• Sans raison de Mehdy Brunet LC avec Gaëlle

     

    Catégorie : Thriller

    Résumé :

    Je suis dans cette chapelle, avec ma femme et mes deux enfants, je regarde le prêtre faire son sermon, mais

    aucun son ne me parvient.

    Je m'appelle Josey Kowalsky et en me regardant observer les cercueils de ma femme et de ma fille, mon père

    comprend.

    Il comprend que là, au milieu de cette chapelle, son fils est mort. Il vient d'assister, impuissant, à la naissance

    d'un prédateur.

     

     

    Je découvre avec ce livre, l'auteur Mehdy Brunet, je ne connaissais pas du tout. J'ai pourtant lu dans ma vie

    un certain nombre de thrillers mais celui-là m'a particulièrement bouleversée voir choquée. Au début du

    récit rien ne nous permet de penser que l'histoire va prendre une telle direction. Nous savons juste que Josey

    Kowalsky vient de perdre sa femme et sa petite fille ayant étaient kidnappées et torturées de manière 

    insoutenable. Elles ont péri en voulant prendre la fuite et en tombant dans un cours d'eau. Le père est dévasté

    nous le serions à moins. Comment va-t-il faire face à une tragédie inhumaine ? Trouvera-t-il la force grâce

    à William son petit garçon de continuer à vivre ? Très vite il glisse sur la mauvaise pente, il est assoiffé de

    vengeance. A partir de là, c'est une escalade terrifiante de violence, de courses poursuites, de filatures et de

    tueries.

    Nous sommes vraiment dans le concept "oeil pour oeil, dent pour dent". Tout au long du roman je me suis

    demandé quand ce véritable carnage allait prendre fin. Qui sortira vivant de cette lutte sans merci ? Josey

    arrivera-t-il à trouver la paix ? Rien n'est sûr..... Mehdy  Brunet nous fait réfléchir sur le désir de vengeance

    qu'éprouve ce père de famille... A quoi cela mène-t-il finalement ? 

    Je ne mets pas en doute les qualités d'écriture de cet écrivain mais ce scénario est vraiment trop violent, trop

    dur pour moi.

     

    Extraits :

     «Mais  jambes ne me tiennent plus, je tombe à genoux.

    Ça ne peut pas être elles.

    Alors que la vidéo défile sur l'écran, je crie  et supplie pour que tout s'arrête. »

     

     « Sur le chemin du commissariat, la tête appuyée sur la vitre de la portière de la voiture, je regarde défiler

    les maisons et j'imagine les familles qu'elles contiennent. Beaucoup d'entre elles ne se rendent pas compte

    du bonheur qu'elles ont. Je ferais n'importe quoi pour être, en ce moment, attablé avec ma femme et mes

    enfants, à partager le petit déjeuner. »

     

    « Face à mon mutisme, le policier finit par prendre la parole :

    « Monsieur Kowalski, est-ce bien votre fille ? »

    Quand même plongeur en apnée qui retrouve la surface, je sors de cette immersion en repoussant les barrières

    de la prison façonnée par mon esprit. À chaque inspiration, l'air me brûle les poumons, et la vue des corps

    de ma femme et de ma fille, allongés là, entraîne en moi une colère qui augmente sans cesse et semble n'avoir

    aucune limite. » 

     

    « Après  avoir réussi à se débarrasser de leurs liens, Madame Kowalski et sa fille se sont jetées par la fenêtre.

    Malheureusement, la distance qui les séparait de la Seine  était trop importante. Madame Kowalski s'est

    cognée la tête sur le rebord et a perdu connaissance, l'enfant, qui était attachée à sa mère, n'a pas pu se

    maintenir à la surface et a été entraînée dans les profondeurs du fleuve. »

     

    « Pendant tout le voyage, cette question tournée dans ma tête et je n'ai pas été capable d'en trouver la

    réponse. Je voudrais fuir, courir sans jamais m'arrêter, ne pas avoir à affronter cette autre épreuve, ne pas

    avoir à annoncer à mon fils que je suis revenu seul et que plus jamais il ne reverra ni sa mère ni sa sœur. »

     

    « La réponse ne tarde pas à venir.

    En me regardant observer les cercueils de ma femme et de ma fille ce jour-là, mon père comprend. Il comprend

    que là, au milieu de cette chapelle, son fils est mort. Il vient d'assister, impuissant, à la naissance d'un

    prédateur. »

     

    « Ils ont tué des membres de ta famille, des membres de notre famille et ils doivent souffrir pour ça. Mais

    nous  ne parlons pas seulement de vengeance, nous parlons aussi de meurtres ! Tu devras vivre avec du sang

    sur les mains était nuit seront hantées par les cadavres de ses hommes. Après ça, il te faudra vivre caché

    pour le restant de tes jours.

    -  Ce n'est pas être meurtrier que de faire disparaître ces monstres de la surface de la terre ! »

     

    « Ça prendra le temps que ça prendra, mais je vais les retrouver. »

     

    « Un large sourire parcourt mon visage, je tends le bras et déverse l'huile bouillante sur ses jambes.

    Un hurlement effroyable s'échappe de la pièce. »

     

    « Je ne sais pas. Je crois que j'ai peur de ce que je vois, peur que tu perdes la tête et que tu ne reviennes

    jamais  parmi nous. »

     

    « Puis je lève les yeux sur ce pantin désarticulé est toujours fixé à la chaise, il a un trou en plein milieu du

    front et une partie de l'arrière de sa tête est arrachée.

    Et de un. »

     

    « Ce fils de  pute faisait partie de la bande de connards qui ont violé ma femme devant ta petite fille et elles

    sont mortes en essayant de leur échapper. »

     

    «-  Tu n'étais que le chauffeur ! Moi j'ai une vidéo où je te vois debout en train de pisser sur ma femme

    après avoir abusé d'elle avec tes potes. »

     

    « J'ouvre la boîte en plastique qui contient la  soude, puis je lui maintiens la tête pour lui enfoncer

    l'entonnoir dans la bouche, je déverse ensuite, alternativement, les billes de soude et l'eau. Il se  débat et

    pousse des gémissements, parfois, il est à deux doigts de rendre. 

    Après l'avoir obligé à avaler une grande quantité de produits, je me relève. Il gesticule devant moi comme

    un ver  prêt à être accroché sur  un hameçon, la soude commence à faire  sont  effet.

    Je le regarde souffrir, je suis satisfait. »

     

    « Son coup de sang passé, il ramasse son pistolet et reprend la descente des escaliers avec le regard rempli

    de haine. »

     

    « Soudain,  je les vois, Christine et Katie. Elles rient, elles sont heureuses, elles m'attendent. Et je n'ai plus

    qu'une envie, me laisser progressivement aspirer par cet enchantement…

    Puis une autre vision s'impose à moi, celle de William.

    Il pleure.

    Il hurle.

    Il m'appelle… »

     

    « Les mots sortaient de plus en plus difficilement, la mort s'emparait progressivement de lui, mais il a eu

    le temps de prononcer une ultime phrase avant de rendre son dernier souffle :

    « je vais devoir patienter à nouveau Adrian, mais nous nous retrouverons. Je t'attendrai aux portes de

    l'enfer. »

     

     « Est-ce l'injustice  dont ma famille a été victime ou la culpabilité qu'il a ressentie après la perte de son

    collègues qui sont à l'origine de son geste ? Je me le demande encore aujourd'hui. »

     


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