaît, toujours la même, nuit après nuit.... Je ne m’en

    lasse pas, je n’ai pas peur.

     

                Je me concentre sur tous les détails que représente cette vision. Un si beau visage coincé entre ciel et

    mer, qui m’inspire la pureté, la beauté, la confiance… Ses yeux sont d’un bleu étincellent et magnifique. Je

    suis à deux doigts de m’y perdre dedans.

     

                Poussée par la curiosité, j’engage alors une conversation :

    — Qui es-tu, si belle demoiselle, qui vient me rendre visite si souvent dans mes songes ?

    — Je suis toi, me dit-elle.

    — Aurais-je des hallucinations ? Par hasard !

    — Non, je suis le reflet de ton âme et de ton cœur, je te l’assure.

    — Comment est-ce possible ?

    — Je suis la personne que tu es, celle que tu aurais voulu être, et celle que tu deviendras.

    — La vraie, s’en ai aller le 19 décembre 2007, tu le sais bien.

    — Justement, c’est là où tu fais erreur, ce jour-là restera gravé pour toujours dans ta mémoire, parce

    que la vie t’a éprouvée, parce que la douleur ta gagnée, pour ne plus jamais te quittée. Cependant, tu as

    continué à rêver, tu as espéré, tout doucement tu t’es relevé et tu as avancé, sans jamais plier devant la

    bataille que tu devais livrer. Tu as renoué avec tes passions que tu croyais à jamais envolées, certes pour un

    temps, mais tu l’as fait avec bravoure et témérité.

    ­

    — Oui, mais une fois encore le destin s’est chargé à nouveau de m’enlever ce que j’aimais, mon oxygène, ma 

    liberté. Au début c’était compliqué, je ne cessais de me demander pourquoi toujours renoncer, capituler… Et

    puis j’ai fini par comprendre que cela faisait partit du passé… non sans difficultés… Peux-tu seulement

    l’imaginer ?

    — Eh bien, je peux t’assurer que ton ressenti, tes souvenirs sont bien rangés, dans un tiroir dont toi seule à

    la clé. Alors tu vois que tu es restée la même, dans ton cœur et dans tes pensées. Dorénavant, quand quelque

    chose n’ira pas, tu auras toujours le choix de venir te réfugier dans cet endroit secret, pour ouvrir ce coffret

    sacré.

    — Peux-tu me dire comment puis-je me débarrasser de cette révolte qui m’habite ? S’il te plait.

    — Elle est là, rappelle-toi qu’elle est ton moteur, elle te permet de lutter, de ne pas renoncer. Elle peut parfois

    te peser, tu aimerais bien t’en débarrasser, mais alors tu tomberais, tu démissionnerais.

    — Alors, si j’entends tes paroles, nous devons cohabiter ?

    — Oui, il n’y a pas d’autres alternatives, il te faut l’accepter.

    — Même si elle gronde, comme un éclair dans un ciel d’orage, même si elle m’étouffe parfois tellement elle

    envahit mon espace ?

    — Tu dois lui faire une place, mais juste ce qu’il faut, pas davantage ce serait trop.

    — A cet instant, je me sens soulager d’avoir pu partager ce qui est parfois si lourd à porter. Pourquoi fais-tu

    cela ?

    — Parce que je suis toi, celle que tu as été, celle que tu es, mais aussi celle que tu deviendras. Si j’avais un

    conseil à te donner, je te dirais, surtout ne lâche pas et crois en toi.

     

                Le matin même, réveillée, bon pied bon œil, j’ai pensé qu’il ne fallait pas oublier que la vie est belle,

    qu’il faut aller chercher le bonheur là où il est, ne pas s’encombrer de regrets, notre existence à une date

    d’expiration, ne l’oublions pas !

     

     

    Une image - Un texte

     

    A bientôt © Pat Pépette 

     

     

     

     

     

     

     

     


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